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Le scandale pédophile et Mgr Barbarin

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Marmhonie

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MODERATEUR
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Rappel du premier message :

Le Primat des Gaules, Monseigneur Marbarin, a protégé un curé pédophile.



En tant que catholique, pas d'état d'âme, qu'il soit chassé de l'Église immédiatement. Dehors cette racaille.

Accusé d'avoir couvert les actes pédophiles d'un prêtre, le cardinal Barbarin pourrait démissionner
Février 2016



RELIGION -
Philippe Barbarin est dans la tourmente. Dans un entretien à La Croix paru mercredi 10 février, le cardinal a reconnu avoir été mis au courant des "comportements" d'un prêtre lyonnais, mis en examen pour des agressions sexuelles sur de jeunes scouts entre 1986 et 1991, "vers 2007-2008". Il a pourtant choisi de le conserver dans son ministère jusqu’en 2015.

"Une personne qui avait grandi à Sainte-Foy-lès-Lyon m’a parlé des comportements du Père Preynat, vers 2007-2008. J’ai alors pris rendez-vous avec lui pour lui demander si, depuis 1991, il s’était passé la moindre chose. Lui m’a alors assuré : 'Absolument rien, j’ai été complètement ébouillanté par cette affaire'", raconte l'archevêque de Lyon et primat des Gaules à propos de ce religieux, qu'il dit avoir "cru".

Des faits connus par les autorités ecclésiastiques dès 1991?
Mais selon son avocat, le père Bernard Preynat a déclaré "que les faits étaient connus par les autorités ecclésiastiques depuis 1991". Résultat, La Parole Libérée, association de victimes du Père Preynat, veut attaquer Philippe Barbarin pour "non dénonciation de faits d’agressions sexuelles". La démission du cardinal est même désormais évoquée par son entourage selon Lyon Mag.

Une plainte contre le cardinal Barbarin? par TLM
Interrogée par la télévision locale TLM (voir à la fin de la vidéo ci-dessus), Régine Maire, que Lyon Mag qualifie de "voix du diocèse dans ce dossier épineux", a affirmé que le cardinal avait "pris conscience" de la gravité des faits et "était libre pour assumer les conséquences, jusqu'au bout, si dramatiques soient-elles". "La démission, peut-être, quelque chose comme ça", a-t-elle admis alors qu'on l'interrogeait à ce sujet.

"Au moins trois plaintes seront déposées dans les prochains jours" contre le cardinal Barbarin, selon Lyon Mag. Elles émaneraient de victimes du Père Preynat et non de l'association La Parole Libérée, cette dernière ne pouvant "se constituer partie civile avant 5 ans".
http://www.huffingtonpost.fr/2016/02/16/cardinal-philippe-barbarin-actes-pedophiles-pretre-demission_n_9242756.html



Les dernières déclarations de l’archevêque n’ont pas tardé à faire réagir les victimes présumées du prêtre. Les quatre anciens scouts, pour lesquels les faits ne sont pas prescrits, devraient déposer plainte prochainement à l’encontre du Primat des Gaules pour « non dénonciation de faits de pédophilie ».

Cette plainte viserait également Régine Maire, membre du conseil épiscopal du diocèse de Lyon et chargée par le cardinal de recevoir les victimes, mais aussi le cardinal Gerhard Ludwig Müller et Mgr Luis Francisco Ladaria Ferrer, respectivement préfet et secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi, auxquels le cardinal Barbarin avait référé de cette affaire.
«Cette plainte était d’actualité avant ses déclarations car nous avions les preuves que la hiérarchie du prêtre était au courant. C’est assez surprenant que l’archevêque ait fini par parler spontanément, qu’il change radicalement de version. Avec ses mensonges, son discours de vérité ne tient plus », estime Bertrand Virieux, membre actif de La Parole Libérée.


Les déclarations contradictoires de l'archevêque
En janvier, le jour même où des victimes présumées organisaient une conférence de presse pour médiatiser l'affaire, le diocèse publiait sur son site internet un nouveau communiqué. Le cardinal assurait alors avoir reçu les premiers témoignages au sujet de ce prêtre à l’été 2014. « Il a donc demandé que soit conduite une enquête (…) C’est à l’issue de cette enquête, et quoique les faits reprochés soient anciens, qu’il a décidé de lui retirer toute forme de ministère au 18 mai 2015 », indiquait l’archevêché.

Finalement, le 11 février dernier, soit trois semaines après la mise en examen du prêtre pour « agressions sexuelles sur mineurs », l’archevêque reconnaissait, dans une interview  publiée dans La Croix, avoir été alerté des agissements du curé dès 2007-2008. Des déclarations répétées dans une interview accordée à RCF, depuis laquelle le cardinal, actuellement en déplacement en Afrique selon son entourage, refuse tout autre sollicitation médiatique.
http://www.20minutes.fr/lyon/1787923-20160216-pretre-soupconne-pedophilie-comment-barbarin-retrouve-pleine-tourmente


papy

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Abus sexuels : L’Église américaine en état de choc
Publié le 28/08/2018 à 18h24 - Modifié le 28/08/2018 à 18h40Henrik Lindell

Le pape François, ici en prière à Knock Shrine, en Irlande le 26 août, a demandé pardon pour les décennies d’abus commis par l’Église locale. ©️ AFP PHOTO/WMOF18/MAXWELL

Les révélations sur les affaires d’abus sexuels suscitent une profonde crise de confiance chez les catholiques américains, y compris dans une partie du clergé.



« Nous traversons maintenant la plus grave crise que le catholicisme américain moderne ait connue. » L’affirmation est de Rocco Palmo, un des spécialistes de l’Église et des chroniqueurs les plus respectés outre-Atlantique, après la publication le 25 août par l’ancien nonce Carlo Maria Vigano d’une lettre affirmant que le pape aurait couvert le cardinal Theodore McCarrick – accusé d’abus sexuels et de pédophilie – pendant cinq ans, avant de le sanctionner seulement cet été sous la pression. Le document culmine avec un appel à la démission de François. Il est le dernier rebondissement spectaculaire d’une crise qui frappe l’Église américaine ces dernières semaines.
Le malaise provoqué par les scandales de pédophilie et d’abus sexuels est tel qu’il suscite des scènes inédites aux États-Unis : à Washington, à Philadelphie et dans d’autres grandes villes, des catholiques manifestent devant des cathédrales, appelant tel ou tel prélat à...

Josué

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Bono a abordé ce mercredi avec le pape François les nombreux scandales d’agressions sexuelles imputables au clergé dans le monde, et évoqué « la douleur » sincère du souverain pontife argentin à ce sujet.
« Comme j’arrivais tout juste d’Irlande nous avons parlé des sentiments du pape sur ce qui s’est passé dans l’Eglise et j’ai expliqué que nombreux étaient ceux qui avaient l’impression que ceux qui commettaient les abus étaient plus protégés que les victimes », a précisé Bono au cours d’un point de presse au Vatican.

« J’ai tant souffert »


« Vous pouvez voir la douleur sur son visage. Et j’ai eu le sentiment qu’il était sincère. C’est un homme extraordinaire dans des temps extraordinaires », a commenté la pop star de 58 ans. « J’ai tant souffert » en parlant avec huit victimes irlandaises d’abus sexuels, avait lui-même confié le pape François​ après un voyage de deux jours en Irlande fin août.
Bono s’est entretenu durant une demi-heure ce mercredi avec le pape dans sa résidence Sainte-Marthe, au Vatican, accompagné du président du réseau éducatif argentin Scholas Occurrentes, José Maria del Corral. Ce réseau a été lancé avec quelques jeunes à Buenos Aires et le soutien très actif de Jorge Bergoglio, alors archevêque de la ville. Il fédère aujourd’hui 400.000 écoles publiques et privées sur les cinq continents.

MONDE

Le pape évoque sa «honte» de «l'échec» de l'Eglise face aux «crimes ignobles» du clergé en Irlande


Josué

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[size=33]Pédophilie: Le pape exclut de l’Eglise un prêtre chilien condamné[/size]

SCANDALE Fernando Karadima est réduit à l’état de simple laïc, la plus lourde sanction possible pour un ecclésiastique…

20 Minutes avec AFP
 
Publié le 28/09/18 à 20h10 — Mis à jour le 28/09/18 à 21h18


Le pape François a réduit vendredi à l’état laïc Fernando Karadima, un ancien prêtre charismatique chilien condamné pour pédophilie, une affaire qui avait empoisonné le voyage du chef de l’Eglise catholique au Chili en janvier. « Le Saint-Père a pris cette décision exceptionnelle en conscience et pour le bien de l’Eglise », a expliqué le Vatican dans un communiqué.
Fernando Karadima, désormais âgé de 88 ans, a été condamné par la justice chilienne pour des actes de pédophilie en 1980 et 1990. Parallèlement, il avait aussi été condamné en 2011 par la justice religieuse à se retirer pour « une vie de prière et de pénitence » à l’issue d’une procédure canonique au Vatican.

Fernando Karadima n’a plus le droit de dire la messe ou d’administrer les sacrements


C’est cette procédure que le pape François a complétée en alourdissant la peine à son niveau maximal, par un décret signé jeudi et notifié vendredi à l’intéressé. Ce dernier est ainsi « dispensé de toutes ses obligations ecclésiales » et n’a plus le droit de dire la messe ou d’administrer les sacrements.
En avril 2011, l’Eglise du Chili avait demandé pardon pour toutes les agressions sexuelles d’enfants commises par des membres du clergé et pour son manque de réactivité. L’affaire était cependant revenue au premier plan en 2015 avec la décision de François de nommer Mgr Juan Barros évêque d’Osorno, alors qu’il était soupçonné d’avoir couvert les agissements de Fernando Karadima. Au cours de sa visite au Chili en début d’année, le pape argentin avait d’abord pris la défense de Mgr Barros, réclamant « des preuves » de son implication, avant de présenter ses excuses et d’engager l’Eglise du Chili dans une vaste opération de remise en question.

Le pape a reçu au Vatican trois victimes de Fernando Karadima


Fin avril, le pape avait longuement reçu au Vatican trois victimes de Fernando Karadima, avant de convoquer mi-mai tous les évêques du Chili pour trois jours de réflexion, à l’issue desquels ils avaient tous remis leur démission. Depuis, le pape a accepté sept de ces démissions, dont celles de Mgr Barros et de plusieurs évêques directement soupçonnés d’agressions sexuelles. 

Josué

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[size=33]Pédophilie: L'archevêché chilien déconseille aux prêtres d' «embrasser sur la bouche» les enfants[/size]

SCANDALE L'Eglise chilienne a très vite retiré son guide de bonne conduite...

20 Minutes avec AFP
 
Publié le 02/10/18 à 03h40 — Mis à jour le 02/10/18 à 03h40


En plein scandale de pédophilie au sein de l'église catholique chilienne, l'archevêché de Santiago a publié brièvement sur Internet un guide destiné aux prêtres leur conseillant d'«éviter» de pratiquer des «massages», d'«embrasser sur la bouche» les enfants ou de «toucher leurs parties génitales».
Ce document, intitulé «Orientations pour développer une bonne relation et une saine coexistence pastorale» et signé de l'archevêque de la capitale chilienne Ricardo Ezzati, a été publié sur le site officiel de l'archevêché, avant d'être retiré en fin de semaine dernière face au tollé.
Mgr Ricardo Ezzati doit être entendu mercredi par le parquet régional de Rancagua afin de répondre aux accusations de dissimulation d'agressions sexuelles, en plein scandale de pédophilie et d'omerta qui ébranle le clergé chilien. Son audition par la justice, initialement prévue pour août, avait été reportée à la demande de ses avocats.

«Façons inappropriées de démontrer son affection»


Sur ces neuf pages, un passage est consacré aux «marques d'affection». On peut y lire: «si notre mission consiste à montrer l'amour du Père et favoriser la rencontre avec le Christ, il existe des façons inappropriées de démontrer son affection et sa proximité, lesquelles doivent être évitées».
Le texte recommande ainsi d'«éviter» les «étreintes trop prolongées», «les tapes sur les fesses, de toucher les parties génitales ou la poitrine», de «s'allonger ou de dormir à côté d'enfants ou d'adolescents».
L'archevêché déconseille également de «pratiquer des massages», «les jeux qui impliquent des contacts inappropriés», «embrasser sur la bouche les enfants, les adolescents ou les personnes vulnérables».

«Etat de choc»


La Défenseure chilienne des enfants Patricia Muñoz s'est déclarée en «état de choc» après la lecture de ce document. «Nous avons commis une erreur et nous allons la réparer», a expliqué l'évêque auxiliaire de Santiago, Cristian Roncagliolo.
«Nous avons demandé pardon. Il y avait des erreurs (dans la version du guide retirée), peut-être que notre erreur est d'avoir voulu apporter des choses d'autres cultures. Nous sommes en train de les réparer, très prochainement nous allons pouvoir le porter (à nouveau) à l'attention de l'opinion publique», a ajouté l'archevêché.
L'Eglise catholique chilienne est en pleine tourmente depuis la visite du pape François en janvier et la multiplication des enquêtes judiciaires - actuellement au nombre de 119 - pour agressions sexuelles présumées commises par des membres de l'Eglise sur des mineurs et des adultes depuis les années 1960.

Josué

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A la CDF, le cardinal Coccopalmerio recommandait l’indulgence à l’égard des prêtres prédateurs sexuels
3 octobre 2018 12 h 30 min·
cardinal Coccopalmerio indulgence pretres prédateurs sexuels CDF

Un nouvel essai dû à la plume de Benjamin Leven, théologien et éditorialiste allemand, s’intéresse au rôle joué par le cardinal Francesco Coccopalmerio dans la mise en place d’une politique d’indulgence au sein de la Congrégation pour la Doctrine de la foi (CDF) à l’égard des prêtres convaincus d’agressions sexuelles. L’essai est à paraître dans le numéro d’octobre de la revue allemande Herder Korrespondenz, et il est le fruit des recherches de Benjamin Leven qui vit à Rome et possède de bons contacts au sein de la Curie. S’intéressant plus largement au rôle joué par le pape François dans l’occultation ou la levée de sanctions à l’égard de prêtres prédateurs sexuels, l’auteur met en évidence certaines démarches attribuées au cardinal, et qui ont manifestement été suivies d’effet.

Citant des sources vaticanes, Leven rappelle par exemple l’affaire de Don Mauro Inzoli, le tristement célèbre « don Mercedes » connu pour son amour des voitures de luxe et ses prédations sexuelles sur des garçons à peine âgés de 12 ans, jusque dans le confessionnal : le prêtre italien avait été soumis à des sanctions canoniques que le pape François s’est empressé de lever. L’ecclésiastique avait été condamné, suspens a divinis par un tribunal ecclésiastique en 2012. Contre l’avis et les mises en garde du cardinal Müller, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, François a permis à Inzoli de reprendre ses fonctions sacerdotales en 2014, notamment en raison de l’insistance des amis de ce dernier, Mgr Vito Pinto et le cardinal Coccopalmerio, président du Conseil pontifical pour les textes législatifs et membre de la CDF depuis 2010.


L’indulgence à l’égard des prêtres prédateurs sexuels soufflée au pape par un cardinal au jeu trouble

Depuis lors, Inzoli, qui avait reçu l’ordre de ne pas approcher les jeunes, a participé à une conférence sur la famille en Lombardie en 2015 (mais oui !) avant d’être rattrapé par son passé qui lui a valu une condamnation pénale devant la justice italienne pour agressions sur mineurs. Tout cela n’a pas empêché le cardinal Coccopalmerio d’être nommé en 2015 par le pape François membre d’un nouveau bureau de la CDF chargé d’examiner les appels de prêtres accusés d’abus sexuels. Dans son témoignage publié fin août, Mgr Carlo Maria Viganò désignait Coccopalmerio comme faisant partie du lobby homosexualiste au Vatican. Le cardinal venait de présenter sa démission au pape François quelques mois plus tôt, en avril, démission acceptée de la part de cet homme de 80 ans, et qui n’a rien d’une disgrâce.

Dans son récit, Benjamin Leven raconte l’abominable orgie « slam » – sexe gay et cocaïne – qui s’est déroulée dans un appartement situé dans le palais du Saint-Office loué à l’époque par Mgr Luigi Capozzi, secrétaire du cardinal Coccopalmerio. Il confirme en passant que c’est bien le pape François qui est intervenu pour que Capozzi se voie attribuer cet appartement pourtant « destiné à un autre collaborateur » de la CDF, ajoutant que plusieurs mises en garde à propos du personnage avaient été faites auprès du pape qui n’en avait pas tenu compte.


A la CDF, le cardinal Coccopalmerio récusait la peine de réduction à l’état laïque

Leven souligne également que le cardinal Coccopalmerio lui-même s’affirmait en général « contre la réduction à l’état laïque » des prêtres méritant une punition. « Ce cardinal de Curie voyait dans cette réduction à l’état laïc une sorte de “peine de mort” pour le prêtre. » Peine qui est, nous le savons depuis la modification du Catéchisme de l’Eglise catholique par le pape François, « inadmissible ».

Selon Benjamin Leven, c’est une position défendue par le cardinal Coccopalmerio depuis le moment où il est entré à la CDF en 2010. Celle-ci dispose depuis 2001 de l’autorité judiciaire en vue de l’examen des affaires d’abus sexuels, rappelle l’auteur, ajoutant que Coccopalmerio « proposait régulièrement des sanctions légères » dans les dossiers dont il avait à connaître.

Alors que le cardinal Müller a déclaré récemment à LifeSiteNewsque certains « confidents du pape » estimaient qu’il faisait preuve de « manque de miséricorde » en traitant des affaires d’abus sexuels à la Congrégation pour la Doctrine de la foi, ces réflexions de Benjamin Leven laissent à penser que le cardinal Coccopalmerio lui-même a bien pu résister à son confrère allemand, dont on a aujourd’hui tout lieu de croire qu’il a été chassé de son poste de préfet en raison de sa sévérité et de son intransigeance dans ses dossiers.

Müller a expliqué à LifeSite qu’« un certain groupe de personnes accusait la Congrégation de faire preuve de trop de sévérité et d’un manque de miséricorde en matière de procès canoniques, notamment en ce qui concerne les punitions imposées. Seuls 20 % étaient frappés d’une réduction à l’état laïc, le reste se voyait infliger d’autres punitions, mais c’en était déjà trop pour certains confidents du pape », disait le cardinal allemand en qualifiant ceux-ci de Papsteinflüsterer. C’est-à-dire : des hommes qui murmurent à l’oreille du pape.

On n’en a pas la certitude mais le cardinal Coccopalmerio semble décidément taillé pour le rôle.


Des orgies gays du secrétaire de Coccopalmerio à l’action contre les ecclésiastiques chargés de l’examen des dossiers d’abus sexuels

Mais il y a plus grave encore, puisque tout cela renforce l’impression que nous avons affaire à un pape qui refuse d’agir contre certains prédateurs sexuels, voire qui les protège.

Selon Benjamin Leven, c’est du fait d’une intervention du pape que plusieurs prêtres travaillant au département disciplinaire de la CDF chargés de cas d’abus sexuels ont été jetés dehors – chose dont s’était vivement plaint le cardinal Müller avant d’être lui-même viré de manière abrupte. Il ajoute que, selon ses sources, ces postes sont restées vacants depuis.

Benjamin Leven révèle également que c’est le pape lui-même qui a mis fin au projet de « mettre en place une cour criminelle permanente » chargée de juger les évêques soupçonnés d’être impliqués eux-mêmes dans des affaires d’abus sexuels. Il se trouve en effet que la CDF n’a pas juridiction sur les évêques : « Pour ce qui les concerne, c’est le pape lui-même qui est juge. » Et c’est donc François qui selon l’éditorialiste allemand a décidé de « laisser tomber » le projet d’organe judiciaire spécifique.

L’auteur en tire cette conclusion : « Il semble que nous soyons devant une situation ambivalente : le pape affronte le problème, il est également capable d’intervenir, et il rencontre régulièrement des victimes d’abus. Mais dans le même temps, il détourne le regard dans des cas spécifiques et se montre imperméable aux conseils. »

Au fond, c’est la marque de notre temps et plus encore de ce pontificat : la marque de la confusion et même des contradictions qui chez certains, finissent même par annihiler le sens critique plus que jamais nécessaire.


Jeanne Smits


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Josué

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[size=36]Le cardinal Müller confirme : l’enquête sur une agression sexuelle imputée au cardinal Murphy-O’Connor a bien été interrompue[/size]
5 octobre 2018 11 h 00 min·

 
Quelque peu poussé dans ses retranchements par un journaliste de LifeSiteNews, le cardinal Gerhard Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, a reconnu qu’une enquête en cours dans le cadre de ce dicastère à l’encontre du cardinal Murphy-O’Connor a bien été interrompue faute d’approbation du pape François, dont l’accord est indispensable pour toute procédure d’investigation visant un cardinal. Voilà qui vient renforcer l’idée que le cardinal britannique ait pu bénéficier d’une protection pontificale.
 
La chose est d’autant plus remarquable que le dit Murphy-O’Connor faisait partie du « groupe de Saint-Gall » – ou « mafia de Saint-Gall » comme aime à le désigner un autre de ses membres, le cardinal Danneels – constitué pour éviter l’élection du cardinal Ratzinger ou d’un cardinal conservateur à la chaire de Pierre, et pour promouvoir un homme du style de Bergoglio.
 

Le cardinal Müller dit ne pas vouloir rompre le “Secret pontifical”
 
C’est à l’occasion d’une réunion à Washington DC, la conférence du Napa Institute sur la réforme catholique authentique que le cardinal a répondu au moins partiellement à la question précise d’une journaliste de LifeSiteNews. Avait-il oui ou non été interpellé par le pape François en vue de mettre fin à une enquête en cours contre Murphy-O’Connor, accusé d’agression sexuelle par une femme britannique parlant de faits remontant aux années 1960 alors qu’elle avait 13 ou 14 ans ?
 
Dans un premier temps, le cardinal Müller a répondu qu’il était « lié par le Secret pontifical », ajoutant cependant qu’il faut « l’approbation du pape pour une enquête » visant un cardinal.
 
On lui rappela que certaines sources d’information laissent penser qu’il avait mené à bout cette enquête, plutôt que de l’avoir interrompue en l’empêchant de se poursuivre. LifeSite lui demanda dans la foulée s’il voulait bien confirmer publiquement que l’enquête avait été stoppée, et non menée à bien : sur ce point, le cardinal Müller a accepté de répondre « oui ».
 

Une enquête ouverte contre le cardinal Murphy-O’Connor pour agression sexuelle a bien été interrompue
 
Prises ensemble, ces déclarations mettant en parallèle l’obligation du respect du Secret pontifical et la confirmation d’une décision prise, même sans que la raison de celle-ci en soit donnée, rend pour le moins vraisemblable l’existence d’une intervention ou à tout le moins d’un refus d’approbation de la part du pape François quant à l’enquête menée un propos d’un cardinal – aujourd’hui défunt – que l’on peut compter parmi ses soutiens.
 
Le fait de savoir si le cardinal Murphy-O’Connor a participé à l’agression sexuelle dont la femme britannique a certainement été victime de la part d’un prêtre pédophile notoire, Michael Hill, si bien que le diocèse d’Arundel et Brighton lui avait versé une compensation, est une autre question. On sait en tout cas que le cardinal britannique a transféré ce prêtre vers un nouveau poste comme aumônier de Gatwick où il est de nouveau passé à l’action.
 
On sait aussi, d’après une source anglaise sérieuse citée par LifeSite, qu’une enquête policière a été ouverte en Angleterre contre le cardinal, que la crédibilité de la victime n’a pas été d’emblée écartée, mais que, faute de preuves concordantes, les investigations sont restées au point mort, sans jamais être closes toutefois. On sait aussi que l’archidiocèse de Westminster a carrément refusé d’examiner la plainte de cette victime, au mépris des protocoles établis par l’Eglise, et que c’est par le biais de deux autres diocèses, Portsmouth et Northampton, que l’affaire a atterri sur le bureau de la Congrégation pour la Doctrine de la foi en 2011. Mais à cette époque-là, la victime elle-même n’avait pas été interrogée personnellement par les responsables de ce dicastère, dont le préfet était alors le cardinal William Levada.
 

Le cardinal Müller a reçu des ordres du pape en septembre 2013 à propos d’un cardinal ami de celui-ci
 
C’est en 2013 que l’évêque de Northampton, qui connaît la victime et l’estime « crédible » en tant que personne, a insisté pour que la CDF rouvre l’enquête, selon une source anglaise longuement citée par LifeSiteNews. Et c’est alors que le cardinal Müller l’a relancée.
 
Pour la voir tuée dans l’œuf par le pape lui-même ? François a fait irruption, selon le vaticaniste italien Marco Tosatti, en septembre 2013, lors d’une messe célébrée par le cardinal Müller pour lui faire part avec irritation de « quelques ordres à propos d’un dossier concernant un de ses amis, un cardinal »…
 
Tout cela tend à justifier l’accusation lancée par Mgr Carlo Maria Viganò dans son deuxième témoignage à l’encontre de François, où il parle de la décision de ce dernier de « mettre fin à l’investigation d’allégations d’abus sexuels à l’encontre du cardinal Cormac Murphy-O’Connor ».
 
La question n’est pas, répétons-le, de savoir si celui-ci était coupable ou non, mais de noter qu’une enquête qu’il aurait fallu mener du fait des accusations visant ait été interrompue de manière irrégulière.
 

Josué

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[size=33]Affaire Barbarin: Le Vatican refuse de comparaître au procès[/size]

IMMUNITE Les victimes dénoncent une manoeuvre pour «esquiver la justice»...

C.G. avec AFP
 
Publié le 18/10/18 à 10h13 — Mis à jour le 18/10/18 

Le Vatican a refusé de délivrer à l’un de ses responsables une citation à comparaître dans l’affaire de non-dénonciation d’agressions sexuelles concernant le cardinal Philippe Barbarin, invoquant une « immunité » que les parties civiles dénoncent comme une manœuvre « permettant d’esquiver la justice ».
D’anciens scouts de la région lyonnaise avaient cité à comparaître l’Espagnol Luis Francisco Ladaria Ferrer, pour complicité, début janvier devant le tribunal correctionnel de Lyon.

L’homme ne pouvait ignorer les faits


Le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi au Vatican avait été consulté en 2015 par le cardinal Philippe Barbarin sur le cas d’un prêtre de son diocèse, mis en cause par les plaignants.
Le prélat espagnol avait alors conseillé à l’archevêque de Lyon de prendre « les mesures disciplinaires adéquates tout en évitant le scandale public », dans un courrier saisi en perquisition par les enquêteurs. C’est-à-dire « de ne pas saisir la justice », selon les avocats des victimes.

Immunité pénale


Leur citation à comparaître, après quelques péripéties de procédure, avait été transmise durant l’été au Vatican par les autorités françaises.
Dans une « note verbale » adressée le 17 septembre au Quai d’Orsay et transmise à la justice lyonnaise, que l’AFP a pu consulter, les autorités romaines soulignent que le prélat espagnol a échangé avec le cardinal Barbarin « dans l’exercice de fonctions souveraines », en sa position au sein de l’organisation du Saint-Siège, et que le droit international reconnaît une immunité pénale aux agents publics pour les actes accomplis au nom du Souverain pontife.

Le Vatican intouchable


« Le Tribunal du Vatican a donc considéré l’instance inacceptable et a établi qu’il ne procéderait pas à la notification de la citation au Cardinal Ladaria », conclut le document.
Pour François Devaux, un des fondateurs de l’association lyonnaise La Parole Libérée qui a initié la procédure, cette décision « met bien en évidence le problème particulier de l’Eglise : un système permettant d’esquiver la justice, un Etat permettant de protéger le système ».
Les plaignants reprochent à Mgr Barbarin de ne pas avoir dénoncé les agissements du père Bernard Preynat, le prêtre mis en cause, quand il en fut informé au milieu des années 2000 par un tiers, puis en 2014 par une victime ; et de l’avoir maintenu en fonction, au contact d’enfants, jusqu’en 2015 au sein du diocèse de Lyon.
Ils souhaitaient que le prélat du Vatican pût comparaître aux côtés du Primat des Gaules et de cinq autres responsables religieux devant la 7e chambre du tribunal correctionnel de Lyon, afin d’y dénoncer les silences de l’ensemble de l’institution catholique sur les faits de pédophilie.

Josué

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Abus sexuels : “Tout évêque convoqué se rendra devant les parlementaires”
Publié le 17/10/2018 à 15h25 - Modifié le 17/10/2018 à 16h54Sixtine Chartier et Sophie Lebrun

©️ M.MIGLIORATO/CPP/CIRIC

Plutôt qu’une « commission d’enquête », le Sénat se dirige vers une « mission d’information parlementaire » sur les abus sexuels sur mineurs dans l'Église et d'autres organisations. La Conférence des évêques de France, les Scouts et guides de France et des intellectuels catholiques ont réagi pour La Vie.


La commission des lois au Sénat a jugé irrecevable, mercredi 17 octobre, la création d’une commission d’enquête parlementaire sur la pédophilie dans l'Église, portée par le groupe socialiste. On se dirige à présent vers une mission d'information parlementaire, moins contraignante, et élargie à d'autres organisations en lien avec la jeunesse.
Abus sexuels : Une mission d’information parlementaire élargie au-delà de l'Église
À la Conférence des évêques de France (CEF), on annonce sans détour « On est dans une coopération totale avec la justice, nous serons en coopération totale avec la mission d'information. Bien évidemment que tout évêque convoqué se rendra devant les parlementaires », explique Vincent Neymon, directeur de la communication. La CEF s'était étonnée, à la parution de la tribune pour une commission d'enquête parlementaire sur la pédophilie dans l’Église, du champ restreint de cette proposition. « Nous avions alerté avec d'autres sur le sujet de cette commission : nous pensions et nous pensons toujours qu'on peut attendre du Parlement qu'il soit juste et s'occupe de l'ensemble de la société », ajoute le directeur de la communication des évêques, avant de préciser : « Maintenant notre questionnement reste le même : est-ce que ce mode choisi suffira à remplir la mission qu'on lui donne ? »
Lors de leur prochaine assemblée plénière à Lourdes, qui débute le 3 novembre, les évêques échangeront notamment sur la création d'une commission d'enquête indépendante. « La question pour nous n'est pas seulement de faire la vérité sur les faits mais que ce soit aussi une vérité utile, qui serve à lutter pour le présent et le futur contre la pédophilie en analysant les raisons qui ont amené que ces faits soient commis mais aussi qu'ils aient été couverts », précise Vincent Neymon.
Le fait que la mission soit élargie à tous les lieux d'accueil d'enfants est une bonne nouvelle.
- Les Scouts et guides de France

Pour les Scouts et guides de France, « le fait que ce soit élargi à tous les lieux d'accueil est une bonne nouvelle, souligne leur délégué à la communication François Mandil. Nous serons pleinement disponibles pour contribuer. Il faudra d'ailleurs un jour également travailler sur la question des agressions au sein des familles et les processus publics de protection de l'enfance. »
Commission d'enquête parlementaire : ce qu'en disent les victimes
Aux yeux de Jean-Louis Schlegel, sociologue des religions, « cela aurait été une erreur de faire une commission d'enquête parlementaire uniquement sur les cas dans l'Eglise »« Pour sortir des comparaisons vaseuses qui circulent régulièrement, c'est très important de regarder cette question des abus sur mineurs partout en France et observer comment cela touche la famille, les milieux sportifs, l'éducation au même titre que l’Église. On a beaucoup d'images d'Épinal autour de l'abus sexuels sur mineurs – quel que soit le contexte, la situation, l'âge de l'enfant – et cette mission d'information peut clarifier les choses. » Cette approche choisie par les parlementaires ne nie-t-elle pas la différence fondamentale entre le prêtre et l'éducateur ? « Cette mission d'information va peut-être même montrer que cette différence existe, répond Jean-Louis Schlegel. L'avantage dans la démarche aujourd'hui est qu'une parole officielle va venir donner des indicateurs et cela nous permettra de dépasser nos ressentis et impressions – même s'ils sont justes. »
L'avantage de la démarche actuelle est qu'une parole officielle va venir donner des indicateurs et cela nous permettra de dépasser nos ressentis et impressions.
- Jean-Louis Schlegel, sociologue

Le sociologue rappelle l'ampleur du débat et les prémisses déjà présents dans la société : « Lors d'un récent travail législatif, on a vu ressortir des débats houleux autour du consentement des filles de moins de 15 ans. » Preuve s'il en fallait une de plus, à ses yeux du besoin urgent de clarification.
« Il n’est jamais mauvais de faire rentrer de la lumière dans les recoins de notre société », estime Jean-Noël Dumont, philosophe, auteur en 2017 de Pour une alternative catholique (Cerf). « C’est le pari de notre société de la transparence. » Avec le risque néanmoins d’un « lynchage ou d’une épuration où chacun se donne bonne conscience » sans vraiment résoudre le problème. « Quand on projette une lumière, celui qui est le plus caché est celui qui tient le projecteur », fait-il observer.
Il n’est jamais bon qu’une assemblée d’élus prenne une posture de juge, ce qui reviendrait à une forme de tribunal révolutionnaire.
- Jean-Noël Dumont, philosophe

Quant à la mission d’information parlementaire en tant que telle, « il faut encourager ce travail » car « on ne lave pas le linge sale en famille ». Le philosophe se montre cependant « perplexe devant l’idée que des parlementaires aient une fonction d’enquête parce que c’est une confusion du juridique et du législatif. » « Il n’est jamais bon qu’une assemblée d’élus prenne une posture de juge, ce qui reviendrait à une forme de tribunal révolutionnaire. » Le cadre de la « mission d’information » devrait donc être plus adapté que celui de la « commission d’enquête ».
Et la possible instrumentalisation politique dans le contexte de la révision des lois de bioéthique où l’Église tente de faire entendre sa voix ? « C’est inévitable à partir du moment où un débat, quand il est mis sur la place publique, prend une dimension politique, et donc fait appel à des rapports de force, reconnaît le philosophe. Ce qui me scandalise, ce sont ceux qui font mine de l’ignorer. »

Josué

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Abus sexuels : “Les Églises d'Afrique devront aussi affronter leurs démons”
Publié le 29/11/2018 à 14h54 - Modifié le 29/11/2018 à 17h39Bernard Ugeux

Des religieuses lors d'une visite du pape François à Nairobi en 2016. ©️ GIUSEPPE CACACE / AFP

À la suite d'une déclaration commune de l'Union internationale des supérieures générales contre les abus dans l'Église, publiée le 23 novembre, le père blanc Bernard Ugeux, missionnaire en Afrique sub-saharienne, témoigne de la lutte pour la protection des mineurs et des personnes vulnérables dans son quotidien.


La déclaration de l’Union internationale des supérieures générales (UISG) sur les « abus de toutes sortes » à l’encontre des consacrées m’apporte un grand soulagement. Cette question se pose dans le monde entier, mais je me situe ici dans le lieu où j’exerce mon ministère, c’est-à-dire en Afrique Sub-saharienne, où je circule beaucoup pour la formation permanente des consacrés. Engagé dans la formation de prêtres délégués à la protection des mineurs et des personnes vulnérables (en lien avec l’Université Grégorienne à Rome), j’ai toujours insisté sur le fait que face à un prêtre, particulièrement en Afrique, les religieuses (et les autres femmes et jeunes filles) sont aussi des personnes vulnérables, vu le « pouvoir sacré » et le capital symbolique que représente un prêtre largement sacralisé dans nos régions. 
Alors qu’il est si difficile de parler d’abus sur mineurs, dans les écoles, et encore plus dans les familles, les abus du clergé sur les religieuses souffrent d’une omerta totale. Pour la religieuse qui tombe enceinte, c’est l’exclusion immédiate de sa congrégation, pour le prêtre c’est au maximum un déplacement de lieu, car il est bien souvent considéré comme la victime d’une entreprise de séduction de la part d’une Sœur. Certes, il faut reconnaître qu’il y a des religieuses qui cherchent à séduire des prêtres. Cela se rencontre plutôt chez les membres de congrégations diocésaines locales qui souffrent de manque de moyens pour aider leur famille. Il y a aussi d’autres raisons qu’on peut rencontrer partout où on vit la mixité.
Ce qui importe, c’est d’abattre le mur construit par les prédateurs pour réduire les victimes au silence, avec la complicité de leurs responsables. Jusqu’à présent, les Églises d’Afrique ont été à l’abri des journalistes d’investigation. Ce qui a permis de camoufler bien des malversations, souvent avec la complicité des « bons catholiques » au nom du respect pour l’Église. Nous savons que c’était le cas il y a encore peu de temps en Europe ou en Amérique, mais maintenant les murs ont cédé sous le poids de l’investigation, comme on le voit dans la film Spotlight à propos du diocèse de Boston aux Etats-Unis. 
À Rome, des religieuses africaines préparent des thèses de doctorat sur l’abus sur mineurs par le clergé en Afrique.
La vérité commence à sortir et, ce qui est important, c’est que ce sont les Africaines elles-mêmes qui s’expriment. À Rome, il y a des religieuses africaines qui préparent des thèses de doctorat sur l’abus sur mineurs par le clergé en Afrique (ils ne sont pas les seuls !) ainsi que sur les abus sur les religieuses. Bientôt, une émission télévisée d’Arte va donner la parole à des religieuses qui ont été abusées.  
L’impunité souvent liée au cléricalisme tant décrié par le Pape ne durera par indéfiniment. J’an ai parlé avec des évêques africains de passage au Vatican. Ils en sont d’autant plus inquiets que leurs Églises n’ont pas les moyens de payer des compensations financières aux victimes. Je pense à cette femme qui a été abusée par un prêtre comme jeune professe et qui est tombée enceinte et donc chassée de sa congrégation. Elle a survécu en faisant des ménages mais actuellement sa fille née du viol voudrait poursuivre des études supérieures et la maman demande de l’aider à la financer, puisque le père refuse d’assumer ses responsabilités. Les nouvelles règles du Vatican à ce propos ne tolèrent plus cette attitude négationniste, mais encore faut-il que les évêques s’engagent.
Tout commence par une emprise de pouvoir pour terminer avec une intimité forcée.
Cette déclaration arrive avec retard, mais a le mérite d’exister. Il y a quelques décennies, une supérieure  générale d’une congrégation missionnaire a tenté de dénoncer cette situation au Vatican, en vain. Heureusement, les temps sont en train de changer. Les Supérieures Générales spécifient clairement : « L’abus sous toutes ses formes – sexuelle, verbale, émotionnelle, ou tout usage inapproprié du pouvoir dans une relation. » En effet, tout commence par une emprise de pouvoir pour terminer avec une intimité forcée. Elles déclarent : « Nous apportons notre soutien aux femmes et aux hommes qui ont eu le courage de dénoncer des abus auprès des autorités. Nous condamnons celles et ceux qui entretiennent la culture du silence et du secret, souvent sous le couvert de la “protection” de la réputation d’une institution ou en affirmant qu’elle ”fait partie de notre culture”. » Il s’agit bien de rompre la culture du silence et de cesser de se référer à « la culture » (souvent patriarcale) pour justifier l’injustifiable.
Il s’agit bien de justice et de guérison. 
Demandant une dénonciation « transparente civile et criminelle des abus », elles insistent : « Nous demandons que toute religieuse ayant été abusée dénonce cet abus auprès de la responsable de sa congrégation, et auprès des autorités ecclésiales ou civiles selon le cas. » L’UISG s’engage a soutenir les victimes « à guérir du passé à travers un accompagnement et en réclamant justice ». Car il s’agit bien de justice et de guérison. Ce n’est pas une revanche ou une vengeance. C’est travailler à la restauration de la personne – blessée à vie – qui a été méprisée et abusée comme un simple objet de plaisir. Elles terminent en disant : « Nous désirons tisser des liens de solidarité dans ces situations déshumanisantes et contribuer à une nouvelle création dans le monde entier. »
Personnellement, me faisant peu d’illusions sur l’impact réel d’une telle déclaration en Afrique, je me réjouis que la démarche soit entreprise à une échelle mondiale, ce qui concerne 500.000 religieuses consacrées ! Nous avons lu la Lettre au Peuple de Dieu du mois d’août 2018, du pape François qui écrit : « Il est essentiel que, comme Eglise, nous puissions reconnaitre et condamner avec douleur et honte les atrocités commises par des personnes consacrées, par des membres du clergé, mais aussi par tous ceux qui ont la mission de veiller sur les plus vulnérables et de les protéger. » Désormais, tous ceux et celles qui veulent participer à cette « création nouvelle »laïcs et consacrés, qui sont informés d’un abus, sont invités à discerner en profondeur et à prendre leurs responsabilités, où qu’ils-elles soient. Après la honte, il y aura la purification qui permettra ensuite une cohérence réelle dans un témoignage évangélique qui, ainsi, redeviendra crédible. 

Marmhonie

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Cela n'a rien a voir avec le sujet sur le scandale français de Mgr Barbarin.

C'est un tout autre sujet, et qui ne concerne que l'Eglise conciliaire. Merci de ne pas tout mélanger.

Mikael

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Mais c'est à y perdre son latin.
N'a t-il pas une seule église catholique et universelle ?

Rene philippe

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Mikael a écrit:Mais c'est à y perdre son latin.
N'a t-il pas une seule église catholique et universelle ?
Ben non, je crois que Marmhonie nous explique cela depuis un bout de temps. C'est compliqué.

Marmhonie

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C'est à y perdre son latin



N'a t-il pas une seule église catholique et universelle ?
C'est à y perdre son latin, effectivement !
Du reste, le latin a été perdu dans le monde catholique, sauf en France qui résiste. C'est un autre sujet, il est vrai.

Pour résumer, du premier concile catholique en 325 de Nicée au 20e Concile de Vatican 1 en 1870 qui dure jusqu'en 1965, depuis 1640 ans, la messe fut la même, la Bible catholique fut la même, le missel fut le même, le rituel fut le même.

Avant 325, c'était pareil encore, mais sans unité ni unification des meilleures sources, et en divers dialectes mélangés : araméen de Galilée, de Jérusalem, latin local populaire, grecs divers populaires, dialectes hébreux divers...

En 1965, il y a eu un renversement révolutionnaire identique a 1789, dans la Sainte Eglise. Le pape Jean XXIII provoqua cet effondrement, parce qu'il était un homme simple, irresponsable, manipulé. Il est mort de chagrin en suppliant d'arrêter son erreur irresponsable. Non, la possibilité franc-maçonne de pénétrer de l'intérieur l'Eglise et frapper au coeur pour la détruire. Il fut donc élu Paul VI qui mit fin a 2000 ans de catholicisme, pour :
- changer la messe
- changer la Bible catholique
- changer le rituel
- interdire le latin
- s'ouvrir aux langues du monde entier (sauf le latin).

Les curés démissionnèrent en masse ou moururent de chagrin. On les changea pour des curés francs-maçons, communistes ou pédophiles, puisque ils ont tout foutu en l'air.

Puis arrive Jean-Paul 1 qui est assassiné, puisqu'il voulait de suite revenir dans le droit chemin. Le commanditaire de son exécution est le cardinal américain Marcincus, aucun secret.

On élit Jean-Paul II, fragile (signalé jeune avec des pulsions pédophiles et efféminé), faible et lache. Il ouvre ses bras au Coran, demande aux catholiques de prendre exemple sur Mahomet et de lire le coran. On croit halluciner.

Il meurt, les 5 dernières années inconscient et retrouvant ses pulsions pédophiles. Vient son bras droit, Ratzinger, qui dévoile en anonyme un livre sur la vie scandaleuse de Jean-Paul II. Il signale que tout est illégal, que la messe de toujours devenue interdite, est un interdit illégal puisqu'elle fut canonisée par le pape Pie V. Il est obligé de démissionner, et les cardinaux replacent un révolutionnaire, Bergoglio, dit pape François. Il renie être le vicaire du Christ, impose le droit de vote pour élire, impose l'Islam comme la vraie religion, et jette dehors les derniers catholiques authentiques.

Voici la situation. C'est catastrophique !

On a donc maintenant en 2018, les deux mondes catholiques, celui de toujours, qui ne cesse de remplir les églises, vendre des Bibles, former des curés. Et de l'autre, le monde oecuménique qui a vidé les églises, qui a fait un échec total avec sa Bible Oecuménique TOB, puis la Bayard qui, en plus, est une fausse traduction ! Quand on accuse les tj d'avoir une Bible TMN fausse, on oublie de dire que ces traductions du Monde nouveau sont toutes différentes, correctes, et corrigent bien des erreurs. Et gratuites ! Alors que la Bayard est chère, fausse, falsifiée. La TOB fut un échec cuisant.

La messe "de toujours" s'appelle aussi messe "tridentine" ou messe "saint Pie V" qui l'a canonisée. Elle est bilingue toujours, depuis 325, en latin et la langue vernaculaire, ou le patois du lieu.

La messe "oecuménique" est dite aussi messe "Paul VI" ou messe "invalide".

Cela vous semble plus clair, désormais ?
Information
https://www.abbaye-saint-hilaire-vaucluse.com/Chronologie_des_conciles_oecumeniques.pdf

Rene philippe

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Un peu plus clair, merci. Plusieurs choses me choquent et m'interrogent, mais ça n'a pas beaucoup d'importance. J'ai trouvé réponse à toutes mes interrogations dans ma religion, mûrement choisie.

BARUQ - JW

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Marmhonie a écrit:Puis arrive Jean-Paul 1 qui est assassiné, puisqu'il voulait de suite revenir dans le droit chemin.
J'ai eu écouté à la radio, il y a peut-être une dizaine d'années, la vie de Albino Luciani. Je pense que c'était un homme bon & sincère. Il y a toujours un grand mystère autour de sa mort.

https://www.baruq.uk

BARUQ - JW

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Marmhonie a écrit:[color=tomato]N'a t-il pas une seule église catholique et universelle ?
Il y a un peuple de Dieu, le peuple chrétien. En suite de cela, chacun sera jugé personnellement sur la base de ses actions et non de son appartenance à une organisation ou une autre.
Mais on sort du sujet.

https://www.baruq.uk

Rene philippe

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BARUQ - JW a écrit:
Marmhonie a écrit:[color=tomato]N'a t-il pas une seule église catholique et universelle ?
Il y a un peuple de Dieu, le peuple chrétien. En suite de cela, chacun sera jugé personnellement sur la base de ses actions et non de son appartenance à une organisation ou une autre.

Voici ce que dit Jésus :

Matthieu 7:21 : « Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : “Seigneur, Seigneur”, qui entreront dans le royaume des cieux, mais seulement celui qui fait la volonté de mon Père qui est au ciel. 22 Beaucoup me diront ce jour-là : “Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé en ton nom, expulsé des démons en ton nom et accompli de nombreux miracles en ton nom ?” 23 Mais je leur répondrai : “Je ne vous ai jamais connus ! Éloignez-vous de moi, vous qui pratiquez le mal !”

Marmhonie

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Si on revenait au sujet sur Mgr Barbarin...

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