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Consultations pour les jeunes .( addictions)

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samuel

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[size=36]consultations pour les jeunes trop peu fréquentées

Mots clés : addictions
Par Julie Carballo - le 13/01/2015 
Gratuites et ouvertes à tous, les «consultations jeunes consommateurs» sont mises en avant dans une campagne qui a démarré lundi. [/size]

Les adolescents de 17 ans qui n'ont jamais touché un verre d'alcool, fumé un joint ou une cigarette font figure d'exception. Pour tenter d'enrayer les risques d'addictions générés par ces comportements à risques, un réseau de 400 consultations regroupées sous le nom de «consultations jeunes consommateurs» (CJC) a vu le jour en 2005, mais cette opération n'a pas rencontré le succès escompté. Pour corriger le tir, une campagne de communication à destination du grand public a été lancée lundi par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) en collaboration avec le ministère de la Santé et l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES).

Inciter au dialogue

Les consultations jeunes consommateurs accueillent principalement des adolescents âgés de 12 à 17 ans et leurs parents, pour les aider à rétablir le dialogue et effectuer un bilan des consommations du patient. Ces dispositifs de proximité visent également à aider le malade à mettre un terme à son addiction, si possible en quelques rendez-vous. Lorsque la situation le justifie, la famille peut se voir proposer une prise en charge à long terme ou être orientée vers d'autres services spécialisés.
En France, les niveaux de consommation de certaines substances psychoactives (alcool, tabac et cannabis) demeurent élevés chez les adolescents. Selon une enquête OFDT/Escapad réalisée en 2011, les jeunes Français âgés de 17 ans sont 42% à avoir déjà expérimenté le cannabis, 42% à avoir consommé du tabac au cours du mois passé et 53% à avoir bu au moins 5 verres d'alcool en une seule soirée, durant le mois écoulé.

«La famille est un levier»

Confidentielles et gratuites, les rencontres sont orchestrées par des professionnels formés aux spécificités de l'approche des jeunes (médecins, psychologues, éducateurs). «Avoir une bonne alliance avec les adolescents fait partie intégrante de la thérapie», explique Olivier Phan, psychiatre et responsable du centre CJC Pierre Nicole à Paris. «Il faut éviter de diaboliser les addictions qui sont souvent source de loisirs pour les adolescents (alcool, jeux vidéo…) en adoptant une approche spécifique avec chacun d'entre eux, sans coller d'étiquettes», précise-t-il.
Les CJC apportent une réponse aux inquiétudes de nombreux parents. En 2014, près de 94% d'entre eux se disaient «préoccupés» par les pratiques potentiellement addictives que pouvait avoir leur adolescent, selon une enquête BVA/INPES menée sur 500 personnes. «Dans les centres, ce sont souvent les parents qui viennent nous voir. Ils sont généralement désemparés et ne savent pas comment réagir face à la probable addiction de leur enfant», déclare Olivier Phan. «Nous les recevons ensuite avec l'adolescent pour tenter de déterminer s'il y a bien une conduite addictive: si c'est le cas, nous entamons un travail». Le psychiatre souligne que la famille est un élément central dans la prise de conscience d'une addiction chez un jeune, mais elle s'avère aussi décisive dans durant le processus de guérison: «La famille est un levier. Si l'on interroge un jeune en présence de ses parents, il sera beaucoup plus réceptif que seul ou avec ses amis».
«Avant, on ne rencontrait les jeunes que dans deux cas: sous un angle punitif, quand ils se faisaient prendre, ou alors une fois qu'ils étaient sérieusement accros, voire malades», explique Jean-Pierre Couteron, président de Fédération Addiction. «Il fallait changer quelque chose dans la politique de santé publique, voilà pourquoi nous avons mis en place ces dispositifs: pour agir avant que l'addiction ne s'installe et qu'il ne soit trop tard. Hélas, seuls 16% des parents et 23% des adolescents ont déjà entendu parler des CJC, selon les résultats d'un sondage réalisé par notre organisme», déplore François Bourdillion, directeur général de l'INPES .

Mikael

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MODERATEUR
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Il vrais que les jeunes se défoncent à l'alcool forte le samedi soir.

samuel

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[size=36]L'iPhone rend-il bête ?[/size]

Mots clés : Smartphone, stress, anxiété
Par Julie Carballo - le 15/01/2015 
Être séparé de son iPhone aurait des impacts tant psychologiques que physiologiques, selon les résultats d'une étude. 

Depuis 2011, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) considère les ondes émises par les téléphones comme potentiellement cancérigènes. Mais si être proche de son mobile peut s'avérer nocif pour la santé, en être éloigné, également. Ne pas avoir son iPhone à portée de main engendrerait de vrais symptômes d'anxiété pouvant amener à une perte de concentration, selon une étude réalisée par des chercheurs de l'Université du Missouri et publiée sur Science Daily début janvier.
Une équipe de scientifiques a mesuré la pression sanguine et la tension artérielle de 208 étudiants en journalisme invités à dresser une liste de tous les états des Etats-Unis. Pour ne pas fausser les résultats, ils ont expliqué aux participants que l'expérience visait à tester un nouveau tensiomètre sans fil. A mi-parcours, ils leur ont annoncé qu'il était préférable de laisser les iPhones à l'entrée de la pièce, «pour ne pas créer d'interférence avec le matériel médical», et ont demandé aux étudiants de recommencer le test à zéro. Alors même que les volontaires tentaient de réaliser une seconde fois l'exercice sans leur iPhone, les scientifiques les ont appelés, faisant se déclencher la sonnerie de leur mobile, un après l'autre.
Lors de la seconde expérience, les participants ont tous déclaré avoir ressenti de la «panique» ainsi qu'une importante augmentation de leur niveau de stress, lié au fait de ne pas pouvoir répondre à leur mobile lorsqu'il sonnait. Les tensiomètres ont quant à eux affiché une accélération de la pression sanguine et cardiaque chez la majorité des volontaires. Conséquence: ils ont été déconcentrés et ont, par la suite, éprouvé de sérieuses difficultés à dresser la seconde liste.

«Une extension de l'être»

«Les utilisateurs d'iPhone devrait éviter de garder leur mobile avec eux en permanence. Certaines situations quotidiennes requièrent une grande dose d'attention et de concentration et le caractère anxiogène d'une séparation “forcée” entre un utilisateur et son iPhone impacte négativement la performance lors de tâches intellectuelles, c'est très inquiétant», déclare Russel Clayton, doctorant à l'école de journalisme du Missouri et directeur de l'étude. «Pour certains, l'iPhone est devenu une extension de l'être, à tel point que lorsqu'ils en sont séparés, certains utilisateurs se sentent comme “diminués”; s'en suit un état physiologique négatif», ajoute-t-il, en précisant que l'expérience a porté sur des possesseurs d'iPhone uniquement, mais que les constatations pourraient vraisemblablement s'étendre aux détenteurs de n'importe quel smartphone, d'une manière plus générale.
Ce syndrome qui touche un grand nombre de personnes tout en restant peu connu, porte un nom: «la nomophobie», ou «angoisse d'être éloigné de son smartphone». Apparue en 2008 au Royaume-Uni quand un premier institut de sondage s'est penché sur la question, cette «pathologie» touchait 63% des Américains en 2013. Ils auraient avoué «ne pas pouvoir passer plus d'une heure sans leur smartphone». En France, un sondage Ifop réalisé en 2013 affirmait que 58% des Français se déclarent «dépendants» à leur smartphone. Et si on déconnectait?

chico.

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Quand je vois au restaurant des jeunes couples qui ne se parlent même pas et sont tout les deux a manipuler leurs téléphones.
C'est une vrais addiction.

Psalmiste

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Mikael a écrit:Il vrais que les jeunes se défoncent à l'alcool forte le samedi soir.

Le problème c'est que l'alcool revient moins cher qu'un jus de fruit ou qu'un soda.

Josué

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Oui mais ce n'est non plus une raison pour ce défoncé le Samedi soir.

Psalmiste

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Josué a écrit:Oui mais ce n'est non plus une raison pour ce défoncé le Samedi soir.

Oui c'est certain... D'autant plus qu'il y en a qui n'attentent pas le samedi soir pour boire.

samuel

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Psalmiste a écrit:
Josué a écrit:Oui mais ce n'est non plus une raison pour ce défoncé le Samedi soir.

Oui c'est certain... D'autant plus qu'il y en a qui n'attentent pas le samedi soir pour boire.
Et oui malheureusement.

Josué

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Josué

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chico.

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En fait il n'y a pas que les ados qui sont accros à internet même des adultes le sont .
La preuve l'article en question.

Josué

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réseaux sociaux :l'overdose.


source le Dauphiné Libéré.

Mikael

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221 c'est le nombre de fois où les français consultent en moyenne leur smartphone par jour.
Mais 4 sur 10 n'estiment le faire qu'entre 0 et 15 fois.
Il y a un bug quelque part.
Source Bigben connectée et Tecmark.

Josué

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Josué

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[size=33]Addictions: pourquoi les jeunes sont-ils particulièrement à risque?[/size]

  • Par  Anne Lefèvre-Balleydier 
     


La transgression et les comportements à risque font partie de l’adolescence. La menace de l’addiction survient quand la consommation se banalise.
Les excès sont-ils une marque de la jeunesse? Pour répondre à cette question, quelques pistes peuvent être tirées d’un long rapport, publié en décembre dernier par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). Notamment dans le préambule de Bruno Falissard, psychiatre, chercheur et président du collège scientifique de l’OFDT. «Le petit humain, écrit-il, contrairement à la plupart des mammifères, naît prématuré: il ne sait pas marcher, tout juste téter. Pourquoi? Peut-être pour permettre à son cerveau de se développer en dehors du ventre maternel.»
Et de poursuivre. «Vers 12-15 ans, il est apte à la reproduction, et tout se bouscule en lui pour le projeter vers une nouvelle vie: la sexualité devient un questionnement central. Plus généralement, il semblerait que, “naturellement”, tout soit fait à ce stade pour que le jeune humain se reproduise et fonde à son tour une famille. Mais dans nos sociétés c’est bien sûr impensable. Pas de grossesse à 15 ans, cela va sans dire. Il faut en effet que le jeune humain continue à apprendre: au collège, au lycée, à l’université. Encore et toujours, l’humain doit devenir un champion cognitif, l’avenir de sa société en dépend. Au prix d’une tension insoupçonnée (…) Il s’ensuit une période de la vie originale, que l’on appelle adolescence, où la créativité est à son maximum, où les interrogations sur la vie apparaissent de façon aiguë, où le rapport à l’autre et à la société est parfois compliqué, où la rencontre avec les substances psychoactives devient une solution, une provocation.»

L’adolescence, une étape clef


Voici donc posé le cadre, pointant les risques inhérents à cette période si particulière de la vie. «Une étape clé synonyme de changements dont l’impact ne doit pas être négligé», souligne le sociologue et statisticien François Beck, directeur de l’OFDT. Ces changements sont en effet d’ordre «physique avec la puberté, scolaire avec le lycée et éventuellement les études supérieures, professionnel avec l’entrée dans la vie active ou une période de chômage, familial quand on quitte le domicile parental, se met en couple, attend le premier enfant…»
D’où les «tentations, transgressions et initiatives parfois périlleuses…» mais aussi les conduites addictives et les multiples facteurs personnels dont elles sont issues, sans oublier de se pencher sur les inégalités sociales et territoriales.

La mode du binge drinking


L’état des lieux n’est guère rassurant, que ce soit pour les drogues licites ou illicites. Ainsi, d’après la dernière enquête faite en 2014, à 11 ans, près de 7 % des ados ont déjà fumé une cigarette. Le chiffre atteint presque 25 % à 13 ans et 52 % à 15 ans: 15 % avouent alors fumer tous les jours, proportion qui double deux ans plus tard. La situation n’est pas plus glorieuse avec l’alcool.
À 11 ans, un ado sur deux en a déjà bu, et à 15 ans, huit sur dix! Et, depuis le début des années 2000, se diffuse l’inquiétante mode du binge drinking. Autrement dit, une alcoolisation ponctuelle mais importante (plus de cinq verres d’affilée, dans un but d’ivresse affiché): à 17 ans, un jeune sur deux dit l’avoir expérimenté dans le mois, et un sur cinq reconnaît même l’avoir fait au moins trois fois.
Le cannabis fait aussi partie des drogues de la jeunesse: à 17 ans, plus de la moitié des jeunes y ont déjà goûté, et 12,5 % de manière répétée. Le cocktail tabac, alcool et cannabis n’est pas rare: environ 15 % des ados consomment régulièrement les trois (et 40 %, tabac et alcool). Quant à l’expérimentation d’autres drogues illicites, elle reste heureusement rare et occasionnelle. Mais sa fréquence double entre la fin de l’adolescence (17 ans) et la période «jeune adulte» (18-25 ans): de 3 à 4 % qui usent de temps en temps des amphétamines, de la cocaïne ou du MDMA, ils sont ensuite 3 à 7 %.

«Retarder l’âge du premier usage»


Selon le rapport de l’OFDT, la tendance sur dix ans n’est pas vraiment à la baisse, du moins pour les ados de 17 ans, qui tendraient à fumer plus et à boire autant, avec davantage d’épisodes d’alcoolisation intensive, le même usage du cannabis, et un niveau d’expérimentation à la hausse pour les autres substances illicites.
On retiendra néanmoins que l’âge de la première cigarette, du premier verre ou du premier joint semble être en recul, avec un niveau de consommation qui a diminué chez les 11-15 ans. Une bonne nouvelle, notamment pour réduire le nombre de comas éthyliques chez les très jeunes (parfois une dizaine d’années) à la suite d’une soirée ou d’un pari, tendance constatée par le personnel des urgences ces dernières années.
Comme le rappelle le Dr William Lowenstein, président de SOS Addictions, retarder l’âge du premier usage est une priorité: «Plus précoce est un usage, plus graves sont les conséquences de cet usage, que ce soit en termes de dépendance, de dommages somatiques, corporels, psychiatriques. Retarder l’âge du premier usage permet donc d’épargner des handicaps, des dépendances, des vies.»

Josué

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Interdiction des portables au collège: un texte dans les "prochaines semaines"
Le ministre de l'Éducation a annoncé ce lundi qu'un collège pourra ainsi choisir d'interdire les portables en classe mais aussi dans l'établissement, selon le ministre.
La volonté du ministre était connue, mais la mesure devrait tout de même diviser. Le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, a confirmé lundi que les téléphones portables seront interdits au collège l'an prochain et que cette mesure sera l'objet d'un article législatif "au cours des prochaines semaines".
Conformément à ce qu'il avait déjà annoncé, les téléphones portables "seront interdits à partir de septembre prochain dans les collèges non seulement en classes mais aussi dans l'établissement", a dit le ministre de l'Éducation nationale sur France Inter. "Ce sera l'objet d'un article législatif [...] au cours des prochaines semaines", a-t-il précisé, "pour que ce soit juridiquement bien assis".
"On laissera aux collèges le soin de choisir entre plusieurs modalités d'interdiction qui vont de la plus souple à la plus dure", a précisé Jean-Michel Blanquer. Les collèges pourraient ainsi choisir d'interdire aux élèves de venir avec leur portable à l'école, selon le ministre.
Actuellement, pas d'interdiction dans les établissements 
"La version la plus souple, comme cela existe aussi dans certains collèges, c'est de pouvoir l'enfermer dans un petit sac spécifique à l'intérieur du cartable pour pouvoir le ressortir s'il y a des usages pédagogiques, s'il y a des urgences", a-t-il souligné. 
Les règlements intérieurs des établissements interdisent l'usage des portables en classe. Mais pas dans l'enceinte d'un collège, car cela revient actuellement à attenter aux libertés publiques. Il faudrait donc une modification de la loi pour permettre à la mesure du ministre de s'appliquer.

Josué

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[size=33]Sommeil des ados: des médecins recommandent un «couvre-feu digital»[/size]

  • Par  Coraline Madec 
     

  • Mis à jour le 14/03/2018 à 17:17 
     

INFOGRAPHIE - Réseaux sociaux, jeux, séries télévisées... Le temps passé par les jeunes sur les écrans a beaucoup augmenté ces dernières années, au détriment de leur sommeil. Pourtant, quelques changements d’habitude peuvent permettre d’y remédier.
Les deux tiers des 15-24 ans dorment moins de 8 heures par nuit en semaine, selon une enquête de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV), rendue publique à quelques jours de la Journée nationale consacrée au sommeil. Des nuits jugées bien trop courtes selon l’organisme américain National Sleep Fondation, qui estime que les jeunes ont en réalité besoin de 8 à 10 heures de sommeil quotidien pour être en bonne santé. Parmi les principaux éléments générateurs d’insomnie chez les adolescents figurent les smartphones, tablettes et ordinateurs. Une bonne raison, selon l’INSV, d’éteindre ces appareils au moins une heure avant de se coucher. Le Figaro fait le point sur les 6 conseils délivrés par les spécialistes de l’INSV pour mieux - et surtout plus - dormir.

Instaurer un «couvre-feu digital»




«La lumière bleue est un véritable problème de santé publique»
Joëlle Adrien, neurobiologiste et Présidente de l’INSV


Avant de s’endormir, plus de 4 jeunes sur 5 regardent un écran (smartphone, tablette, ordinateur, TV). Parmi eux, les trois quarts sont actifs: ils jouent, communiquent sur les réseaux sociaux, surfent sur internet. «De message en message, de tweet en tweet, de site en site, d’info en info, les jeunes accros de l’écran entrent dans un état de tension et d’excitation qui nuit au ralentissement nécessaire à l’instauration du sommeil», déplore Marie-Pia d’Ortho, pneumologue à l’hôpital Bichat (AP-HP). Cet état se maintient souvent toute la nuit si le téléphone reste connecté à proximité. On parle «d’effet sentinelle». Par ailleurs, la lumière bleue qu’émettent ces appareils stimule fortement les récepteurs de la rétine, déréglant ainsi l’horloge biologique et retardant l’endormissement.
Ces jeunes accros ont en moyenne plus de difficultés que les autres pour s’endormir (+20%), sont davantage touchés par les réveils nocturnes (+14%) et somnolent plus en journée (+12%). Face à cela, le comportement à adopter est simple selon l’INSV: favoriser des activités relaxantes comme la lecture ou la musique, éteindre tous les écrans 1 heure avant de se coucher - la télévision est tolérée si elle regardée de loin - et surtout instaurer un «couvre-feu digital» pour éviter tout réveil intempestif.

Josué

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[size=33]Les jeunes manquent de sommeil à cause des écrans[/size]


L'omniprésence des écrans et le manque d'activité physique perturbent le repos de nombreux jeunes. D'après une étude, ils sont 88 % à dormir trop peu.



Publié le 16/03/2018 à 11:45 | Le Point.fr




Les jeunes de 15 à 24 ans sont trop souvent exposées à la lumière bleue au moment du coucher.
© AltoPress / PhotoAlto
Les jeunes ne dorment pas assez. À l'occasion de la 18e Journée du sommeil, qui se tient ce vendredi 16 mars, 1 014 jeunes âgés de 15 à 24 ans ont été sondés sur leurs habitudes de coucher, dans une étude menée par Opinionway pour l'Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV). Elle révèle que 88 % des jeunes sont en manque de sommeil : parmi eux, 38 % dorment moins de sept heures par nuit, alors que les spécialistes recommandent des nuits de huit heures minimum. 42 % des personnes interrogées connaissent des réveils nocturnes, ont du mal à se rendormir et en paient le prix le lendemain. Les sondés se sentent fatigués (82 %), ils manquent d'attention (52 %), sont plus nerveux ou irritables (40 %), somnolent (35 %) et un jeune sur cinq évoque même un sentiment de tristesse.
L'étude d'Opinionway désigne l'omniprésence des écrans comme principal responsable de ces troubles du sommeil. Lorsqu'ils vont se coucher, 83 % des jeunes consultent Internet ou jouent sur leur smartphone pendant 68 minutes le soir avant d'éteindre la lumière. Cette exposition à la lumière bleue excite la rétine et retarde l'heure de l'endormissement, conduisant à des nuits plus courtes. « Les jeunes s'endorment en moyenne à 23 h 20 en semaine et à 0 h 49 le week-end », souligne l'étude. Les auteurs regrettent aussi le manque d'activité physique chez plus d'un jeune sur trois, alors qu'elle est bénéfique pour le sommeil.
LIRE aussi Notre dossier Dormez bien !

Éteindre les écrans


Pire, ces jeunes déjà fatigués ont besoin de lutter contre leur désir de sommeil. 75 % d'entre eux consomment des excitants comme la caféine (28 %) ou des médicaments (11 %) et des somnifères (2 %). 29 % des personnes interrogées expliquent faire au moins une sieste dans la semaine, 20 % pratiquent une activité physique et 12 % misent sur la relaxation.
Pour les auteurs de l'étude, la solution se trouve en amont du coucher, pour préparer son sommeil. Ils conseillent de favoriser les activités relaxantes comme la lecture ou la musique et d'éteindre tous les écrans une heure avant d'aller dormir. L'activité physique, si elle n'est pas trop intense et pratiquée plusieurs heures avant l'heure du coucher, permet aussi de trouver le sommeil plus facilement.
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Mikael

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sociaux, jeux, séries télévisées... Le temps passé par les jeunes sur les écrans a beaucoup augmenté ces dernières années, au détriment de leur sommeil. Pourtant, quelques changements d’habitude peuvent permettre d’y remédier.
Les deux tiers des 15-24 ans dorment moins de 8 heures par nuit en semaine, selon une enquête de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV), rendue publique à quelques jours de la Journée nationale consacrée au sommeil. Des nuits jugées bien trop courtes selon l’organisme américain National Sleep Fondation, qui estime que les jeunes ont en réalité besoin de 8 à 10 heures de sommeil quotidien pour être en bonne santé. Parmi les principaux éléments générateurs d’insomnie chez les adolescents figurent les smartphones, tablettes et ordinateurs. Une bonne raison, selon l’INSV, d’éteindre ces appareils au moins une heure avant de se coucher.Le Figaro fait le point sur les 6 conseils délivrés par les spécialistes de l’INSV pour mieux - et surtout plus - dormir. 

Instaurer un «couvre-feu digital»


«La lumière bleue est un véritable problème de santé publique»
Joëlle Adrien, neurobiologiste et Présidente de l’INSV
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Avant de s’endormir, plus de 4 jeunes sur 5 regardent un écran (smartphone, tablette, ordinateur, TV). Parmi eux, les trois quarts sont actifs: ils jouent, communiquent sur les réseaux sociaux, surfent sur internet. «De message en message, de tweet en tweet, de site en site, d’info en info, les jeunes accros de l’écran entrent dans un état de tension et d’excitation qui nuit au ralentissement nécessaire à l’instauration du sommeil», déplore Marie-Pia d’Ortho, pneumologue à l’hôpital Bichat (AP-HP). Cet état se maintient souvent toute la nuit si le téléphone reste connecté à proximité. On parle «d’effet sentinelle». Par ailleurs, la lumière bleue qu’émettent ces appareils stimule fortement les récepteurs de la rétine, déréglant ainsi l’horloge biologique et retardant l’endormissement.
Ces jeunes accros ont en moyenne plus de difficultés que les autres pour s’endormir (+20%), sont davantage touchés par les réveils nocturnes (+14%) et somnolent plus en journée (+12%). Face à cela, le comportement à adopter est simple selon l’INSV: favoriser des activités relaxantes comme la lecture ou la musique, éteindre tous les écrans 1 heure avant de se coucher - la télévision est tolérée si elle regardée de loin - et surtout instaurer un «couvre-feu digital» pour éviter tout réveil intempestif.
» LIRE AUSSI - L’hyperconnexion, source de stress[/size]

Josué

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[size=33]Aux États-Unis, près d'un adolescent sur 2 connecté en permanence[/size]

  • Par  Ingrid Vergara 


Les 13-17 ans sont plus connectés que jamais, mais leurs habitudes sont moins focalisées sur une seule plateforme.
Le déconnexionnisme ne passe pas par eux. En 2018, 45% des adolescents américains déclarent être connectés «pratiquement toute la journée» selon une étude du Pew Research Center. C'est deux fois plus que lors de la précédente étude similaire réalisée en 2014-15. Et 44% de ces jeunes, âgés entre 13 et 17 ans, déclarent y aller plusieurs fois par jour. Les filles sont plus accros que les garçons: 50% d'entre elles se disent connectées à un service quasiment tout le temps contre 39% des garçons.

Entre les deux vagues de l'étude, le smartphone s'est imposé comme un élément omniprésent dans la vie des adolescents: 95% en sont équipés ou y ont accès quand la proportion n'était que de 73% en 2014-2015.
» LIRE AUSSI - Pourquoi la déconnexion est la nouvelle lubie de la Silicon Valley
Et sur quelles applications ou sites ces adolescent(e)s passent-ils le plus clair de leur temps? Les trois plus populaires sont Snapchat,
YouTube et Instagram. 85% des internautes américains utilisent YouTube, 72% utilisent Instagram et 69% utilisent Snapchat. Ce dernier service est celui que les ados disent utiliser le plus (35%) avec YouTube (32%), loin devant Instagram (15%) et Facebook (10%). «Le paysage des réseaux sociaux a complètement changé parmi les ados ces trois dernières années», commente Monica Anderson, qui a dirigé cette étude. Et Facebook est le grand perdant. Dans la précédente vague, ils étaient encore 71% à déclarer l'utiliser Facebook quand ils ne sont plus que 51% en 2018.

Sur ce point, l'étude du Pew Research confirme d'autres résultats. Début mars, le cabinet eMarketer observait que Snapchat attirait les plus jeunes à un rythme plus rapide qu'Instagram. Selon eMarketer, Facebook devrait perdre 2 millions d'utilisateurs américains de moins de 24 ans cette année. L'an dernier, le cabinet d'analystes Piper Jaffray indiquait que Snapchat, connu à l'origine pour ses messages vidéo éphémères, était le réseau social préféré des ados américains.
Comment les ados vivent-ils cette hyperconnexion? Plutôt bien en majorité selon l'étude. 31% y voient un impact très bénéfique, avec au premier chef la possibilité d'être en contact avec ses amis et sa famille. Trouver facilement des infos et rencontrer des personnes avec les mêmes centres d'intérêt sont aussi vus comme les vrais plus apportés par les réseaux sociaux.
Près d'un adolescent sur quatre (24%) estime au contraire que l'impact des réseaux sur sa vie est surtout négative. Le harcèlement en ligne et la diffusion de rumeurs sont la principale raison (27%), loin devant le manque de contact en personne, la vision déformée de la vie des autres et la déconcentration. Enfin 45% des adolescents déclarent ne voir d'impact ni positifs, ni négatifs.
L'étude a été menée entre le 7 mars et le 10 avril 2018 auprès de 1058 parents ayant des adolescents entre 13 et 17 ans et 783 ados de ces âges.

samuel

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Administrateur
Ses chiffres sont inquiétants et montre que le portable est une vrais drogue.

Josué

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Administrateur
06.06.2018


[size=42]Interdire les smartphones à l’école ne suffit pas, apprenons aussi aux enfants à s’en servir raisonnablement[/size]

Cette interdiction doit être complétée par l'éducation à la maîtrise des outils numériques dans les établissements scolaires




"L'interdiction de l'usage du téléphone portable dans les écoles et les collèges". Claquant comme un slogan, cette version initiale de l'article unique de la proposition de loi débattue le 7 juin prochain à l'Assemblée nationale se devait de donner une réalité législative à l'engagement de campagne d'Emmanuel Macron. Un article, modifiant le code de l'éducation, suffisait donc à cette ambition.

Qu'importe que cette interdiction soit déjà la règle dans de nombreux établissements dans les salles de cours, cela prouve le consensus d'une telle mesure qui s'apparente pour chacun à du bon sens. L'incapacité des élèves à se détacher quelques heures de leur téléphone portable constitue un frein évident au suivi des activités scolaires. Il fallait donc interdire son usage.

Pour cette proposition de loi, si les oppositions seront rares, les regrets eux seront lourds. Une loi, pourquoi pas? Mais le problème est plus grand.

Une interdiction, aussi légitime soit-elle, ne peut suffire à combattre une addiction.

Et comment ne pas voir une forme de maladie dans cette dépendance au smartphone qui nous incite à consulter nos appareils des centaines de fois par jour, et que cela soit devenu un automatisme pour une majorité d'entre nous dès l'heure qui suit le réveil? Cette addiction touche aussi les jeunes générations qui sont, pour les 12-14 ans, plus de 2/3 à préférer être privés de sortie que de leur mobile selon l'Observatoire des pratiques numériques des Français.
Ces derniers mois, les études se sont multipliées pour évaluer les conséquences d'un usage immodéré des téléphones portables. Perte de faculté de concentration, troubles psycho-sociaux, fragilités dépressives... Le tableau des effets de l'hyper-connexion est particulièrement sombre.


Et si l'interdiction temporaire de l'usage des smartphones peut s'avérer utile dans certains lieux ou activités, elle ne permet ni de raisonner les coupables, ni d'émanciper les victimes.

Car il y a d'abord des coupables. La façon dont le smartphone est devenu un véritable "doudou" technologique ne constitue pas un impensé des acteurs du marché des NTIC mais bien le moteur de leur croissance. La surabondance d'informations permise par le progrès a fait de notre capacité à être interpellés le principal enjeu économique du marché du numérique. Les GAFAM ont lancé une chasse à l'attention de leurs usagers en multipliant les sollicitations permanentes par des systèmes de notifications et en favorisant la course aux clics.

Il s'agit d'interpeller l'usager en provoquant une pollution mentale poussant aux comportements addictifs et compulsifs. Au point d'affaiblir inéluctablement notre capacité de concentration. Ainsi, notre durée d'attention moyenne aurait déjà baissé de plus d'un tiers en l'espace d'une quinzaine d'années... Il s'agit d'un problème de santé publique qui devrait amener une réponse puissante de la part de l'État. Mais en l'espèce, les pressions se font bien rares pour obliger les acteurs du numérique à encadrer leurs pratiques.
Et il y a aussi des victimes. Tous ces utilisateurs qui ont embrassé les bénéfices évidents de l'usage des nouvelles technologies sans pouvoir en domestiquer les effets. Dans notre société contemporaine, la maîtrise de son attention est une condition de l'émancipation. Elle doit donc être prise en charge par l'école car son apprentissage doit être accessible dès le plus jeune âge. Dans le corps enseignant, des initiatives - comme le projet ATOLE initié par le neuroscientifique Jean-Philippe Lachaux - ont été lancées pour apprendre à nos enfants à se concentrer.

Plus largement, l'éducation à la maîtrise des outils numériques mérite de devenir un enseignement généralisé par les établissements scolaires.

Les jeunes doivent être en capacité d'utiliser les nouvelles technologies, mais ils doivent aussi apprendre à le faire avec discernement.
Or, interdire le portable ne suffit pas à éduquer les jeunes à son usage. Durant les travaux en commission, quelques amendements sont venus timidement corriger une proposition de loi qui n'abordait pas ces enjeux d'émancipation, de libre arbitre et de citoyenneté numérique. Mais, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour que l'État tordre le bras des acteurs du numérique pour les mettre face à leurs responsabilités.
Car l'usage abusif des smartphones comme la prolifération de fausses nouvelles ne constituent pas les aléas inévitables de toute révolution technologique. Ils sont l'expression des mécaniques qui structurent aujourd'hui l'économie du web et qui ne pourront être combattues par de simples pétitions de principe. Capter l'attention, repétrir le cerveau, provoquer de la dépendance : tels sont les procédés qui visent à déposséder les individus de leur souveraineté.
A l'heure de la révolution numérique, c'est donc une bataille éthique qu'il nous faut désormais engager. En ne posant pas seulement des interdictions mais en garantissant à chacun la maîtrise de ses usages.

chico.

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Certains adultes, qui ont eux-mêmes grandi devant la télévision, contrôlent sévèrement les écrans de leurs enfants.

Ce sont des images qui ont marqué Agathe, 36 ans. Dans un reportage diffusé en janvier dernier dans l'émission Envoyé spécial, le docteur Ducanda, médecin dans l'Essonne, rend visite à Rayan, trois ans. Le petit garçon est complètement accro au smartphone de sa mère. Agité, nerveux, il ne se calme que devant les dessins animés qu'il regarde pendant des heures sur YouTube. 
"Cela a été la goutte d'eau, lance Agathe. J'étais déjà au fait du potentiel lien entre troubles autistiques et écrans chez les enfants mais ce reportage a mis en lumière ce qui relevait encore pour moi de la théorie. J'ai décidé de réduire à son minimum le temps d'écran pour mes deux enfants." 

LIRE AUSSI >> Sylvain, 40 ans: "Je veux que ma fille grandisse sans écran" 

"J'étais gardée par la télé"

Terminés donc les jeux sur la Nintendo DS dès les devoirs expédiés pour Elias, 7 ans, et les dessins animés le matin pour Lou, trois ans et demi. Désormais, ils n'ont droit qu'à trente minutes le mercredi et une heure le weekend.  

Ce régime sec ferait presque sourire Agathe, tant il tranche avec sa propre enfance. "J'étais presque 'gardée' par la télé. Je regardais tout : les jeux avec mes grands-parents le midi, les dessins animés de fin de journée, le télé achat le samedi matin... Ces programmes étaient une toile de fond de mon quotidien. J'allumais le poste quand je voulais et mes parents n'y trouvaient rien à redire. Ils ont même acheté un magnétoscope pour que je puisse regarder mes films préférés." 
L'intransigeance de la jeune mère contraste avec la liberté dont elle a bénéficié petite. Chercherait-elle à compenser les "ratés" de son éducation ? Pas vraiment, répond Michaël Stora, psychologue et cofondateur de l'OMNSH (l'Observatoire des Mondes Numériques en Sciences Humaines). Elle serait plutôt la conséquence d'une évolution des pratiques.  
"Dans les années 70 ou 80, le fossé générationnel autour des écrans pouvait être énorme. Nombre de parents avaient grandi sans. Or, il est toujours difficile de s'identifier à son enfant et d'avoir du recul quand on découvre la technologie en même temps que lui." 

"De vraies conséquences sur la socialisation"

Cette génération biberonnée à la télé a donc vu arriver avec curiosité et enthousiasme les smartphones et autres tablettes. Avides de découvertes, nombre de parents y ont même vu un formidable support éducatif pour apprendre à lire ou à compter. Agathe a fait partie de ces acheteurs convaincus. "Il y a encore un an, on s'installait le soir avec Lou pour jouer sur l'iPad. Je trouvais le côté tactile génial pour les petits", se souvient-elle. 
"Les parents ne sont pas sous-informés, mais désinformés. Il est très important de faire comprendre que la publicité vantant les mérites de ces outils numériques pour les petits est souvent mensongère", précise Serge Tisseron, psychiatre et créateur des repères "3-6-9-12, pour apprivoiser les écrans et grandir". 
Premiers concernés par ce brusque coup de volant en matière d'écrans, les figures de proue de la high tech. Si la plupart des ingénieurs ont fourbi leurs armes de geek dès l'enfance pour atteindre le Graal de la Silicon Valley, ils aspirent à autre chose pour leurs enfants.  
Dans une étude publiée en 2017 par la Silicon Valley Community Foundation, ces parents font part de leur désarroi. "Je réalise avec stupeur à quel point la technologie affecte les autres compétences. Les enfants de mes amis sont capables, à quatre ans, d'utiliser une tablette mieux que leurs parents mais ne peuvent pas tenir un stylo", déplore l'un d'entre eux. "Je pense que cela peut avoir de vraies conséquences sur la socialisation, renchérit un autre. Ma fille est toujours sur son téléphone, jamais avec ses amies." 
Les plus aisés de ces parents mettent désormais leurs enfants dans des écoles à 25 000 dollars l'année, comme la Waldorf School of the Peninsula. Dans un reportage sur place, un journaliste de The Times explique notamment que les enfants écrivent sur un tableau noir ou avec un simple stylo.  

"Le discours moralisateur est contre-productif"

Un retour aux sources qui peut prêter à sourire mais qui témoigne d'une lame de fond. Jean-Marc a un fils de 13 ans, Marius. Il tâche de lui imposer des règles strictes. "Je lui prend son portable tous les soirs avant qu'il n'aille se coucher mais j'ai bien conscience que cela ne résout pas totalement le problème. On peut maîtriser le temps d'écran de nos enfants, beaucoup moins le contenu." 
Ce caractère secret et impénétrable constitue la véritable différence entre les générations. "Avant, la télévision s'insérait dans l'espace commun de la famille, souligne Serge Tisseron. On pouvait parler de ce que l'on regardait. Et puis, en train, dans le jardin, en voiture, on n'avait pas d'autre choix que de s'en passer. Aujourd'hui, les écrans sont individuels. Les adultes ne voient rien et les enfants sont moins enclins à parler. Ils ne sont plus un support de communication familiale mais d'isolement." 

Josué

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[size=42]L'addiction aux jeux vidéo vient d'être reconnue par l'OMS, mais elle n'est pas une addiction comme les autres[/size]

Si cette pathologie rentre dans le cadre des addictions, elle ne répond donc pas à la même définition que l'addiction à l'alcool ou au tabac.



  • Serge TisseronPsychiatre, membre de l'Académie des technologies, docteur en psychologie HDR, Univ Paris VII Denis Diderot






TANYA-STOCK VIA GETTY IMAGES
L'addiction aux jeux vidéo vient d'être reconnue par l'OMS, mais elle n'est pas une addiction comme les autres.



L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) vient de créer une nouvelle catégorie d'addiction: l'addiction aux jeux vidéo (gaming disorder). Il est défini ainsi: "Le trouble du jeu est caractérisé par un comportement de jeu persistant ou récurrent ("jeu numérique" ou "jeu vidéo"), qui peut être en ligne (sur Internet) ou hors ligne, se manifestant par: 1) une altération du contrôle des jeux ( par exemple, apparition, fréquence, intensité, durée, fin, contexte); 2) accorder une priorité accrue au jeu dans la mesure où le jeu prime sur les autres intérêts de la vie et les activités quotidiennes; et 3) la poursuite ou l'escalade du jeu malgré l'occurrence de conséquences négatives. Le comportement est d'une sévérité suffisante pour entraîner une déficience significative dans les domaines de fonctionnement personnels, familiaux, sociaux, éducatifs, professionnels ou autres. Le modèle de comportement de jeu peut être continu ou épisodique et récurrent. Le comportement de jeu et d'autres caractéristiques sont normalement évidents sur une période d'au moins 12 mois pour qu'un diagnostic soit attribué, bien que la durée requise puisse être raccourcie si toutes les conditions diagnostiques sont remplies et les symptômes sont sévères."
Si cette pathologie rentre dans le cadre des addictions, elle ne répond donc pas à la même définition que l'addiction à l'alcool ou au tabac. Il s'agit en effet de ce qu'on appelle une addiction "comportementale". La différence principale avec les addictions liées aux substances toxiques consiste dans le fait que le buveur doit s'arrêter définitivement de boire et le fumeur de fumer au risque de rechuter, alors que la guérison de l'addiction aux jeux vidéo n'implique pas un sevrage total, mais le la capacité de renouer avec un usage modéré considéré comme normal. Il est bien évident que l'usage du même mot "addiction" pour deux pathologies aussi différentes ne va pas manquer d'entraîner beaucoup de confusions...
Mieux explorer une pathologie pour mieux la comprendre
L'ambition se veut humaniste. Grâce à cette reconnaissance officielle, les personnes qui estimeront souffrir d'une telle pathologie pourront bénéficier de psychothérapie, tout au moins dans les pays où cette offre existe, d'examens spécialisés comme l'électroencéphalogramme et l'I.R.M. cérébrale, qui permettront de faire progresser la recherche. En revanche, il est à craindre, au niveau planétaire, l'apparition de chimiothérapies aux effets discutables, notamment chez les adolescents. De tels traitements seront en effet d'autant plus prescrits que la création d'une "addiction aux jeux vidéo", largement relayées par les médias risque de provoquer un affolement des parents et de susciter une vague de consultation ! Le danger est alors évidemment que des médecins généralistes débordés ne soient tentés de répondre aux angoisses des parents par diverses formes de prescription médicale. Et que pourraient-ils en effet faire d'autre ?
Ne pas confondre la cause et l'origine
En France, beaucoup de ces demandes aboutiront chez des psychologues ou des psychiatres. Il serait dommage que le qualificatif "addiction aux jeux vidéo" fasse oublier qu'un tel symptôme, comme le rappelle l'Unicef, trouve en général son origine dans un problème que la personne ne parvient pas à surmonter. Un grand nombre d'études menées au cours des deux dernières décennies suggèrent en effet que des problèmes d'usage des mobiles peuvent survenir comme une sorte d'automédication lorsque les enfants utilisent les technologies numériques pour échapper à des situations réelles difficiles. Par exemple, si un enfant se sent triste ou stressé, il est tenté de se connecter, pour échapper à cette tristesse ou à ce stress, à une application qui offre immersion et distraction, comme un jeu vidéo en ligne. Les conséquences sont à la fois positives (l'enfant se sent temporairement mieux) et négatives (la ­véritable cause n'est pas forcément traitée). À long terme, le comportement d'adaptation peut devenir habituel, sauf si le problème sous-jacent est résolu. La cause de l'addiction se trouve dans le jeu vidéo, mais son origine est dans la difficulté jugée insurmontable qui a conduit le joueur à fuir dans les mondes numériques. L'essentiel est de s'attaquer aux problèmes sous-jacents susceptibles d'engendrer une implication nuisible dans le numérique afin de parvenir à surmonter ce comportement problématique. À l'inverse, une réduction contrainte du temps d'écran ne­ constituerait qu'une intervention superficielle qui a peu de­ chances d'atteindre son objectif.

Le risque de voir rabattre la souffrance adolescente sur la pathologie addictive
En France, la création d'une "addiction aux jeux video" ne changera pas le mode de prise en charge. En revanche, les lieux de prise en charge risquent d'évoluer. Jusqu'ici, les joueurs pathologiques étaient soignés dans des centres de soins polyvalents, comme les centres médicaux psychologiques (CMP) et les centres médicaux psycho pédagogiques (CMPP). Mais forts de la reconnaissance par l'OMS, les centres d'addictologie risquent de monter en première ligne en réclamant des crédits supplémentaires. Avec le risque qu'un grand nombre de jeunes ne souffrant pas à proprement parler "d'addiction aux jeux vidéo" selon la définition donnée par l'OMS, y trouvent une prise en charge impossible ailleurs, alimentant du même coup l'idée, chez leurs parents, que c'est bien d'une addiction dont il s'agit même si cela rentrera probablement très rarement dans la définition de la nouvelle classification internationale des maladies mentales.
Bref, les inconvénients de la création de cette nouvelle catégorie diagnostique l'emportent largement sur les avantages.
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Josué

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Un étudiant sur cinq passe plus de 6 heures par jour sur son smartphone

La moitié d'entre eux sont conscients des effets négatifs de cette pratique.

[size=11]Un étudiant sur cinq passe plus de 6 heures par jour sur son smartphone


TECHNO - Un étudiant sur cinq (20%) passe plus de 6 heures par jour sur son smartphone et près de sept étudiants sur dix le consultent moins de dix minutes après leur réveil, révèle un sondage Opinionway publié ce jeudi 28 juin par la Smerep.
Selon ce sondage, 37% des étudiants passent en moyenne entre 2 et 4 heures par jour sur leur smartphone. Ils sont 17% à y passer moins de 2 heures par jour et 8% plus de 2 heures.
Près d'un tiers (29%) utilisent leur téléphone moins de deux minutes après leur réveil. Et plus de 4 étudiants sur dix (44%) se sentent incapables de s'en passer pendant une journée. La même proportion (42%) se dit notamment incapable de ne pas consulter les réseaux sociaux pendant une journée.
"C'est un comportement proche d'un comportement addictif chez ces étudiants, qui ne peuvent pas lâcher leur téléphone", a commenté Jules Russick, administrateur de la Smerep (Sécu étudiante et mutuelle).
Une "addiction" qui touche aussi les lycéens
Les lycéens passent aussi beaucoup de temps sur leur mobile: un tiers y consacre entre 4 et 8 heures par jour. "Ils sont déjà beaucoup plus dépendants que leurs aînés", souligne Jules Russick. "On peut penser que le phénomène d'addiction va être encore plus prononcé que sur la population précédente".

Les jeunes se disent pourtant conscients de l'impact négatif du smartphone: ils sont 56% à penser que cette consommation affecte leur concentration, 50% leur qualité de sommeil et 45% leurs relations sociales.
C'est un des autres enseignements du sondage: plus de la moitié des étudiants (56%) et 41% des lycéens indiquent avoir des problèmes de sommeil. Un étudiant sur cinq (21%) et 12% des lycéens dorment moins de 6 heures par nuit.
Par ailleurs, la quasi totalité des étudiants (91%) déclarent subir au moins une période de stress au cours de l'année, dont 25% tout le temps.
Le sondage a été réalisé en ligne entre avril et mai 2018 auprès d'un échantillon de 1.001 étudiants représentatif des étudiants français et de 1.000 lycéens français âgés de 14 à 22 ans.

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Josué

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Les 4 moyens utilisés par les fabricants de jeux vidéo pour rendre nos enfants dépendants

La plupart des jeux auxquels jouent aujourd'hui nos enfants sont accessibles gratuitement en ligne, et leurs concepteurs y ont introduit quatre leviers pour qu'ils n'en décollent jamais!



  • Serge TisseronPsychiatre, membre de l'Académie des technologies, docteur en psychologie HDR, Univ Paris VII Denis Diderot






MIGUEL SANZ VIA GETTY IMAGES
Les 4 moyens utilisés par les fabricants de jeux vidéo pour rendre nos enfants dépendants.


Les vacances sont là et beaucoup de parents sont tentés de laisser leurs enfants jouer un peu plus aux jeux vidéo. Ce n'est pas forcément une mauvaise idée, mais attention aux dérives! Certains parents se souviennent du temps où ils achetaient leur jeu sous la forme de disquettes, puis de CD et de DVD, et où ils jouaient contre un logiciel programmé pour leur tenir tête. Mais le développement d'Internet a complètement bouleversé cette situation. La plupart des jeux auxquels jouent aujourd'hui nos enfants sont accessibles gratuitement en ligne, et leurs concepteurs y ont introduit quatre leviers pour qu'ils n'en décollent jamais! Quels sont ces moyens? Comment en protéger nos enfants?
L'aversion à la perte
C'est le premier des moyens utilisés. Imaginez que vous commenciez à jouer à un jeu de pirates. Le logiciel vous confie un navire. Vous découvrez vite que vous êtes une cible vulnérable pour des navires mieux armés joués par d'autres joueurs. Vous décidez de vous équiper : chaque canon ne coûte pas grand-chose, chaque blindage non plus, mais vous entrez dès le premier centime dans un piège qui s'appelle le "biais des fonds irrécupérables". Tant que vous n'avez pas dépensé d'argent dans un jeu, vous vous sentez libre de le quitter. Mais c'est beaucoup moins le cas si vous avez commencé à y investir ne serait-ce que 10 ou 20 €. Vous craignez de perdre irrémédiablement votre mise.
Jouer sur la frustration
Cette stratégie complète la précédente. Ces jeux sont conçus de telle façon que vous ne perdiez jamais définitivement, mais que vous ne gagniez non plus jamais complètement. Plus vous mettez de l'argent, et plus vous êtes tenté d'en mettre encore avec l'espoir de d'obtenir un gain de plaisir qui justifiera largement à vos yeux ce que vous avez dépensé pour l'obtenir. Mais tout est conçu pour que vous n'obteniez jamais cette satisfaction ! C'est ce que les concepteurs appellent "jouer sur la frustration", et la méthode s'avère efficace.
La peur de manquer quelque chose d'important
C'est ce que les Anglais appellent Fear of missing out, en abrégé Fomo, c'est-à-dire l'angoisse de rater quelque chose. Cette peur amène beaucoup de joueurs en ligne à rester connectés plus longtemps que de raison. Mais que craignent-ils au juste? D'abord de perdre le fruit de leurs efforts. C'est le premier moyen qui a été développé par les industriels dans les mondes persistants en ligne. Si vous craignez que votre personnage ou votre base soit attaquée, voire détruite pendant votre absence, vous aurez évidemment tendance à rester sur le jeu le plus longtemps possible pour parer à cette éventualité. Le second moyen utilisé ne concerne pas la peur de perdre ce qu'on a déjà gagné, mais celle de ne pas obtenir ce que l'on convoite. C'est la stratégie des "coffres aléatoires". De la même façon que les joueurs de jeux d'argent restent toujours sur la même machine dans l'espoir de récupérer l'ensemble des jetons qu'elle contient, les joueurs de certains jeux vidéo sont aujourd'hui invités à être constamment connectés à leur jeu de façon à bénéficier de cadeaux pouvant survenir à tout instant. Selon les cas, il peut s'agir d'armes exceptionnelles, de pouvoirs magiques ou de pierres précieuses avec lesquelles il est possible à l'heureux gagnant de s'acheter ce qu'il désire afin d'augmenter sa puissance dans le jeu.

Créer de l'habitude
A trop jouer au même jeu vidéo, on risque de se lasser. Pour y remédier, les concepteurs de jeux introduisent ce qu'on appelle des "quêtes journalières". A la différence des quêtes permanentes que le joueur peut accomplir à tout moment, ces quêtes ne peuvent être menées et remportées que pendant la journée où elles sont ouvertes. Elles fidélisent les joueurs en recherche de nouveautés, et alimentent chez d'autres la croyance dans la possibilité qu'auraient certaines d'entre elles de leur apporter bien plus que les quêtes régulières. D'où la pression mentale ressentie pour jouer chaque jour.
Faut-il interdire?
Ces différents procédés utilisés par les concepteurs de jeux vidéo pour rendre les joueurs addicts résultent-t-ils d'études de psychologie? Pas du tout, ce sont des moyens empiriques que les concepteurs ont découverts au fur et à mesure du développement des jeux. Le font-ils tous? Oui, et pour une raison très simple. Les entreprises qui ont la possibilité de retenir leurs clients plus longtemps en tirent un meilleur profit. Et comme la création de jeu vidéo obéit à une logique capitalistique, il est normal que toutes les entreprises qui veulent devenir compétitives utilisent ces moyens. Autrement dit, pour chacune d'entre elles, "il faut le faire parce que d'autres le font".
En même temps, comprenons bien que les moyens utilisés par les fabricants de jeux vidéo sont ceux qui sont omniprésents, sous une forme ou sous une autre, dans l'ensemble de la publicité. À moins de vouloir interdire ces moyens dans tous les domaines où ils sont utilisés, qu'il s'agisse de la vente de voitures automobiles, de produits cosmétiques ou d'aliments, il n'y a aucune raison d'imaginer, et encore moins de vouloir, que ces procédés soient interdits dans le domaine du jeu vidéo. Bien entendu, l'achat de produits dans un magasin est une action forcément ponctuelle qui se déroule hors de chez soi, alors qu'il est possible de rester toute une journée devant un ordinateur. Mais n'oublions pas qu'il existe aussi des sites d'achats et d'enchères en ligne disponibles à toute heure du jour et de la nuit, et qui utilisent les mêmes stratégies.
Comment protéger nos enfants?
Le meilleur remède semble bien être, une fois de plus, l'éducation... des parents ! Car la plupart ont une vision extrêmement simpliste des jeux vidéo. Soit ils envisagent qu'il s'agit d'une activité abrutissante et désocialisante, et ils interdisent alors tous les jeux. Soit ils pensent que l'esthétique de certains jeux est riche, et que jouer à plusieurs développe l'esprit collaboratif, et ils acceptent que leurs enfants s'y adonnent sans se rendre compte du risque qu'ils y courent, et donc sans les mettre en garde contre leurs dangers.
Il est donc essentiel que les pouvoirs publics lancent une campagne d'information sur les procédés utilisés par les fabricants afin que tous les joueurs soient conscients des logiques qui les organisent. Bien entendu, tous n'en sont pas victimes. L'addictivité, c'est-à-dire le risque de se rendre dépendant d'un produit addictogène, est liée à un grand nombre de facteurs, incluant notamment la configuration génétique et biologique de chacun, son histoire personnelle, notamment traumatique, et son environnement social. Mais nous protégerons bien mieux nos enfants des risques propres aux jeux vidéo en leur apprenant à les identifier, et à en parler.

Josué

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Pourquoi les ados sont particulièrement vulnérables au harcèlement par des Youtubeurs

Ces vidéastes répondent parfaitement au besoin d'être reconnu.


  • Par Marine Le Breton






DADO RUVIC / REUTERS
Pourquoi les ados sont particulièrement vulnérables au harcèlement par des Youtubeurs


PSYCHOLOGIE - Elles ont 14, 15, 16 ou 17 ans et ont vécu des histoires de harcèlement en ligne similaires. Alerté par un message du Youtubeur Squeezie, Le Parisien a dévoilé mercredi 8 août des témoignages d'adolescentes harcelées par des Youtubeurs.
Ces jeunes femmes accusent plusieurs stars du réseau social, parmi lesquelles Wass Freestyle ou Anthox Colaboy, de leur avoir fait des propositions douteuses, envoyé des messages insistants, invité à venir à leur domicile pour l'un d'entre eux.
Si les récits varient sensiblement, l'un des points communs est l'âge des utilisatrices de Youtube, toutes mineures.
Sont-elles particulièrement vulnérables, parce que si jeunes?
Relation de proximité
"Vulnérabilité" est en tout cas l'expression employée par Squeezie dans son tweet qui a mis le feu aux poudres lundi 6 août.

Mikael

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MODERATEUR
que de les diaboliser, il est préférable d’intégrer les écrans dans une démarche éducative, en accompagnant l’enfant dans son utilisation.
«Pas d’écrans avant trois ans». Voilà déjà dix ans que le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) lançait sa première campagne sur les risques d’une exposition précoce aux écrans. Un message qui s’apprête à être de nouveau relayé à la télévision et à la radio ce mois-ci, avec l’approbation de la ministre de la Santé. «Nous voyons aujourd’hui combien cette alerte était nécessaire et combien cet enjeu est toujours d’actualité», a souligné Agnès Buzyn jeudi, à l’occasion d’une conférence de presse.
Les enfants sont aujourd’hui exposés dès le plus jeune âge à un arsenal numérique. Tablette, ordinateur, télévision, smartphone... Les familles possèdent en moyenne pas moins de cinq écrans. Cette révolution technologique, accessible à tous (ou presque), a assurément bouleversé notre façon de communiquer, de consommer, d’apprendre. Mais, faute de recul suffisant, il est encore bien difficile d’évaluer les conséquences de ce changement sur les jeunes enfants.
» LIRE AUSSI - Pas d’écrans avant trois ans: un enjeu de santé pour Agnès Buzyn

Josué

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[size=44]Les ados et leur smartphone, un couple à surveiller[/size]
 Mathilde de Robien | 25 octobre 2018

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Un sondage réalisé par BVA pour la marque de téléphonie mobile Wiko révèle que 18% des 15-17 ans ont déjà reçus ou envoyés des « sextos » ou des « nude ».


Cela ne fait plus de doutes. Un sondage BVA mené auprès de plus d’un millier d’adolescents souligne comment le téléphone est devenu un outil omniprésent dans leur vie sentimentale. Pour le meilleur et pour le pire. Ainsi, 62% des adolescents équipés, et même 73% des 16-17 ans, reconnaissent qu’un smartphone est incontournable pour entretenir sa vie sentimentale. 10% des adolescents reconnaissent même l’avoir utilisé pour rencontrer quelqu’un.
Et il n’est pas question uniquement de sentiments. Finies les relations où deux jeunes enfants « amoureux » se tiennent chastement par la main ou volent un baiser. Selon l’étude, 39% des 12-14 ans indiquent que les messages à connotation sexuelle constituent une pratique répandue chez les adolescents. Chez les 15-17 ans, ils sont 18% à avoir déjà reçu ou envoyé des « sextos » ou des « nude ». Les « sextos », combinaison des mots « sexe » et « textos », sont des messages au contenu sexuel ou érotique, et les « nude », des photos de personnes dévêtues.

Une évolution dont témoigne également Béatrice Bergeras, formatrice en éducation affective et sexuelle et fondatrice de l’association « Aimer, ça s’apprend » : « En 10 ans, c’est les relations entre les jeunes ont profondément changé à cause des téléphones portables ». Les smartphones, les réseaux sociaux, Internet, entretiennent l’érotisation de la jeunesse, dans la mesure où ils fournissent un mode de communication sans limite, sans pudeur, sans entrave. Ils génèrent des phénomènes de groupe qui entraînent les adolescents vers des gestes inappropriés, de plus en plus osés. « Et si les filles ne rentrent pas dans le jeu, elles sont déconsidérées, ce ne sont pas des filles qui osent », souligne la formatrice pour expliquer l’emballement généralisé. Une fille ne veut surtout pas perdre son petit copain, et est prête, pour cela, à aller toujours plus loin.

Que faire ?


Selon Béatrice Bergeras, la pornographie, les films violents et les jeux vidéo non adaptés, sont responsables de cette explosion de la sexualité, omniprésente chez les adolescents, et dans tous les milieux sociaux. Si, à une époque, certains se sentaient plus protégés, moins concernés, ce n’est plus le cas. Ecole, activités sportives, scoutes ou culturelles, sont des lieux où la pornographie s’infiltre via les smartphones.
Face à ces phénomènes, Béatrice Bergeras recommande en premier lieu de s’interroger, avant de munir son enfant d’un smartphone, sur son utilité. L’accès à Internet est-il primordial ? Un simple téléphone ne ferait-il pas l’affaire ? Ensuite, parler à son enfant, les mettre en garde, insister sur le fait que leur corps leur appartient et que personne n’a le droit d’y toucher, que le corps est sacré, intime et ne s’expose pas, parce qu’il est un trésor qui, lorsqu’il sera plus grand, accueillera ou donnera la vie.

Josué

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Administrateur
Trop de temps passer à jouer aux vidéo, sur le téléphone ou devant la télévision serait lié à des niveaux plus élevés d'anxiété ou de dépression chez les enfants, selon une nouvelle étude. Et ce dès l'âge de 2 ans et à partir d'une heure par jour.

Une heure quotidienne. C'est la durée d'exposition aux écrans qu'il suffirait pour que les enfants et les adolescents commencent à perdre leur curiosité, à avoir moins de contrôle de soi, moins de stabilité émotionnelle et de plus grandes difficultés à terminer des tâches, selon un rapport publié ce mois-ci dans les Preventative Medicine Reports. Les chercheurs de l'Université d'État de San Diego et de l'Université de Géorgie (États-Unis) se sont penchés sur le lien entre le temps passé devant un écran et les diagnostics d'anxiété et de dépression chez les plus jeunes. Leurs résultats confirment de précédentes études, qui montraient que l'excès d'écrans rend les enfants plus dépressifs.

« Les recherches précédentes sur les associations entre le temps passé devant un écran et le bien-être psychologique des enfants et des adolescents étaient contradictoires, ce qui a amené certains chercheurs à s'interroger sur les limites du temps passé à l'écran suggérées par les organisations de médecins », déclarent dans leur étude la psychologue Jean Twenge et le professeur de psychologie Keith Campbell. La société canadienne de pédiatrie recommande par exemple de limiter, de 5 à 17 ans, le temps passé devant un écran à deux heures par jour. En France, la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives conseille de s'appuyer sur la règle des 3-6-9-12, développée par Serge Tisseron.

Mikael

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MODERATEUR
MODERATEUR

Une étude américaine montre que limiter sa consommation de réseaux sociaux à 30 minutes par jour aiderait à aller mieux.

Quel rôle jouent les réseaux sociaux dans notre bien-être ? C'est la question que se sont posé les chercheurs de l'Université de Pennsylvanie. Ils ont étudié des étudiants de 18 à 22 ans, en comparant des moments où ils utilisent les réseaux librement, et d'autres où leur consommation est limitée. Résultat ? On se sent mieux quand on les utilise moins.

FACEBOOK RIME AVEC DÉPRESSION

Aux Etats-Unis, 68% des adultes ont un compte Facebook, dont 75% le consultent au moins une fois par jour. Des recherches ont déjà prouvé que l'usage de Facebook et d'Instagram était directement lié à des symptômes de dépression. Un usage intense de Facebook fait même baisser l'estime de soi et accroît le sentiment d

Josué

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Administrateur
https://www.topsante.com/forme-bien-etre/bien-dans-ma-peau/estime-de-soi/reseaux-sociaux-limitez-votre-consommation-a-30-minutes-par-jour-629269?utm_campaign=achat&utm_source=welcome-media&utm_medium=newsletter

papy

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Des moins jeunes sont aussi accro au portable et même au restaurant des couples ne se parlement même pas chacun consulte son portable.

Josué

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Administrateur
[size=33]Addiction: Passer trop de temps devant les écrans modifie le cerveau des enfants[/size]

ECRANS Un usage abusif des écrans modifie le cerveau des enfants selon une étude américaine qui a étudié 4 500 enfants de 9 et 10 ans…

JLD
 
Publié le 10/12/18 à 10h18 — Mis à jour le 10/12/18 à 11h44



Photo d'illustration - Un enfant en bas âge face à un écran d'ordinateur. — Alex Segre/Shutterstock/SIPA
Passer beaucoup de temps sur les écrans modifierait le cerveau des enfants selon une étude menée par les Instituts nationaux américains de santé (NIH) et relayée par la chaîne CBS.

C’est 4 500 bambins de 9 et 10 ans qui ont été examinés par la NIH pour voir si une durée excessive devant les jeux vidéo ou internet avait une influence sur la croissance de leurs cerveaux. Résultat sans appel, le cerveau des enfants passant trop de temps sur les écrans (plus de sept heures par jour quand même) a des « tracés différents » sur les images par résonance magnétique (IRM) prises.

Le smartphone peut devenir une addiction 


L’IRM a montré un amincissement prématuré du cortex, considéré comme un processus de vieillissement. Mais selon une responsable de cette étude, attention aux conclusions hâtives : « Nous ne savons pas si c’est causé par le temps passé devant les écrans. Nous ne savons pas encore si c’est une mauvaise chose. »


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[ltr]Un enfant collé à l'#écran n'expérimente pas les objets réels, ne raisonne pas et donc ne développe pas le langage https://buff.ly/2FBMyvw  #education #EM[/ltr]


Egalement visé, le smartphone, qui pourrait avoir un effet addictif, stimulant le dégagement de dopamine, la fameuse hormone du plaisir. C’est cette fois-ci des cerveaux d’adolescents, en train de regarder Instagram, qui ont été étudiés.

Bref, il est temps d'écouter vos grands-parents : « De notre temps, on s'amusait avec des bâtons et un caillou et on était heureux. »

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