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L'aventure missionnaire est-elle finie ?

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Josué

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L'aventure missionnaire est-elle finie ? 
YVES COMBEAU publié le 15/05/2018


©️ Leemage

À l’occasion de la fête de la Pentecôte, La Vie revient sur cinq siècles d’inculturation du christianisme dans toutes les langues et tous les pays. Une histoire qui ne relève pas seulement du passé, comme l'explique Yves Combeau, prêtre dominicain, philosophe et historien.

En 1700, sous le règne de Louis XIV, mais à plusieurs milliers de kilomètres de la France, une équipe minuscule – un guide, un prêtre, une religieuse – embarquée dans un canot remonte les affluents du Saint-Laurent, traverse les Grands Lacs, cherche les portages, découvre le Mississippi, donne des noms français aux rivières des Grandes Plaines, des Rocheuses, jusqu’au versant du Pacifique. Ils sont vêtus de manteaux en peau de castor, équipés d’un mauvais fusil. En chemin ils croisent des Amérindiens étonnés ou hostiles. Ils échouent leur canot, offrent les quelques cadeaux qu’ils ont pu transporter et d’entre ces cadeaux le plus précieux : Jésus. Ils sont isolés dans des territoires immensément plus vastes que leur patrie. Aujourd’hui, les tribus des Grandes Plaines sont catholiques. Tel est l’exploit à peine croyable des missionnaires. Non seulement en Amérique, mais dans le monde entier. Solitude, audace, obstination, pour l’amour du Christ et des hommes.
Revenons un peu en arrière. Dès le retour de Christophe Colomb en Espagne, en 1493, il est tenu pour évident que les peuples découverts outre-Atlantique doivent être évangélisés ; la découverte de l’Amérique centrale et de ses empires en 1521 transforme cette évidence en urgence, car les héritiers des Mayas ont une religion sanglante. Mais la mission faisait partie du programme dès l’origine. Le commandement est celui du Christ : « Allez et baptisez. » Un impératif qui a toujours occupé l’Église, sûre depuis les Apôtres que, dès qu’on est homme, on peut recevoir Dieu. Or, pour les chrétiens qui découvrent l’Amérique, les Amérindiens sont des hommes. Les évangéliser, c’est reconnaître et achever leur humanité.

L’or, le roi et l’Indien


Dès les années 1510, le dominicain Bartolomé de Las Casas s’élève contre l’exploitation des Indiens ; en 1532, son confrère Francisco de Vitoria rappelle que la vocation de l’explorateur n’est pas de prendre, mais de donner. Les Indiens « ne sont-ils pas des hommes ? », s’était exclamé le premier un autre dominicain, -Antonio de Montesinos, devant les exactions commises par les Espagnols dans les Caraïbes. Ne sont-ils pas des hommes à libérer, de corps et d’esprit ? L’Évangile est-il, oui ou non, libre amour pour des hommes libres ? Cette protestation sera la base de toutes les missions modernes. L’évangélisateur arrive les mains ouvertes, pacifiquement, pour donner sans prendre, pour promouvoir, par une foi libre, l’humanité de ceux à qui il est envoyé. Ni croisade, ni Inquisition, ni coercition, mais un humanisme évangélique...

Mikael

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La terre missionnaire ce trouve aujourd'hui dans les pays qui se disent chrétien ,mais qui ne vivent pas leur foi.

papy

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Les Pèlerins arrivent au courant d’eau qui se trouve en deçà des Montagnes Délectables Les petits enfants sont placés sous la garde des bons Bergers. Grand-Cœur, Honnête et les quatre fils de Christiana tuent le géant Désespoir et délivrent Monsieur Découragement et sa fille Très-Effrayée. 

Le moment arriva où les Pèlerins durent se préparer à continuer leur voyage. Ils firent chercher leurs amis, s’entretinrent avec eux, et consacrèrent quelque temps à se placer les uns et les autres sous la protection de leur Prince. Certains d’entre eux apportaient ce qu’ils possédaient de bon pour les faibles et pour les forts, pour les femmes et pour les hommes, et leur donnaient ainsi tout ce qui leur était nécessaire {1}. 

     Ils reprirent donc leur route ; leurs amis les accompagnèrent aussi loin que possible, puis se recommandant tous à la protection de leur Roi, ils se séparèrent. 

     Monsieur Grand-Cœur marchait devant. Les femmes et les enfants étant plus faibles, on allait à leur pas. De cette façon, Monsieur Prêt-à-s’arrêter et Monsieur Faible-d’Esprit avaient des compagnons qui pouvaient sympathiser avec eux. 

     Après avoir quitté les gens de la ville et s’être séparés de leurs amis, ils arrivèrent promptement à l’endroit où Fidèle avait été mis à mort. Ils y firent une halte et remercièrent Celui qui l’avait rendu capable de si bien porter sa croix, d’autant plus qu’ils avaient constaté que ses souffrances avaient été en bénédiction à beaucoup. 

     Ils cheminèrent ensuite longtemps en s’entretenant de Chrétien et de Fidèle, et de la manière dont Plein-d’Espoir s’était joint à Chrétien après la mort de Fidèle. 

     Ils arrivèrent ainsi près du coteau du Lucre où se trouvaient les mines d’argent qui avaient détourné Démas de son pèlerinage, et dans lesquelles, à ce qu’on croit, Intérêt-Personnel tomba et périt. 

     Mais quand ils parvinrent au vieux monument qui se dressait contre le coteau du Lucre, à savoir la colonne de sel, du côté de Sodome et de son lac fétide, ils s’étonnèrent, comme l’avait fait Chrétien, que des hommes aussi intelligents et à l’esprit aussi mûr, aient pu être assez aveuglés pour se détourner de leur route. Ils constatèrent, une fois de plus, que les hommes ne retirent aucune instruction des maux que d’autres ont éprouvés, surtout quand il s’agit de choses qui ont de l’attrait pour leur folie. 

     Je vis ensuite qu’ils continuèrent leur chemin et arrivèrent au courant d’eau qui coule de ce côté des Montagnes Délectables, à cette rivière dont les rives sont bordées de beaux arbres verts. Leurs feuilles, prises intérieurement, sont bonnes contre les indigestions. Dans cette contrée les prairies sont vertes toute l’année, et les pèlerins peuvent s’y reposer en toute sécurité {2}. 

     De ce côté-ci de la rivière, il y avait des cabanes et des parcs pour les moutons, ainsi qu’une maison construite pour nourrir et élever les agneaux, c’est-à-dire les bébés des femmes qui vont en pèlerinage. On y voyait aussi un homme à qui ils étaient confiés parce qu’il pouvait avoir compassion de leur faiblesse {3} ; il les prenait dans ses bras, les portait sur son sein, et pouvait conduire doucement les brebis qui allaitaient {4}. 

     Christiana conseilla à ses quatre belles-filles de confier leurs petits enfants à cet homme, afin qu’ils soient logés, gardés, secourus, nourris, et qu’aucun d’eux ne manque plus tard. Cet homme ramène aussi dans le bon chemin ceux qui s’éloignent ou se perdent {5} ; il panse ceux qui sont blessés et fortifie ceux qui sont malades {6}. Près de lui, on ne manque ni de nourriture, ni de boisson, ni de vêtements ; on est à l’abri des voleurs, car il mourrait plutôt que de laisser perdre un de ceux qui lui sont confiés. Il apprend aux pèlerins à marcher dans la bonne voie, et ceci est une faveur de grand prix. Ils trouvent ici, comme vous le voyez, de fraîches eaux, des prairies délicieuses, des fleurs variées, des arbres de différentes sortes, portant des fruits sains, non pas semblables à ceux que mangea Matthieu et qui pendaient au-dessus du mur du jardin de Beelzébub, mais des fruits qui procurent la santé où elle n’existe pas, et l’entretiennent et l’augmentent où elle existe déjà. 

     Les jeunes femmes furent donc très satisfaites de confier leurs enfants à cet homme, et ce fut un encouragement pour elles de penser que cet asile pour les jeunes enfants et les orphelins avait été préparé par le Roi. 

     Les Pèlerins continuèrent leur route, et lorsqu’ils furent arrivés à la prairie Détour, près de la barrière que franchirent Chrétien et son compagnon Plein-d’Espoir quand ils furent pris par le géant Désespoir et enfermés dans le château du Doute, ils s’arrêtèrent et se consultèrent pour savoir ce qu’ils devaient faire. Ils se sentaient si forts et si sûrs avec un homme tel que Grand-Cœur pour guide, qu’ils se demandèrent s’ils ne devaient pas, avant de poursuivre leur voyage, attaquer le géant, démolir son château et délivrer les pèlerins qui y étaient peut-être enfermés. L’un disait une chose, l’autre le contraire. L’un demandait si la loi permettait de s’aventurer sur le terrain d’autrui, un autre disait qu’ils en avaient la liberté puisque leur but était bon. Mais Grand-Cœur leur dit : 

     — Quoique cette dernière assertion ne puisse être toujours vraie, j’ai cependant reçu l’ordre de résister au péché, de surmonter le mal, de « combattre le bon combat de la foi », et comment pourrais-je mieux soutenir ce combat qu’en luttant contre le géant Désespoir ? Je veux donc essayer de le tuer et de démolir son château. Qui veut venir avec moi ? ajouta-t-il. 

     Alors le vieil Honnête dit : 

     — Moi, je le veux. 

     — Et nous aussi ! dirent les fils de Christiana, Matthieu, Samuel, Joseph et Jacques Tous étaient des jeunes gens forts et vigoureux {7}. 

     Ils laissèrent donc les femmes sur la route avec Monsieur Faible-d’Esprit et Monsieur Prêt-à-s’arrêter pour les garder jusqu’à leur retour, car en ce lieu, bien que le géant Désespoir demeure tout près, on pouvait être « conduit par un petit enfant {8} ». 

     Monsieur Grand-Cœur, le vieil Honnête et les quatre jeunes hommes se dirigèrent vers le château du Doute pour y rencontrer le géant Désespoir. Quand ils arrivèrent à la porte du château, ils heurtèrent pour entrer en faisant un bruit inaccoutumé. Le vieux géant vint à la porte ; sa femme Défiance le suivait. 

     — Qui donc est assez hardi pour venir ainsi molester le géant Désespoir ? leur demanda-t-il. 

     — C’est moi, Grand-Cœur, un des guides préposés par le Roi de la contrée à la conduite les pèlerins, et je te somme de m’ouvrir tes portes afin que je puisse entrer. Prépare-toi à combattre, car je suis venu pour t’ôter la tête et démolir le château du Doute. 

     Le géant Désespoir, parce qu’il était un géant, s’imaginait que personne ne pourrait le vaincre, aussi pensa-t-il : Moi qui ai conquis des anges, pourrais-je avoir peur de Grand-Cœur ? 

     Il revêtit donc son armure et sortit. Il avait un casque d’airain, une plaque de fer à la ceinture, des souliers de fer, et tenait à la main une grosse massue. 

     Alors les six hommes fondirent sur lui et l’assaillirent par-devant et par derrière. Lorsque Défiance, la géante, vint à son aide, le vieil Honnête la terrassa d’un coup. Alors ils luttèrent pour leur vie, et le géant Désespoir fut jeté sur le sol où il résista longtemps à la mort. Il se débattait violemment car il avait, comme l’on dit, autant de vie qu’un chat. Mais Grand-Cœur ne le quitta qu’après lui avoir tranché la tête. 

==> figure 329 

     Ils se mirent ensuite à démolir le château du Doute. Ils n’eurent aucune difficulté, puisque le géant Désespoir était mort ; ils y employèrent cependant sept jours. Ils trouvèrent dans le château un Pèlerin demi-mort de faim, nommé Monsieur Découragement, et sa fille Très-Effrayée ; ils purent les sauver. Mais vous auriez été étonnés de voir la quantité de cadavres qui gisaient çà et là dans la cour du château, et les ossements humains qui remplissaient le donjon. 

     Quand Monsieur Grand-Cœur et ses compagnons eurent achevé leurs exploits, ils prirent sous leur protection Monsieur Découragement et sa fille Très-Effrayée, car c’étaient d’honnêtes personnes quoiqu’elles soient prisonnières dans le château du Doute du géant Désespoir. Après avoir enseveli son corps sous un tas de pierres, ils emportèrent la tête du géant, puis ils rejoignirent les compagnons qu’ils avaient laissés sur la route, et leur montrèrent ce qu’ils avaient fait. 

     Quand Faible-d’Esprit et Prêt-à-s’arrêter virent la tête du géant, ils furent extrêmement joyeux. Christiana, qui pouvait à l’occasion jouer de la viole, ainsi que Miséricorde, sa belle-fille, qui pinçait du luth, jouèrent de leurs instruments. Prêt-à-s’arrêter voulut danser ; il prit Très-Effrayée, la fille de Découragement par la main, et ils dansèrent sur le chemin. Il ne pouvait, il est vrai, danser sans une béquille, mais je vous promets qu’il frappait le sol en cadence ; la jeune fille aussi, dansait bien en mesure. 

     Quant à Monsieur Découragement, la musique ne lui disait pas grand-chose, il pensait plus à manger qu’à danser, car il mourait de faim. Christiana lui donna un peu de son cordial pour le réconforter, puis on lui procura quelque chose à manger. Au bout de très peu de temps, le vieillard revint à lui et se ranima complètement. 

     Je vis alors dans mon rêve Monsieur Grand-Cœur prendre la tête du géant Désespoir et la placer au bout d’une perche à côté du chemin, juste au-dessous de la colonne que Chrétien avait érigée pour avertir les pèlerins qui viendraient après lui de se garder d’entrer dans son domaine. 

     Puis il écrivit sur une plaque de marbre les vers suivants : 

Cette tête qu’ici l’on mit,
Était celle d’un ennemi
Des pèlerins en voyage.
Mais armé d’un grand courage,
Moi, Grand-Cœur, j’ai combattu
Et le géant, abattu !

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