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L'avenir sera caniculaire

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1 L'avenir sera caniculaire le Jeu 22 Aoû - 15:00

Josué

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Administrateur
Rappel du premier message :

L'avenir sera caniculaire
Le Point.fr - Publié le 22/08/2013 à 08:37 - Modifié le 22/08/2013 à 14:42
Quasiment inconnues voilà 50 ans, les canicules extrêmes vont se généraliser et pourraient s'abattre sur 85 % de la planète à la fin du siècle.
l a fait chaud cet été ? Vous n'avez encore rien vu. Les canicules extrêmes sont appelées à se répandre sur Terre. Récemment, certains se sont moqués de Laurent Cabrol (Europe 1) qui avait émis la prévision, au printemps dernier, d'un été pourri. Mais au regard de l'avenir, il n'a pas tort, l'été a été "frisquet". En effet, une étude récemment publiée dans Environmental Research Letters affirme que les étés les plus chauds d'aujourd'hui seront les étés les plus froids de 2100. Menée conjointement par l'Institut de Potsdam pour l'impact climatique et par l'université Complutense de Madrid, cette étude promet des vagues de chaleur estivales de plus en plus nombreuses, sur des régions de plus en plus vastes.

Aujourd'hui, 5 % des terres émergées subissent des coups de chaud estivaux dépassant de loin les moyennes habituelles. Nous en avons eu des exemples récents en Europe (2003), en Grèce (2007), en Australie (2009), en Russie et au Texas (2010), et aux États-Unis (2012). Dans seulement sept ans, c'est-à-dire en 2020, les régions concernées doubleront. Et, en 2040, 20 % de la Terre cuira régulièrement. C'est énorme et il n'y a aucun moyen d'y échapper, car la forte teneur atmosphérique en gaz à effet de serre nous y condamne aussi certain que la récession nous condamne au chômage...

Vers un nouveau régime climatique ?

Mais les scientifiques prévoient pire encore pour la fin du siècle si l'homme ne fait rien pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre, ce qui semble le plus probable : c'est alors 85 % de la planète qui serait systématiquement soumise à des canicules estivales de grande ampleur. "Nous entrerions alors dans un nouveau régime climatique", avertit Dim Coumou l'un des signataires de l'étude. Et de rappeler qu'à chaque modification climatique, les conséquences ont été phénoménales pour les espèces vivantes et l'homme. Les auteurs du rapport promettent encore des pertes de récolte, des incendies de forêt et des vagues de morts dues à la chaleur dans les villes bondées.

Cette étude n'est pas la première du genre, elles sont nombreuses à prévoir l'augmentation des canicules. Il y a de moins en moins de scientifiques climato-sceptiques pour les contester. Depuis longtemps, Claude Allègre ne s'exprime plus sur le sujet. Et si un tiers des Français doutent encore du réchauffement ou de l'implication humaine dans celui-ci, ils se recrutent surtout chez les non-diplômés et les plus de 70 ans (Baromètre d'opinion sur l'énergie et le climat en 2013). Bref, pour une résidence les pieds dans l'eau, mieux vaut choisir la Bretagne que la Côte d'Azur...


51 Re: L'avenir sera caniculaire le Sam 26 Aoû - 8:31

Mikael

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J'ai vu a la télévision ce glissement de terrain, c'est impressionnant quand la nature ce met en colère.

52 Re: L'avenir sera caniculaire le Sam 4 Nov - 9:00

Josué

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Administrateur
[size=36]La Terre sera « toastée, rôtie et grillée » faute d’action contre le changement climatique[/size]
26 octobre 2017 13 h 45 min·

 
C’est ce qu’a déclaré Christine Lagarde, patronne du FMI, lors d’une conférence économique d’envergure à Riyadh, en Arabie Saoudite.
 
Si le monde veut préparer un avenir qui « ressemble à une utopie plutôt qu’à une dystopie », a-t-elle insisté, il faut lutter contre le réchauffement conformément aux Accords de Paris, mais aussi contre les inégalités dans les pays où il y a des « haves » et des « have nots » (les « ayants » et les « n’ayant rien » de la terminologie socialiste), ainsi que les inégalités entre hommes et femmes.
 
Et d’inciter l’Arabie Saoudite à promouvoir le travail des femmes.
 
Encore un peu, et on nous dira que cela permettra au désert arabique de fleurir !

53 Re: L'avenir sera caniculaire le Ven 24 Nov - 14:31

Josué

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Administrateur
C’est dans la revue Bioscience que 16.000 scientifiques appartenant à 184 pays ont publié une lettre adressée à toute la planète pour sauver l’environnement. Surprise, sur les neuf indicateurs censés indiquer un danger imminent, le réchauffement climatique apparaît à peine. Un enterrement de première classe.
 
Qui sont ces 16.000 scientifiques, quels sont leur spécialité et leur niveau d’autorité, quels sont ces 184 pays ? On ne le saura pas. L’essentiel est de faire masse pour impressionner le public. La science nous écrit une lettre. Elle nous dit que l’environnement est en danger, qu’il faut sauver la planète d’urgence. En 1992 déjà, l’ONG « Union of concerned scientists » (ce qu’on peut traduire par l’union des scientifiques préoccupés) avait émis un avertissement des scientifiques du monde à l’humanité. Rien que ça ! 25 ans plus tard, rebelote, voici le deuxième « avertissement », et Thomas Newsom, professeur à l’Université Deakin en Australie, qui a signé cette lettre avec d’autres, nous prévient : « Bientôt, il sera trop tard pour inverser cette tendance dangereuse ».
 

Une grande peur, 16.000 scientifiques, 9 indicateurs
 
On est habitué à ce genre de discours. Il entend faire peur au troupeau pour qu’il vote bien. En 1969 déjà, U Thant, alors secrétaire général de l’ONU, disait à propos d’environnement : « Nous avons dix ans pour sauver la planète ». Sur cette vieille pensée, voici cependant des vers nouveaux. Si le processus en cours reste bien d’amener les terriens à un patriotisme planétaire et par là à l’obéissance à la gouvernance mondiale, le moyen ordinaire de la propagande écologiste, id est le changement climatique, se trouve relégué parmi d’autres, comme s’il s’agissait de l’abandonner à terme.
 
Les « 16.000 scientifiques » du monde entier ont en effet choisi, pour convaincre la planète du danger imminent, neuf indicateurs dont huit sont « au rouge », et le réchauffement climatique n’arrive qu’en huitième position sous la dénomination modeste de « changement des températures ».
 

En matière d’environnement, on peut se prévaloir de son erreur
 
Le premier de ces indicateurs est l’épaisseur de la couche d’ozone stratosphérique. Nos « 16.000 scientifiques » le décrètent au vert pour montrer leur impartialité. On sait en effet que la couche d’ozone n’a jamais été menacée, que les trous qu’on y relève à la verticale des pôles sont un phénomène cyclique, et que le Néerlandais Paul Crutzen, qui avait obtenu en 1995 le prix Nobel de Chimie pour avoir expliqué la prétendue disparition de l’ozone stratosphérique par l’action supposée des atomes de chlore libérés en haute atmosphère par la dissociation des gaz chlorofluorocarbones (CFC), avait reconnu son erreur quelques années plus tard. Il n’en reste pas moins que nos « 16.000 scientifiques » reprennent comme du bon pain l’erreur d’il y a vingt ans. Voilà en effet ce qu’en dit la presse : « Au cours des années 70, les substances chimiques produites par l’homme ont rapidement épuisé la couche d’ozone. En 1987, le Protocole de Montréal est signé pour tenter de résoudre mondialement le problème. En respect de ce protocole, les émissions de gaz appauvrissant la couche d’ozone et les ressources naturelles diminuent considérablement, après avoir atteint un sommet fin des années 80. La couche d’ozone devrait d’ailleurs bénéficier d’une récupération importante d’ici le milieu de ce siècle, selon une étude de 2014 ».
 
Retenez cette attitude caractéristique : au lieu de reconnaître une erreur, les « 16.000 scientifiques » s’appuient sur cette erreur pour justifier la politique qu’ils ont préconisée et la présenter comme efficace : puisque nous aurions eu raison sur la couche d’ozone, il faut nous écouter pour le reste.
 

De quoi faut-il sauver la planète ?
 
Les huit autres indicateurs sont de nature, de pertinence et de poids différents. Premier groupe, les constatations exactes, mais dont les effets nocifs sur la planète ne sont pas démontrés : les émissions de CO2 ont augmenté depuis les années soixante, la population mondiale aussi. Ce sont des faits. Mais sur quels critères peut-on s’appuyer pour déclarer cela mauvais ? Ici, les « 16.000 scientifiques » montrent simplement leur préjugé malthusien.
 
Deuxième groupe, qui n’a qu’un élément, celui des affirmations générales floues dont on ne peut tirer nulle conclusion. C’est le cas de la « disponibilité de l’eau ». On lit que « Depuis 25 ans, la quantité d’eau potable disponible par habitant dans le monde a diminué de 26 % ». En admettant que cette mesure soit juste (comment a-t-elle été faite, grands dieux!), quel sens peut-elle avoir ? Une diminution de l’eau disponible dans les régions où elle est pléthorique ne présente aucun inconvénient, et à l’inverse, on sait que, par exemple, au sud du Sahara, d’importants travaux de captage et d’irrigation ont été menés. Une valeur moyenne n’a donc strictement aucune importance. Ce qui peut en avoir c’est le partage de l’eau sur le cours inférieur d’un fleuve dont une puissance s’est approprié le cours supérieur.
 

Une lettre qui contient des éléments discutables
 
Voici maintenant le groupe des constations discutables et des phénomènes réversibles. S’y trouvent la pêche, les zones mortes maritimes et la déforestation. Celle-ci en particulier est préoccupante, dans les régions tropicales et équatoriales et les pays du tiers monde. Depuis 1960, la décolonisation a permis le pillage d’une forêt pluviale jusque-là protégée par l’administration coloniale, brutalement livrée à l’exploitation des marchands de bois, par exemple, en Côte d’Ivoire, André Lévy, père du riche héritier Bernard-Henri Lévy. Des dizaines et des dizaines de millions d’hectares sont ainsi partis en meubles et plaquages. Est-ce une catastrophe ? Pour l’esthétique et l’environnement local, sûrement. Pour les grands équilibres du climat, nul ne le sait. Les spécialistes ne savent pas comparer le bilan carbone d’un hectare de sorgho et d’un hectare de forêt amazonienne.
 

L’homme peut en effet agir sur son environnement
 
Même chose pour la pêche : sans doute la pression sur les océans est-elle forte, « en particulier dans les régions côtières », mais c’est une question de police : le courant de l’Amazone, et plus encore celui du Sénégal, sont victimes de prédateurs faute de garde-côtes, alors que la ressource halieutique du grand banc de Terre neuve se reforme.
 
Idem encore pour les « zones mortes maritimes ». Les « seize mille scientifiques » ont beau nous asséner en leur aimable jargon que le nombre des zones « hypoxiques », c’est-à-dire pauvres en oxygène, s’accroît (« plus de 600 en 2010 selon une étude »), on voit bien, par le simple exemple de la Méditerranée, qu’une politique sérieuse (en l’occurrence celle de la France) suffit à faire revenir en quelques années la faune et la flore.
 

16.000 scientifiques enterrent des espèces vivantes
 
Le dernier groupe contient les éléments de langage du grand mythe de la grande catastrophe qui menacerait la planète et son environnement. Le premier élément est la chute de la biodiversité. En voici un extrait : « La biodiversité mondiale disparaît à un rythme alarmant et les espèces de vertébrés s’effondrent rapidement. Collectivement, les poissons, amphibiens, reptiles et oiseaux ont diminué de 58 % entre 1970 et 2012. Selon une étude publiée cette année, les populations d’eau douce, marine et terrestre ont diminué respectivement de 81 %, 36 % et 35 % ». Voilà. Tel quel. Acceptez le paquet, bonnes gens. Ce que cela peut vouloir dire, mystère. Comment c’est obtenu ? Mystère et boule de gomme. Mais quand même, de tels pourcentages, ça prouve qu’il y a un problème ! Et tant pis si l’on découvre chaque jour une nouvelle espèce, et si l’on en reconstitue d’autres. C’est un article de foi, à professer pour se convaincre que l’homme est mauvais et qu’il doit décroître.
 

Revoici par la petite porte l’increvable réchauffement climatique
 
Enfin, last, not least, le changement de températures. Quand même. Dans un coin, profil bas, mais quand même. On ne prétend plus en faire l’alpha et l’oméga du dogme terroriste écologiste, mais on glisse en passant que « Les dix années les plus chaudes jamais enregistrées se sont produites depuis 1998, l’année 2016 en tête ». Nous avons cent fois fait litière à Reinformation.tv de ce mensonge. Mais la raison ni les mesures ne peuvent rien contre la propagande aux cent gueules. A son rang, désormais subalterne, le réchauffement climatique continue à nourrir la grande peur puisqu’il entraînera, l’humanité soumise ne doit pas en douter « une baisse des principales cultures vivrières dans le monde, une augmentation de l’intensité des événements climatiques » et l’élévation « du niveau de la mer ». Le mot « vivrières » et la référence aux typhons le suggèrent : le réchauffement climatique est discriminatoire, il s’attaque d’abord au tiers monde tropical.
 

54 Re: L'avenir sera caniculaire le Dim 7 Jan - 18:20

Josué

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[size=39]Vague de chaleurs en Australie : Melbourne menacée par les flammes[/size]
>[size=10][size=10]Ma Terre / Environnement[/size]|Le Parisien|06 janvier 2018, 16h04|0[/size]
L'épisode caniculaire augmente le risque d'incendie dans la région.(Illustration) PETER PARKS / AFP





[size=23]Le risque d’incendie est très élevé ce week-end dans les régions du sud et de l’est de l’Australie.

[size=16]Alerte incendie dans l’est et le sud de l’Australie. Le bureau national de météorologie redoute un risque sévère de départ de feux en raison d’un temps sec, de vents violents et d’une vague de chaleurs impressionnante.
Dans certaines régions, les températures devraient atteindre jusqu’à 46 degrés. L’Etat de Victoria est particulièrement touché. D’après [size=16]Euronews, 400 foyers ont été privés d'électricité et 50 incendies recensés. Le bitume a même fondu sur un tronçon d’autoroute de 10 km.

La capitale de cet Etat, Melbourne, est également concernée. Selon ABC, un feu de brousse a endommagé une maison ainsi que plusieurs abris et clôtures dans le sud-est de la ville. La menace se serait pour l’heure estompée, selon les pompiers, en raison d’un rafraîchissement.








Les autorités locales appellent les habitants à rester prudents et à ne pas allumer un feu dans les bois, les forêts et les landes. Il est également conseillé de ne pas utiliser des machines électriques près de l’herbe et des arbres.
«Il y a beaucoup de gens qui sont toujours en vacances sur les rivières et le long des zones côtières. Ils doivent s’informer sur les plans de survie en cas d’incendie de forêts pour éviter le pire», a indiqué Greg Nettleton, chef des pompiers de l’Australie méridionale.
[/size][/size][/size]

55 Re: L'avenir sera caniculaire le Dim 7 Jan - 18:41

BenFis

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Josué a écrit:
 
C’est ce qu’a déclaré Christine Lagarde, patronne du FMI, lors d’une conférence économique d’envergure à Riyadh, en Arabie Saoudite.
 
Si le monde veut préparer un avenir qui « ressemble à une utopie plutôt qu’à une dystopie », a-t-elle insisté, il faut lutter contre le réchauffement conformément aux Accords de Paris, mais aussi contre les inégalités dans les pays où il y a des « haves » et des « have nots » (les « ayants » et les « n’ayant rien » de la terminologie socialiste), ainsi que les inégalités entre hommes et femmes.
 
Et d’inciter l’Arabie Saoudite à promouvoir le travail des femmes.
 
Encore un peu, et on nous dira que cela permettra au désert arabique de fleurir !
Pas une fois la gente dame ne parle de s'attaquer au problème démographique... et on sait pourquoi! Suspect

56 Re: L'avenir sera caniculaire le Sam 13 Jan - 6:02

Josué

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Administrateur
[size=36]Plus il fait froid, plus la Terre se réchauffe : le grand froid, il fallait s’y attendre selon Al Gore[/size]
8 janvier 2018 18 h 30 min·

 
Sous le coup d’une vague de froid polaire, bloqués par des blizzards tels qu’on n’en avait pas vus depuis des dizaines d’années, les Etats-Unis se battent contre la glace et ses habitants sont mis en garde : il suffit de 30 minutes d’exposition aux conditions de températures extrêmes pour avoir la peau gelée. Mais tout cela, c’est la faute au « changement climatique » : si le temps devient plus froid, c’est que la Terre se réchauffe. Pour l’inventeur de la taxe carbone, l’ancien vice-président de Bill Clinton, Al Gore, il fallait même s’y attendre.
 
C’est dans un tweet publié le 4 janvier qu’il expliquait : « Il fait un froid de gueux dans certaines parties des Etats-Unis, mais le climatologue Michael Mann explique que c’est exactement ce que nous devions attendre de la crise du climat. »
 
Notez que tous ces scientifiques et politiques évitent désormais de parler de « réchauffement climatique » en tant que tel, préférant les termes de « changement climatique », ce qui les expose moins à un accueil… glacial de la part de ceux qui multiplient duvets et doudounes pour tenir le coup. Reste que c’est bien le réchauffement qui est accusé.
 

« Il fallait s’y attendre », dit Al Gore… qui ne l’avait pas prévu
 
Si c’était tellement prévisible, s’il fallait s’attendre à ces coups de gel spectaculaires, que ne nous l’a-t-on pas dit plus tôt ? Al Gore lui-même, dans son film Une vérité qui dérange – doté de l’Oscar du meilleur documentaire, ce n’est pas rien – n’y fait pas le moins du monde allusion. Pourtant, sa mise en garde alarmiste contre la montée des océans date de 2006, il y a une petite douzaine d’années, rien à l’échelle de l’histoire de la planète et en tout cas assez peu pour permettre des prédictions un tant soit peu réalistes si les modèles climatologiques utilisés par les réchauffistes ont quelque valeur.
 
Nulle part le film ne parle du froid intense et des records d’enneigement qu’allaient subir les Etats-Unis ou l’Italie cette année. Il promettait au contraire une montée des mers de plus de 6 mètres « dans un proche avenir » en raison de la fonte des glaciers du Groenland et de l’Antarctique occidental, tout comme la fonte de la neige sur le Mont Kilimandjaro. Et la mort des ours polaires bien sûr, faisant des kilomètres à la nage et en vain pour trouver de la glace.
 
Quatre ans plus tard, en 2010, Al Gore devait déjà trouver une explication aux chutes de neige plus intenses enregistrées cette année-là : c’était le réchauffement climatique d’origine anthropique ou en tout cas, l’affaire n’était pas « incompatible » avec celui-ci. Chose qu’il n’avait même pas imaginée moins d’un an plus tôt puisqu’en 2009, l’ex vice-président affirmer encore que la neige et la glace étaient en état de disparition rapide dans le monde entier.
 

Le grand froid polaire aux Etats-Unis relié au réchauffement – mais sans que personne n’avance une explication
 
Aujourd’hui, les climatologues sont nombreux à faire un lien entre le réchauffement et le froid polaire sévissant aux Etats-Unis – mais ce sont des paroles, sans plus, puisqu’ils avouent tout à fait honnêtement qu’ils ne comprennent pas bien la relation entre les deux phénomènes. Une honnêteté au mieux partielle puisque la relation, ils la donnent sans vergogne pour établie.
 
Ainsi l’« explique » Marlene Kretschmer, chercheuse à l’Institut de recherches Potsdam sur les effets du changement climatique fondé par Hans Joachim Schellnhuber, celui-là même qui avait participé à la présentation de Laudato si’… « Il existe un consensus important pour dire que l’Arctique joue un rôle : on ne sait tout simplement pas quelle est l’étendue exacte de ce rôle », a-t-elle déclaré : « Nous essayons de comprendre ces processus dynamiques qui mènent vers des hivers froids. »
 
L’aveu de n’y rien comprendre – et c’est bien de cela qu’il s’agit – ne les empêche pas de vouloir peser sur la manière de vivre de l’humanité tout entière, même lorsque ce qu’ils disent est démenti par l’expérience de chacun. Et seuls les climatosceptiques osent la question : si les Etats-Unis et d’autres pays avaient mis en œuvre les promesses du protocole de Kyoto au cours des années 1990, aurait-on eu moins froid en cet hiver 2017-2018, faute de ce « Bombcyclone » ?
 

La Terre se réchauffe selon Al Gore ; mais le froid est dû à un air « inhabituellement froid »
 
Plusieurs scientifiques récusent, faits à l’appui, l’invocation du réchauffement pour expliquer le refroidissement. Ainsi, le climatologue Roger Pielke Sr explique l’épisode de froid venu du Nord-Est aux Etats-Unis et au Canada par un gradient de température horizontale exceptionnellement élevé dans la troposphère. « Cela a eu un effet de ‘bombe’ à cause d’air inhabituellement froid », assure-t-il.
 
Selon Joe Bastardi de Weatherbell, le procédé d’accusation du réchauffement est malhonnête. « Ce sont des insanités et de la tromperie caractérisées que de dire au public que des événements qui ont eu lieu à de multiples reprises sans qu’on les attribue au changement climatique en relèvent maintenant : ce n’est pas de la science, c’est de la sorcellerie. PAS LA MOINDRE PREUVE. C’est du racolage au climat, rien de plus. Tout cela s’est produit d’innombrables fois, ce n’était pas du réchauffement climatique alors et ça ne l’est pas davantage aujourd’hui. L’utilisation sérieuse des schémas passés faisait prédire un froid vif et précoce dès OCTOBRE. J’ai tweeté cela des douzaines de fois en montrant les années analogues que j’ai utilisées – elles remontent à une époque où il n’y avait pas de CO2 » (supplémentaire).
 
D’autres scientifiques ont observé que le froid est lié tout simplement à l’hiver, tandis que le climatologue Cliff Mass de l’université de Washington observe que les vagues de froid ont été moins nombreuses au cours de ces 50 dernières années alors que selon les explications actuelles, la montée du CO2 aurait dû les multiplier.
 

Les théories sur le froid et le chaud restent à l’état de théorie, mais les réchauffistes ont des certitudes
 
En soi, l’idée qu’un réchauffement polaire, en rendant le jet stream plus incertain, puisse avoir un effet sur les courants d’air froid en les augmentant dans certaines zones n’est pas forcément absurde. Mais cela reste à l’état de théorie, et reste incompatible avec les températures actuellement observées au pôle et la situation pourrait même provoquer, selon une théorie inverse, une ondulation moindre du jet stream qui provoquerait un réchauffement des zones impliquées dans les coups de froid aux Etats-Unis.
 
L’important, c’est de noter qu’aujourd’hui aucune preuve n’existe pour dire que le « réchauffement » provoque le grand froid aux Etats-Unis mais que les réchauffistes utilisent absolument tous les événements climatologiques, fût-ce de manière contradictoire, pour justifier leur thèse.
 

Anne Dolhein

57 Re: L'avenir sera caniculaire le Lun 15 Jan - 15:30

Lechercheur


Les grands de ce monde prennent quand même conscience que la terre va mal.

58 Re: L'avenir sera caniculaire le Mar 31 Juil - 19:44

papy

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Après un mois de juillet exceptionnel, les experts attendent de nouvelles hausses du mercure dans les années qui viennent.

C'est désormais officiel. Avec une température moyenne de 23,1 degrés, le mois de juillet 2018 est le troisième mois de juillet le plus chaud jamais enregistré par Météo France, dont les données les plus anciennes remontent à 1900. Depuis le 24 juillet, la chaleur caniculaire touche tout particulièrement le nord et l'est du pays, note l'Institut. Le 26 juillet dernier, la température a d'ailleurs atteint 37,6 degrés à Lille. Un record pour la ville. Mais après le Nord, c'est maintenant le Sud-Est de la France qui voit la canicule se profiler à l'horizon.  

59 Re: L'avenir sera caniculaire le Mer 1 Aoû - 6:44

Josué

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Administrateur
Météo France annonce pour aujourd'hui un pic de chaleur.

60 Re: L'avenir sera caniculaire le Sam 4 Aoû - 12:55

Josué

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Administrateur
Canicule: un réacteur de la centrale nucléaire de Fessenheim mis à l'arrêt
Par Challenges.fr le 04.08.2018 à 11h41
Au total, samedi à 11H00, quatre réacteurs de centrales nucléaires en France étaient arrêtés en raison de la canicule: un à Fessenheim, deux à la centrale de Bugey dans l'Ain et un dans celle de Saint-Alban en Isère, a détaillé un porte-parole d'EDF.

61 Re: L'avenir sera caniculaire le Mar 7 Aoû - 9:44

Josué

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Administrateur
Canicule: ce mardi est le dernier (et pire) jour de chaleur, mais attention aux orages

Météo France a placé 66 départements en vigilance orange ce mardi matin.



MÉTÉO - Encore "une journée à tenir": le pic de chaleur va être atteint ce mardi 7 août dans plusieurs régions, avec à nouveau des restrictions de circulation, avant des orages et une chute des températures qui permettront de mieux respirer.
Soixante-six départements sont placés en vigilance orange par Météo France.

62 Re: L'avenir sera caniculaire le Mar 7 Aoû - 13:30

chico.

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Canicule : cette clim qui surchauffe la planète
En ces jours caniculaires, la tentation est grande : acheter une clim. Mais le remède pourrait s'avérer dévastateur pour la planète, annonce l'Agence internationale de l'énergie. Par Michel Revol
Modifié le 07/08/2018 à 09:16 - Publié le 16/05/2018 à 17:15 | Le Point.fr
Vue de Seoul, la capitale de la Coree du Sud. Le pays est le troisieme du monde en nombre de climatiseurs par habitant.
Vue de Séoul, la capitale de la Corée du Sud. Le pays est le troisième du monde en nombre de climatiseurs par habitant.

©️ ED JONES / AFP/ ED JONES
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C'est ce qu'on appelle un cercle vicieux : non seulement, à raison de 0,5 à 2 degrés, la climatisation réchauffe les villes en rejetant dans les rues de l'air chaud, mais elle participe aussi à élever la température de la planète en consommant beaucoup d'électricité, produite surtout par du gaz et du charbon, deux énergies fossiles – donc actrices de l'effet de serre. Et, puisque la planète se réchauffe du fait de la clim, il faut bien la faire fonctionner encore plus fort pour refroidir les magasins et les habitations. Impitoyable.

L'Agence internationale de l'énergie vient de s'alarmer du danger dans un rapport publié en mai dernier. Selon l'organisation, le nombre de climatiseurs devrait tripler dans le monde jusqu'en 2050. Il pourrait se vendre en moyenne un climatiseur toutes les quatre secondes d'ici à cette échéance, pour atteindre un total de 5,6 milliards de machines, contre 1,6 milliard aujourd'hui ! Cette flambée pourrait provoquer ce que l'AIE appelle un « cold crunch », un choc du froid : si rien n'est fait, la consommation d'énergie pour faire fonctionner les climatiseurs pourrait tripler d'ici à 2050. À ce niveau d'équipement, et si rien n'est fait, l'électricité nécessaire pour faire tourner ces équipements pourrait atteindre l'équivalent de la consommation actuelle de la Chine. Quant aux émissions de dioxyde de carbone dues à la climatisation, elles pourraient quasiment doubler d'ici à 2050 avec un milliard de tonnes supplémentaires – soit le volume de ce gaz rejeté chaque année par l'Afrique...

Un équipement peu performant
Une bonne partie de la planète est, il est vrai, sous-équipée. L'engouement pour les machines à froid vient pour l'essentiel des pays chauds et en voie de développement, comme l'Inde (où seulement 5 % des foyers sont équipés), l'Indonésie (9 %) ou encore le Brésil et le Mexique (16 %). Ces pays sont loin du trio de tête en matière d'équipement, qui concentrent 70 % de la consommation totale d'électricité due à la clim : le Japon (91 %), les États-Unis (90 %) et la Corée du Sud (86 %).

Pour limiter les effets sur le climat, la priorité est donc de réduire la consommation en énergie. Plusieurs techniques existent, dont certaines viennent tout juste d'être récompensées par l'Ademe, en France. Elles utilisent des fluides à faible potentiel de réchauffement global (PRG) ou des technologies alternatives sans utilisation de fluides frigorigènes, très polluants. Mais, pour l'heure, la plupart des climatiseurs vendus, en particulier aux États-Unis, sont peu performants. Ils pourraient en tout cas beaucoup mieux faire. En moyenne dans le monde, ils sont de deux à trois fois moins économes que la meilleure technologie disponible.

Scénario optimiste
Le rapport de l'Agence internationale de l'énergie se conclut toutefois sur une note à peu près positive. L'organisme a établi un scénario dit « efficiency cooling scenario », qui se fonde sur l'utilisation massive des nouvelles technologies, dont une meilleure isolation des bâtiments. En 2050, selon ce scénario optimiste, la consommation d'électricité due à la clim n'atteindrait « que » 3 407 TWh, contre le double avec un scénario standard. Les rejets de CO2 dans l'atmosphère pourraient, quant à eux, se limiter, si l'on peut dire, à 148 millions de tonnes, contre plus de deux milliards si rien ne change fondamentalement. Soit le double des émissions actuelles de gaz carbonique du fait de la clim. Ça fait froid dans le dos.

63 Re: L'avenir sera caniculaire le Mar 7 Aoû - 13:38

Josué

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Administrateur
C'est tomber de charybde en scylla.

64 Re: L'avenir sera caniculaire le Mar 7 Aoû - 16:20

jc21


Vivement le paradis, l'homme détruit la planète, il fait plus de mal que de bien et il est incapable de réparer les dégats qu'il cause à la planète.

65 Re: L'avenir sera caniculaire le Mer 8 Aoû - 9:44

BenFis

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Pour soulager la planète, nous devons construire moins de véhicules, moins de routes, moins de bâtiments, moins d'à peu près tout ce que les humains fabriquent.

Ce qui ne serait possible que si l'homme se décidait à faire moins d'enfants. C'est-à dire sans doute jamais, sauf sous la contrainte.

Et donc notre mode de vie continuera dans le même sens jusqu'à ce que les conditions de vie 'normales' sur terre ne soient plus réunies; ce qui marquera la fin de notre civilisation.
Il n'y aura même pas besoin d'une intervention divine pour cela. Nous y parviendrons tout seul. Very Happy

66 Re: L'avenir sera caniculaire le Mer 8 Aoû - 15:57

samuel

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Administrateur
Ici un article du Figaro.
« Une Terre étuve est probablement incontrôlable et dangereuse pour beaucoup », selon les conclusions de scientifiques de l'université de Copenhague, de l'Université nationale australienne et de l'Institut de recherche de Potsdam sur les effets du changement climatique en Allemagne. Les rivières déborderaient, les ouragans feraient des ravages sur les côtes et les récifs de corail disparaîtraient ; le tout avant la fin de ce siècle, voire plus tôt.

Les températures moyennes mondiales dépasseraient celles de toute période interglaciaire (ces cycles séparant deux glaciations depuis 1,2 million d'années). La fonte des calottes polaires provoquerait à elle seule une hausse très importante du niveau des océans, engloutissant des régions côtières où habitent des centaines de millions de personnes. « Des endroits sur Terre deviendront inhabitables si la Terre étuve devient une réalité », met en garde Johan Rockström, directeur du Stockholm Resilience Centre.

« Un réchauffement de 2 degrés pourrait activer d'importants éléments de rupture »
Tous ces événements en cascade « pourraient pousser le système Terre dans son ensemble dans un nouveau mode de fonctionnement », note Hans Joachim Schellnhuber, coauteur et directeur du Potsdam Institute for Climate Impact Research et relève Le Figaro. Le chercheur avait précédemment estimé qu'une Terre à + 4 ou + 5 °C ne pourrait pas abriter plus d'un milliard de personnes.

67 Re: L'avenir sera caniculaire le Ven 10 Aoû - 17:58

jc21


Réchauffement climatique : une inquiétude étude prédit un possible point de non-retour
Selon une nouvelle étude publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, la Terre est proche "d’un point de rupture". Explications.

Ce lundi, des chercheurs internationaux ont tiré la sonnette d'alarme : si nous ne faisons rien, la pollution due aux énergies fossiles risque de pousser le globe dans un état durable et dangereux "d’étuve".

La Terre proche de la rupture
Si les calottes polaires continuent de fondre, les forêts d'être décimées et les émissions de gaz à effet de serre de battre des records, la Terre risque en effet de franchir un point de rupture. Cette mise en garde a été formulée par des chercheurs dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences. Selon eux, une hausse des températures supérieure de 2 degrés à celle de l'ère préindustrielle pourrait, par un effet domino, entraîner la Terre vers des températures encore plus élevées. La température moyenne est déjà supérieure d'un degré et continue d'augmenter à un rythme de 0,17 degré par décennie.

Des solutions existent
Contenir le réchauffement sous la barre de 2 °C d'ici la fin du siècle, est en effet l’objectif fixé par l'accord de Paris. Mais malgré cela, il est urgent d'agir et de changer notre mode de vie pour protéger notre planète. Et les chercheurs rappellent que les solutions existent. Parmi elles, il faudrait se détourner des énergies fossiles, arrêter la déforestation, mieux gérer les sols ou encore modifier les pratiques agricoles. Déterminer qu'une hausse de 2 degrés est un point de non-retour "est nouveau", selon Martin Siegert, co-directeur du Grantham Research Institute on Climate Change de Londres, qui n'était pas impliqué dans l'étude

https://www.francetvinfo.fr/meteo/canicule/video-rechauffement-climatique-une-inquietude-etude-predit-un-possible-point-de-non-retour_2887231.html#xtor=RSS-3-[politique]

68 Re: L'avenir sera caniculaire le Lun 13 Aoû - 2:11

Josué

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Administrateur
[size=32]Portugal, Californie, Grèce… Le réchauffement climatique est-il responsable des incendies géants ?
A La UneEnvironnement
Publié le 10/08/2018 à 11h37 par SudOuest.fr avec AFP.

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Un pompier face à l'incendie "Carr", le 31 juillet 2018 en Californie (États-Unis).

JOSH EDELSON AFP


Sans les causer directement, le réchauffement climatique, en augmentant la probabilité, la durée et l’intensité des feux de forêt, amplifie ce sinistre phénomène.



Du Portugal à la Californie, de gigantesques incendies dévorent actuellement des milliers d’hectares de forêt. Et si dans 95% des cas, ces feux sont d’origine humaine, le réchauffement climatique aggrave ce phénomène d’incendies géants, avertissent des scientifiques.
D’autres facteurs, comme la mauvaise gestion des forêts ou la construction d’habitations à proximité des bois alimentent ce phénomène. "Le patient était déjà malade", constate David Bowman, professeur à l’université de Tasmanie, en Australie, et spécialiste des feux de forêt. "Mais le changement climatique est l’accélérateur." 

>> À lire aussi : En images. La Californie ravagée par de violents incendies

69 Re: L'avenir sera caniculaire le Mer 15 Aoû - 16:39

Josué

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Administrateur
[size=62]Le changement climatique, c'est (aussi) mauvais pour la santé[/size]
Aedes Aegypti, le moustique vecteur de plusieurs maladies infectieuses, profite du changement climatique (Rafaelgilo / Wikimedia Commons)

Canicules, maladies... le monde du réchauffement change, et nous allons en payer le prix.


Par Jean-Paul Fritz
Publié le 15 août 2018 à 16h06




Eté 2003. L'Europe connaît une vague de chaleur sans précédent, avec un bilan très lourd : plus de 70.000 morts, dont près de 20.000 en France. Sur le territoire métropolitain, il s'agit des premiers décès directement liés au changement climatique que nous ayons enregistrés. Sans l'action humaine sur le climat, 70% de ces morts auraient été évitées.
Dans les années qui viennent, les vagues de chaleur similaires à celle de 2003 ne vont plus être l'exception mais la norme estivale. Même en anticipant et en prenant le plus de précautions possible pour préserver les personnes vulnérables, on ne pourra empêcher des décès supplémentaires. Selon une étude de la revue médicale The Lancet, 125 millions d'adultes de plus de 65 ans ont été exposés à des vagues de chaleurs dans le monde entre 2000 et 2016, "avec des impacts possibles sur la santé allant du coup de chaleur ou insolation à l'exacerbation de problèmes cardiaques existants ou encore le risque accru de lésions rénales dues à la déshydratation."




[size=42]Chaleurs mortelles[/size]


La chaleur peut aller encore plus loin que les canicules que nous connaissons. Une fois franchi un seuil de température et d'humidité, une exposition prolongée peut devenir mortelle, et un tel seuil pourrait vite être atteint dans certaines régions du monde. C'est le cas dans les plaines du nord de la Chine, une région agricole très peuplée. Selon une étude effectuée par des chercheurs du MIT (USA), l'irrigation intensive qui y est utilisée va accroître la vulnérabilité des agriculteurs : l'eau s'évaporant va augmenter le taux d'humidité de l'air et exacerber les effets des températures en période de canicule, menaçant la santé et la vie des habitants.
Dans de telles conditions (des températures au-dessus de 35° avec une très forte humidité), "une personne en bonne santé ne pourrait pas survivre à l'extérieur pendant plus de six heures," selon ces scientifiques, qui préviennent que cette situation risque de se produire dans cette partie de la Chine entre 2070 et 2100.
En effectuant une projection des températures actuelles et futures en fonction des scénarios d'émissions de gaz à effet de serre, une équipe internationale emmenée par le professeur Yuming Guo, de la Monash University (Australie) a montré que sans une hypothétique adaptation de nos organismes à la chaleur, la mortalité liée aux canicules va croître davantage dans les régions tropicales et subtropicales, alors que l'Europe et les Etats-Unis seront moins touchées. Cela signifie tout de même qu'entre 2031 et 2080, l'augmentation des décès causés par la chaleur va s'échelonner de 2.000% (en Colombie) à 150% (en Moldavie) par rapport à la période 1971-2020. "
"Si nous ne trouvons pas le moyen d'atténuer le changement climatique et d'aider les gens à s'adapter aux canicules, il y aura une grosse augmentation du nombre de morts dûs à la chaleur dans le futur, en particulier dans les pays pauvres situés autour de l'équateur," prévient le professeur Guo.
Certaines maladies vont être aggravées par la chaleur. Une étude publiée dans le journal PLOS Medicine explique par exemple que les infarctus liés au diabète sucré vont croître avec les températures.
A un degré moindre, les effets des vagues de chaleur peuvent aussi toucher nos performances intellectuelles. En comparant le comportement d'étudiants vivant dans des bâtiments avec ou sans air conditionné pendant une période de canicule, des chercheurs ont pu s'apercevoir que ceux qui restaient exposés à la chaleur voyaient leurs fonctions cognitives décroître, ce qui incluait leur mémoire et leur temps de réaction. Les étudiants bénéficiant de l'air conditionné étaient plus rapides et leurs réponses plus exactes. Mais l'air conditionné n'est pas une solution durable : il consomme de l'énergie, qui va à son tour générer des gaz à effet de serre...

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