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Contre l'euthanasie, aidons Vincent Lambert

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Marmhonie

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Contre l'euthanasie, aidons Vincent Lambert



Contre l'euthanasie, aidons Vincent Lambert Vincent_lambert

Le CHU de Reims, pour la quatrième fois, s’est prononcé pour un arrêt des traitements de Vincent Lambert, à savoir arrêt de son alimentation et de son hydratation, ce 9 avril 2018. Dans une semaine, le malade ne sera plus alimenté et donc condamné à mort.

Nous ne pouvons rester passifs devant une telle décision létale qui, si elle est exécutée, sera suivie, demain, de l’euthanasie de milliers d’autres Vincent Lambert.

Vous êtes foutu, c'est bien, on arrête tout traitement.
Vous êtes dans une situation désespérée, c'est parfait.
Vous êtes athée et croyez descendre d'un grand singe vert d'Afrique, au cul pelé, c'est encore mieux.

Michael Schumacher est un Vincent Lambert
Ah, par contre, c'est la même science médicale qui interdit qu'on touche au milliardaire allemand Michael Schumacher. La seule différence avec Vincent Lambert, c'est que l'un est pauvre, l'autre est riche.

Contre l'euthanasie, aidons Vincent Lambert Infos-800x445

Pour les Schumacher, il faut y croire
Pour la famille Lambert, il ne faut pas y croire. Qu'est-ce que c'est, ce jugement pseudo scientifique au droit de vivre ?

Puisse le corps médical renoncer à cette condamnation de mort
Ils veulent le tuer pour montrer qu'il est mort. Est-cela, la noble mission de protéger la vie ? De rester dans l'espérance, de croire que la nature est plus forte que l'homme, que Dieu peut tout ?

Alors il faut sauver Vincent Lambert, soutenir sa famille et éclairer les médecins
Nous ne sommes plus dans l'âge christianophobe de François Hollande qui a été chassé avec sa haine par les français !

Soyons généreux pour faire monter nos prières vers le Ciel, afin de faire barrage à l’idéologie mortifère athée que certains essaient d’imposer dans notre pays.

Union de prières.

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Marmhonie

Marmhonie
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Fin de vie : la lettre de la mère de Vincent Lambert au président de la République Macron, 9 avril 2018



Contre l'euthanasie, aidons Vincent Lambert XVM7dc15116-3daa-11e8-bbee-4fbbaa28a7bb
Permettez-moi de vous prendre au mot, Monsieur le Président Macron : mon fils n'a pas mérité d'être affamé et déshydraté. Qui oserait, à cet égard, parler de «mourir dans la dignité»? Pourquoi lui infliger cette peine ?

Mon fils a été condamné à mort. Il s'appelle Vincent Lambert, il est père d'une petite fille, il vit, et n'a commis aucun crime. Et pourtant, ce lundi 9 avril 2018, en France, un médecin m'a annoncé que dans dix jours commencerait la lente et longue agonie de mon enfant, qui va mourir de faim et de soif.
Ce même lundi, vous étiez au Collège des Bernardins, à Paris, pour parler du handicap et de la vulnérabilité. Vous avez évoqué l'exigence de l'effectivité. Et vous vous êtes engagé personnellement, avec ces mots: «Je pense, pour ma part, que nous pouvons construire une politique effective, une politique qui échappe au cynisme ordinaire pour graver dans le réel ce qui doit être le premier devoir du politique, je veux dire la dignité de l'homme.»
«Mon fils n'a pas mérité d'être affamé et déshydraté. Qui oserait, à cet égard, parler de “mourir dans la dignité” ?»
Viviane Lambert


En 2013 sous François Hollande, Vincent Lambert est victime de 2 tentatives d'euthanasie sans informer la famille
Cette culture de mort condamnée par le pape St Jean-Paul II, est-elle un progrès pour l'humanité, ou bien une épouvantable régression dans la barbarie socialiste et franc-maçonne athée ?
Source

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Mikael

Mikael
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Tu trouves que c'est vivre les deux cas que tu cites ?

Marmhonie

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L'appel de 70 médecins : «Il est manifeste que Vincent Lambert n'est pas en fin de vie»



18 avril 2018

Contre l'euthanasie, aidons Vincent Lambert Euthanasie_70_medecins_lambert_vie_180418

Alors que le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne doit rendre une décision ce jeudi, 70 professionnels de santé de diverses spécialités publient une tribune dans Le Figaro pour dénoncer une «euthanasie qui ne dit pas son nom». Ils demandent que Vincent Lambert soit transféré dans une unité spécialisée.

Nous, médecins et professionnels spécialisés dans la prise en charge de personnes cérébro-lésées en état végétatif ou pauci-relationnel (EVC-EPR), tenons à exprimer, en notre âme et conscience, notre incompréhension et notre extrême inquiétude au sujet de la décision d'arrêt de nutrition et hydratation artificielles concernant M. Vincent Lambert. Un tissu d'incertitudes et d'hypothèses, ainsi que des jugements contradictoires concernant le niveau de conscience, les capacités de relation et de déglutition, le pronostic, fondent une sanction dramatique, incompréhensible. Certains d'entre nous ont une expérience de trente à quarante ans de soins et de réflexion autour de ces personnes. La circulaire du 3 mai 2002, qui a marqué une étape essentielle pour l'organisation et la qualité de la prise en charge des personnes EVC-EPR, constitue une référence toujours d'actualité.

La plupart d'entre nous ne connaissent pas personnellement M. Vincent Lambert, sinon par ce qui est dit de lui dans les médias, de façon partisane, quant à l'application à son égard de la loi relative aux droits des patients et à la fin de vie.

Certains d'entre nous ont pu visionner une courte vidéo, de séquences tournées en juin 2015, permettant d'affirmer que M. Vincent Lambert est bien en état pauci-relationnel, à savoir qu'il n'est pas dans le coma, ne requiert aucune mesure de réanimation et qu'il a des capacités de déglutition et de vocalisation. S'il nous est impossible de nous prononcer sur son niveau exact de conscience et ses capacités relationnelles, en revanche M. Vincent Lambert nous apparaît semblable aux patients relevant de nos unités EVC-EPR, de ceux qui n'ont même pas de trachéotomie. Il est manifeste qu'il n'est pas en fin de vie.

Sa survie dans les conditions et le contexte qui l'entourent - déchirement familial, procédures juridiques interminables, déchaînement médiatique, absence de projet de vie avec abandon de toute rééducation ou sortie ou mise au fauteuil, isolement sensoriel et relationnel dans sa chambre où il est enfermé à clé depuis quatre ans… - témoigne même, à nos yeux, de sa pulsion tenace de vie.

Comment ne pas tenir compte du fait que M. Lambert a survécu en 2013 à trente et un jours sans alimentation avec une hydratation réduite au minimum, alors que, dans notre expérience unanime, ce fait est incompatible avec une volonté de mourir? Quand ils ne veulent plus vivre, ces patients meurent en quelques jours, voire quelques heures. Cette survie pendant trente et un jours témoigne au contraire d'une incontestable pulsion de vie qui aurait dû fonder depuis cinq ans une nouvelle prise en charge autour d'un projet de vie et qui ne se réduise pas à des soins de nursing.

Les expertises médicales, même pratiquées par d'éminents spécialistes, reposent toujours sur des examens pratiqués sur un temps forcément limité. Elles ne sont pas adaptées à la situation de ces patients dont il faut gagner la confiance avant de pouvoir obtenir une quelconque manifestation de présence consciente. Cette évaluation ne peut être validée que par une équipe pluridisciplinaire, dans des conditions de vie variées, sur un temps suffisamment long de plusieurs semaines, en lien avec les membres présents de la famille. Cela est impossible dans un contexte d'enfermement sans projet de vie.

Or notre expérience croisée de praticiens spécialistes de ces patients nous amène à constater que l'état dit végétatif chronique, au sens d'un patient qui ne serait capable d'aucune relation, n'existe pas: tous les patients diagnostiqués végétatifs qui sont passés dans nos services ont en réalité une conscience minimale qu'il faut savoir détecter et exploiter en lien étroit avec la famille. Pris en charge en unité ou maison spécialisée, ces patients font souvent des progrès étonnants qui surprennent toujours les soignants, et tous se sont révélés être capables de relations interpersonnelles avec leur entourage, plus ou moins élaborées, mais toujours existantes et vérifiées.

Nous nous interrogeons sur les circonstances qui ont pu conduire à affirmer que M. Vincent Lambert avait pu manifester, fin 2012, une volonté certaine et irrévocable de mourir, point de départ de la réflexion et des procédures collégiales engagées par l'équipe l'ayant en charge. Notre expérience nous fait nous interroger sur le fait qu'une même équipe soignante assure des soins à la fois à des patients en fin de vie et à des patients cérébro-lésés: il y a là deux logiques antinomiques qui ne peuvent cohabiter.

Les bases infâmes de la loi Hollande en France
1. - Nous dénonçons les conditions de vie imposées à M. Vincent Lambert: alitement permanent, absence de mise en fauteuil adapté, absence de sortie, enfermement à clé dans sa chambre, absence de prise en charge rééducative d'entretien, absence de rééducation de la déglutition, limitation des visites, toutes mesures s'opposant au maintien d'une vie sociale et affective, primordiale pour ces personnes. Ces conditions, aussi incompréhensibles qu'inadmissibles, s'apparentent à une incarcération prolongée, indigne de son état, de sa personne, de ses proches. Elles nous apparaissent contraires à toute éthique et déontologie médicales.

2. - Nous n'arrivons pas à comprendre qu'à aucun moment de cette terrible histoire l'avis d'une équipe expérimentée n'ait été sollicité devant une décision aussi grave. Grave car n'ayant pas d'autre finalité que de provoquer la mort d'un homme qui n'est pas en fin de vie et dont l'état de handicap paraît stabilisé, même sous couvert d'une procédure collégiale. Ni l'équipe médicale en charge de M. Vincent Lambert, au début de cette situation, ni quelque instance de Justice que ce soit, pour aussi nombreuses qu'elles aient été sollicitées, n'ont fait une telle proposition pourtant de bon sens et usuelle entre collègues.

3. - Nous formulons le vœu que M. Vincent Lambert, qui n'est pas en fin de vie, bénéficie d'une prise en charge conforme à l'esprit de la circulaire du 3 mai 2002. Pour cela, il doit être transféré dans une unité dédiée aux patients EVC-EPR dynamique, proposant un projet de vie de qualité incluant ses proches.

Le tuer pour prouver qu'il est mort
Là où nous entendons dire: «acharnement thérapeutique», nous ne voyons qu'abandon thérapeutique et maltraitance sur personne vulnérable ; et nous demandons une reprise des soins physiques et relationnels.

Là où nous entendons dire: «volonté du patient», nous apprenons que notre confrère qui a pris cette décision dramatique n'émet que des hypothèses.

Là où nous entendons dire: «débranchement», nous ne voyons aucun fil, aucune machine à débrancher en dehors de la nutrition entérale par gastrostomie, laquelle constitue chez ces patients un soin de base. Mais nous voyons des capacités de déglutition volontaire ; et nous demandons qu'une rééducation appropriée soit entreprise.

Là où nous entendons dire: «arrêt des traitements», nous ne voyons que provocation délibérée de la mort, une euthanasie qui ne dit pas son nom ; et nous demandons un véritable projet de vie: reprise de la kinésithérapie après traitement des rétractions tendineuses qui se sont nécessairement installées pendant plus de quatre ans d'arrêt de ces soins, mise au fauteuil, sortie à l'air libre.

Là où nous entendons: «procédure collégiale», nous ne voyons que posture partisane, idéologique, déconnectée de la réalité d'une situation de handicap sévère, stable, justifiant des soins et traitements adaptés en vue du confort de la personne ; et nous demandons que M. Vincent Lambert soit enfin transféré dans une unité EVC-EPR pratiquant des soins actifs, globaux, dans le cadre d'un projet de vie et non de mort annoncée et programmée.

Là où nous entendons la voix de certains de nos confrères se rallier à la thèse de l'acharnement thérapeutique, nous élevons la nôtre, forte de nombreuses années d'expérience, pour que notre silence ne devienne complice de la mort provoquée d'un de nos patients. Qui peut oser porter un jugement sur la valeur d'une vie? N'est-ce pas au contraire le devoir et l'honneur d'une société humaine que de prendre soin des plus vulnérables d'entre les siens?

Liste complète des signataires
Hélène Alessandri, psychologue ; Luce Bardagi, médecin ; Djamel Ben Smail, PUPH ; Cécile Bernier, ergothérapeute ; Anne Boissel, maître de conférences ; Marie-Hélène Boucand, médecin ; Patricia Bourgogne, médecin ; Joseph Bou Lahdou, médecin ; Françoise Canny-Vernier, médecin ; Hélène Carriere-Piquard, médecin ; Mathilde Chevignard, praticien ; Emmanuel Chevrillon, médecin ; Pauline Coignard, médecin ; Florence Colle, médecin ; Floriane Cornu, kinésithérapeute ; Hélène Curalluci, médecin ; François Danze, neurologue ; Danielle Darriet, neurologue ; Xavier Debelleix, médecin ; Jacques Delecluse, médecin ; Monique Delwaulle, encadrante ; Philippe Denormandie, chirurgien ; Jean-Pascal Devailly, médecin ; Xavier Ducrocq, neurologue ; Marc Dutkiewicz, neuro-psychanalyste ; Nadine Ellahi, secrétaire médicale ; Michel Enjalbert, médecin ; Alain Faye, chirurgien ; Catherine Fischer, neurologue ; Louis Fromange, médecin ; Jean-Yves Gabet, neurologue ; Laure Gatin, chirurgien ; Christine Greselin, aide-soignante ; Lysiane Hatchikian, psychologue ; Alain Hirschauer, chef de service ; Marie-Hélène Jean, orthophoniste ; Bernard Jeanblanc, médecin ; Catherine Kiefer, médecin ; Isabelle Laffont, PUPH ; Françoise Lagabrielle, psychiatre ; Hervé Lautraite, médecin ; Sonia Lavanant, médecin ; Bernard Lange, neurologue ; Jean-Luc Le Guiet, médecin ; Marc Lestienne, médecin ; Emma Lozay, ergothérapeute ; Pascale Lublin-Morel, médecin ; Marie-Paule Mansour, infirmière ; Jérôme Martin-Moussier, médecin ; Daniel Mellier, professeur émérite ; Samir Mesbahy, docteur ; Sabrina Monet, aide-soignante ; Dominique Norblin, cadre de rééducation ; Dominique Papelard, médecin ; Frédéric Pellas, médecin ; Philippe Petit, médecin ; David Plantier, médecin ; Bruno Pollez, médecin ; Bénédicte Pontier, médecin ; Perrine Quentin, médecin ; Chantal Regnier, gériatre ; Edwige Richer, neurologue ; Dalila Solal, médecin ; Brigitte Soudrie, praticien hospitalier ; Hélène Staquet, neurochirurgien ; François Tasseau, médecin ; Jean-Luc Truelle, professeur ; Hélène Turpin, orthophoniste ; Hervé Vespignani, neurologue ; Yves-André Vimont, médecin ; Jean-Bernard Witas, médecin.

Source : Le Figaro

Médiathèque sur ce sujet
L'euthanasie en question, par Mgr Bernard Tissier de Mallerais
Le projet scélérat de la loi Claeys-Léonetti - Abbés Christian Bouchacourt et Denis Puga
L'Eglise catholique et l'euthanasie, abbé F. Castel
Qu'est-ce que l'euthanasie ?, par M. l'abbé Denis Quigley

 

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Marmhonie

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Chronologie complète de l’affaire Vincent Lambert


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Vincent devient handicapé suite à un accident de la route
29 septembre 2008 : Victime d’un accident de voiture, Vincent Lambert, 32 ans, infirmier en psychiatrie au Centre hospitalier de Châlons-en-Champagne, est plongé dans un état de coma profond. Il est hospitalisé au service de réanimation du Centre hospitalier de Châlons-en-Champagne. Il sort du coma pour se retrouver en « état-pauci-relationnel » ou état de « conscience minimale plus ».

5 janvier 2009 :  Vincent est transféré au service de neurochirurgie du Centre hospitalier de Châlons-en-Champagne.

17 mars 2009 :  Vincent reçoit pendant 3 moins (du 17 mars au 23 juillet 2009) des soins en kinésithérapie motrice et stimulatrice, au centre d’éveil de Berck-sur-mer.

23 juin 2009 : 7 mois après son accident, Vincent est transféré à la Résidence des Capucins, dans le service du Dr Annie Reska, chef du service de l’unité d’accueil de patients pauci-relationnels. Le Dr Kariger, chef du pôle « soins de suite », supervise de loin.

De 2009 à 2011, Vincent sera sous la responsabilité des Drs Ana Oportus et Daniela Simon, et dans le service du Dr Reska. A partir de 2011, suite à une réorganisation, le Dr Kariger prendra la responsabilité directe du service d’accueil des pauci-relationnels où se trouve Vincent.

5 au 12 juillet 2011 : A la demande de sa famille, Vincent est admis au Coma Science Group (Université de Liège, Belgique) dirigé par le Pr Steven Laureys pour une expertise médicale. Le Pr Steven Laureys est un spécialiste en neurologie et médecine palliative. Il est l’un des experts mondiaux des mécanismes et degrés de la conscience. Son rapport conclut à un état « conscience minimale plus » pour Vincent. Il préconise d’essayer d’établir un code de communication avec Vincent, preuve qu’il est bien vivant et qu’il a une conscience.

16 novembre 2011 :  Vincent revient à Reims, dans l’unité de soins palliatifs de l’hôpital Sébastopol (CHU) dont le chef de pôle est le Dr Eric Kariger, gériatre. Dans cette unité de soins palliatifs, des lits sont réservés  aux patients en état pauci-relationnel, dont celui de Vincent.

Septembre 2012 : Le Dr Kariger donne son accord aux parents de Vincent pour l’emmener quelques jours en vacances dans la maison familiale dans la Drôme. Pas de restriction de la part du Dr Kariger car « Vincent n’est pas un malade compliqué ».

Octobre 2012 : Le Dr Kariger arrête tous les soins de kinésithérapie et ne les a jamais repris depuis, malgré les réclamations incessantes de la famille et alors qu’il s’agit de soins de base exigés par la circulaire du 2 mai 2002 sur les patients en état pauci-relationnel. Motif invoqué par écrit par le Dr Kariger : les soins de kinésithérapie « n’améliorent pas son état neurologique » (sic).

2013 : Vincent est victime de deux tentatives d’euthanasie
Décembre 2012 : Le Dr Kariger donne son accord pour organiser une réflexion collégiale pour déterminer si Vincent fait l’objet d’une « obstination déraisonnable ». La femme de Vincent, Rachel, est la seule de la famille à être tenue au courant de cette initiative. A ce moment, Pierre Lambert, le père de Vincent, est opéré en cardiologie à Marseille.

5 avril 2013 : Viviane Lambert rend visite à son fils, comme elle le fait avec son mari plusieurs fois par an pendant 15 jours d’affilée. Comme à chaque fois, elle demande à parler au médecin pour faire le point. Ce 5 avril 2013, il lui indique qu’il faudrait qu’elle commence à penser à la possibilité de « laisser partir » Vincent. Viviane propose de revenir avec son mari Pierre (en convalescence) pour en reparler. Le rendez-vous est fixé au 15 mai 2013 à Reims par le Dr Kariger. A aucun moment il ne lui dit que la décision a déjà été prise de provoquer sa mort en lui supprimant son alimentation.

10 avril 2013 : Sans attendre ledit rendez-vous, l’équipe médicale, avec le seul accord de sa femme Rachel , met à exécution la décision d’engager le processus d’euthanasie de Vincent en arrêtant son l’alimentation et en réduisant son hydratation (200ml/24h). Pour justifier cette décision de le faire mourir, son alimentation est qualifiée de « traitement ». Seule Rachel est informée. Aucun des parents ni des 7 frères et sœurs ne sont informés.

20 avril 2013 : C’est par hasard, lors d’une visite, qu’un des frères de Vincent découvre qu’on ne le nourrit plus depuis 16 jours. Il en informe ses parents. A partir de ce moment, la confiance avec le médecin de Vincent est rompue.

26 avril 2013 : Les parents de Vincent mandatent un huissier de Justice qui somme le Dr Kariger de reprendre l’alimentation de Vincent. Ils déposent un signalement auprès du Procureur de la République pour tentative d’assassinat pour faire intervenir les forces de l’ordre.

9 mai 2013 : N’ayant pas d’autre solution, après presque 15 jours de négociations et face à l’inflexibilité du Dr Kariger qui refuse de rétablir l’alimentation de Vincent, les parents ainsi que deux de ses frères et sœurs saisissent le juge des référés-liberté au nom du droit à la vie de Vincent, qui est en train de mourir de faim depuis 29 jours.

Le jour même, le Dr Kariger déclare aux parents et à leur avocat qu’il va reprendre exactement la même décision mais qu’il va, cette fois, respecter la procédure.

11 mai 2013 : Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne enjoint l’hôpital de Reims de rétablir une alimentation et une hydratation normales pour Vincent Lambert, après 31 jours d’arrêt d’alimentation et d’hydratation réduite. Le tribunal désavoue le Dr Kariger sur la forme, car il a « oublié » d’informer les parents de la mise en œuvre de la procédure.

Juillet 2013 : Rachel, l’épouse de Vincent, saisit le juge des référés pour faire remettre en cause la décision du TA du 11 mai 2013. Elle est déboutée.

9 décembre 2013 : Nouvelle « collégiale », à l’initiative du Dr Kariger. Elle conclut à une situation d’obstination déraisonnable, pour la deuxième fois.
Le Dr Xavier Ducrocq, professeur de neurologie et d’éthique au CHU de Nancy, conseil médical nommé par les parents de Vincent, est le seul, lors de la collégiale, à argumenter en faveur de son maintien en vie. Il avait alors signifié que « son état ne relevait pas d’un service de soins palliatifs, mais bien d’un établissement spécialisé dans l’accueil de patients présentant un handicap lourd » et pointé du doigt la « mascarade » de la collégialité avant d’annoncer que « la décision de mort [avait été] prise depuis longtemps ». Remettant en doute les pratiques du CHU de Reims, Xavier Ducrocq a saisi l’Ordre des médecins, afin de pouvoir accueillir Vincent dans son hôpital.

18 décembre 2013 : Un demi-neveu de Vincent saisi le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne pour qu’il revienne sur sa décision de réalimenter Vincent. Il est débouté.

11 janvier 2014 : Le Dr Kariger annonce à la famille de Vincent sa décision d’arrêter sa nutrition et son hydratation. Il leur donne 2 jours pour annoncer s’ils ont l’intention de faire un recours, après quoi il arrêtera l’alimentation et l’hydratation.

16 janvier 2014 : Saisi par les parents, un demi-frère et une sœur de Vincent Lambert, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne annule, pour la deuxième fois, l’arrêt des traitements décidé par l’hôpital. Le juge constate que l' »obstination déraisonnable » n’est pas avérée et désavoue le Dr Kariger sur le fond.

Il a estimé que « la poursuite du traitement n’était ni inutile ni disproportionnée et n’avait pas pour objectif le seul maintien artificiel de la vie », et que le docteur Eric Kariger, à la tête de l’équipe médicale en charge de Vincent Lambert, « a apprécié de manière erronée la volonté de Vincent Lambert en estimant qu’il souhaiterait opposer un refus à tout traitement le maintenant en vie ».

17 janvier 2014 : Le CHU de Reims décide de mettre sous surveillance la chambre de Vincent. « Le CHU installe une caméra à l’entrée de sa chambre, équipe sa porte d’une serrure capable de tracer les entrées et les sorties, perce un hublot dans sa porte de façon à pouvoir l’observer sans l’ouvrir. Des rondes sont organisées. Les visiteurs sont obligés de passer nous voir, nous vérifions leur identité, conservons leur carte d’identité le temps de la visite. » (source: Dr Eric Kariger, Ma vérité sur l’affaire Vincent Lambert, Bayard, 2015). Vincent vit désormais dans un « univers carcéral ».

Appel devant le Conseil d’Etat
Fin janvier 2013 : Sollicités par Marisol Touraine, Ministre de la Santé, Rachel l’épouse, François le demi-neveu de Vincent et le CHU annoncent leur décision de faire appel de la décision prise par le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne le 16 Janvier 2014 devant le Conseil d’Etat. Le Dr Kariger renonce à faire appel.

A noter, fait incroyable dans une affaire privée, mettant en jeu la vie d’un homme, que la Ministre de la santé a donné l’ordre écrit au Directeur général de faire appel, alors qu’il avait annoncé ne pas vouloir porter cette affaire devant le Conseil d’Etat. Marisol Touraine appellera également Rachel Lambert pour l’assurer de son soutien.

6 février 2014: Audience au Conseil d’Etat. Le juge des référés renvoie le jugement à l’Assemblée des contentieux (formation collégiale de 17 juges).

C’est la première fois que la plus haute juridiction administrative française devra se prononcer sur la légalité d’une décision médicale ayant pour conséquence d’entraîner la mort d’une personne par arrêt de son alimentation et de son hydratation.

14 février 2014 : Première audience de l’Assemblée des contentieux du Conseil d’Etat. Elle demande une nouvelle expertise médicale et ordonne qu’un collège de trois médecins spécialistes en neurosciences se prononcent sur l’état de santé de Vincent.
Ils devront se prononcer sur:

le caractère irréversible des lésions de Vincent Lambert,
sa capacité à communiquer, de quelques façons que ce soit avec son entourage,
la signification de ses réactions quant à la volonté de poursuivre les soins ou non. Le Conseil d’Etat leur donne 2 mois pour se prononcer à compter de leur désignation.
Le libellé même de cette mission est biaisée : on ne décide pas de la vie d’un homme sur le caractère irréversible de ses lésions ou sur sa capacité à communiquer.


Il a aussi annoncé solliciter l’avis du Conseil national de l’Ordre des médecins, l’Académie nationale de médecine et le Comité consultatif national d’éthique, afin de recevoir leurs « observations écrites » destinées à « éclairer utilement sur l’application des notions d’obstination déraisonnables et de maintien artificiel de la vie ». Il recueillera aussi les observations de Jean Leonetti, rapporteur de la loi de 2005, pour qu’il communique les clarifications nécessaires sur les notions médicales et l’esprit de la loi.

7 au 11 avril 2014 : Les trois médecins nommés par le Conseil d’Etat mènent des examens approfondis sur Vincent Lambert, à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Les spécialistes sont les suivants :

Marie-Germaine Bousser, proposée par l’Académie de médecine, est professeur émérite des universités et chef de service honoraire à l’hôpital Lariboisière à Paris, et neurologue spécialisée dans les accidents vasculaires cérébraux (AVC) et les migraines . Elle est titulaire de l’Académie de médecine et membre du CCNE.
Lionel Naccache, proposé par le CCNE, dont il est membre depuis le mois de septembre 2013, est professeur de médecine à Paris, neurologue et chercheur à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM).
Jacques Luauté, proposé par l’Ordre des médecins, professeur des universités et chef du service de médecine physique et de réadaptation au centre hospitalier universitaire de Lyon.
Ces trois experts vont manifester dans leur pré-rapport et dans leur rapport leur opposition à la mort de Vincent Lambert. Pour eux, l’état de Vincent ne peut justifier à lui seul, en l’absence de directives anticipées, une obstination déraisonnable. Le CHU a réclamé qu’ils l’enlèvent de leur rapport mais ils ont souhaité que cela soit écrit.

20 juin 2014 : Seconde audience au Conseil d’Etat.

Saisine de la CEDH
23 juin 2014 : La veille de la décision du Conseil d’Etat, compte tenu de ce qu’annonce la mission biaisée donnée par le Conseil d’Etat et les conclusions du rapporteur public, Rémi Keller, qui a requis la mort, les parents de Vincent Lambert, opposés à son euthanasie, saisissent en urgence la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Ils ont formulé trois demandes:

1) la suspension de l’exécution de l’arrêt du Conseil d’Etat et la reprise des soins,
2) le transfert de leur fils dans une unité spécialisée dans l’accueil des cérébro-lésés, la Maison Béthel, à Oberhausbergen (Alsace)
3) l’interdiction qu’il quitte le sol français, dès lors que Rachel Lambert a déménagé depuis 2013 en Belgique où l’euthanasie est légalisée et dès lors que le Dr Kariger a déclaré aux parents que si Rachel demandait le transfert de Vincent en Belgique, il l’autoriserait.


Jugement du Conseil d’Etat et décision de la CEDH
24 juin 2014, deux événements importants :

Le Conseil d’État approuve la décision du CHU et réforme le jugement du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne rendu le 16 janvier 2014. La décision du Dr Kariger est jugée légale.
4 heures plus tard, la CEDH reconnaissant l’affaire comme relevant de sa compétence, ordonne la suspension provisoire de cette décision pour la durée de sa procédure (jugement sur le fond). La Cour interdit également tout déplacement du patient en vue d’arrêter son alimentation et son hydratation (sur le sol belge, par exemple, comme l’avait proposé le Dr Kariger à Rachel Lambert).
7 janvier 2015 : La CEDH tient une audience de Grande chambre sur l’affaire « Lambert et autres contre France ». La date de la décision n’est pas connue.

5 juin 2015 : La CEDH confirme l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation de Vincent Lambert.

La décision d’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation n’est pas appliquée
23 juillet 2015 : Les médecins décident de ne pas appliquer la décision d’arrêter l’alimentation et l’hydratation de Vincent Lambert et saisissent la justice pour désigner un représentant légal du patient et demander sa mise sous protection.

9 octobre 2015 : Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne (Marne) rejette la demande du neveu de Vincent Lambert, qui réclamait que les médecins du CHU de Reims appliquent sans délai la décision d’arrêt des traitements.

La justice confie la tutelle de Vincent Lambert à sa femme
10 mars 2016 : La justice confie la tutelle de Vincent Lambert à sa femme, Rachel Lambert.

5 décembre 2016 : Vincent Lambert a tenté quatre fois de vocaliser, devant ses parents, et la 4ème fois devant deux aide-soignantes qui en ont été impressionnées.

Deux nouvelles étapes judiciaires
26 mai 2016 :  audience devant les juges de Nancy, sur demande du  neveu de Vincent Lambert,  afin d’annuler ou de confirmer la décision du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne qui, en 2015, avait rejeté une nouvelle demande d’arrêt de l’hydratation et de l’alimentation de Vincent Lambert.

9 juin 2016 : Les avocats de madame Viviane Lambert contestent la tutelle de Vincent Lambert à sa femme, Rachel Lambert, qui est pourtant partie prenante du conflit.

La Cour d’Appel administrative de Nancy demande la reprise de la procédure collégiale
16 juin 2016 : la Cour d’appel administrative de Nancy demande au CHU de Reims de donner au médecin « les moyens de poursuivre le processus de consultation » d’experts pouvant mener à un arrêt de la nutrition et l’hydratation de Vincent Lambert.

Février 2017 : le docteur Simon démissionne à son tour du CHU de Reims. Elle est remplacée par le docteur Sanchez.

Retour au Conseil d’Etat
10 juillet 2017 : Le Conseil d’Etat examine une nouvelle fois la situation de Vincent Lambert, saisi par le demi-neveu et les parents de Vincent, après l’arrêt rendu par la Cour d’appel administrative de Nancy du 16 juin 2016. Le rapporteur public a estimé qu’un médecin, y compris dans le cadre d’une procédure collégiale, n’est jamais tenu d’exécuter les décisions prises par son prédécesseur, mais doit prendre lui-même une décision médicale, à la suite d’une nouvelle procédure collégiale.

19 juillet 2017 : le Conseil d’État a mis fin aux demandes de François Lambert, demi-neveu de Vincent et partisan acharné de l’euthanasie de son oncle, de mettre en application la décision d’arrêt d’alimentation et d’hydratation entérales prise en janvier 2014 et dit qu’une telle décision d’arrêt ne peut être prise qu’après une nouvelle procédure collégiale.

Les avocats des parents de Vincent ont déposé plainte pénale pour maltraitances, tentative d’assassinat en avril-mai 2013, violation du secret médical, séquestration et atteinte à la liberté individuelle contre le CHU et les médecins successifs de Vincent ; et pour tentative d’escroquerie au jugement et fausse attestation contre Rachel, épouse de Vincent. Un juge d’instruction a été saisi. Le procureur de la République a prétendu que les parents de Vincent seraient irrecevables dans ces demandes car ils ne subiraient selon lui pas de préjudice personnel de la situation (bien qu’ils soient présents dans sa chambre tous les jours…). Le juge d’instruction a refusé d’informer et considéré qu’ils étaient irrecevables comme parties civiles. Appel a été formé contre ces décisions devant la Chambre de l’instruction de la cour d’appel de Reims.

Une 4e procédure collégiale
22 septembre 2017 : le docteur Vincent Sanchez, nouveau médecin en charge de Vincent au CHU de Reims, a informé la famille qu’une nouvelle procédure collégiale allait être engagée sur la demande du demi-neveu de Vincent, François Lambert.

14 novembre 2017 : Les proches de Vincent Lambert seront reçus fin novembre par le Dr Sanchez qui leur annoncera la décision prise en collégiale.

Une 4e tentative d’euthanasie
9 avril 2018 : Le Docteur Sanchez annonce sa décision d’arrêter l’alimentation et l’hydratation de Vincent. Cela revient à le mettre à mort alors que plusieurs établissements sont prêts à le prendre en charge.

12 avril 2018 : Dans une tribune publiée par Le Figaro, Viviane Lambert s’adresse au président de la République pour obtenir la grâce de son fils.

18 avril 2018 : 70 professionnels de santé de diverses spécialités publient une tribune dans Le Figaro pour dénoncer une «euthanasie qui ne dit pas son nom». Ils demandent que Vincent Lambert soit transféré dans une unité spécialisée.

20 avril 2018 : Saisi par la mère de Vincent, le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne ordonne une expertise préalable en tenant compte des spécificités des patients comme Vincent Lambert.

3 mai 2018 : Un collège de trois médecins experts, qualifiés en neurologie ou en médecine physique et de réadaptation, a été nommé mercredi pour déterminer d’ici un mois si « le tableau clinique » de Vincent Lambert a évolué depuis 2014.

6 juin 2018 : Viviane Lambert écrit une deuxième fois à Emmanuel Macron.

Les experts nommés par le Tribunal se dessaisissent de l’affaire
15 juin 2018 : Les trois experts nommés par le Tribunal Administratif pour réaliser un « tableau clinique » de Vincent Lambert se sont désistés par lettre. Ils reconnaissent que l’expertise envisagée en une journée et 2 heures d’examens n’était pas adaptée à l’état de santé de Vincent. Ils listent des personnalités aux « compétences irréprochables » qui pourraient être sollicitées, dont des spécialistes d’éthique médicale, soulignant par la même que le problème n’est pas que médical.

2 juillet 2018 : Le tribunal Administratif de Chalons-en-Champagne ordonne une nouvelle expertise sur l’état de santé de Vincent.
http://www.jesoutiensvincent.com/chronologie-complete-de-laffaire-vincent-lambert/

http://forummarmhonie.forumotion.asia/forum

Josué

Josué
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[size=62]Vincent Lambert : la justice valide la procédure d'arrêt des soins[/size]
Contre l'euthanasie, aidons Vincent Lambert PlaceholderPhoto d'illustration. ((Yves Logghe/AP/SIPA))

L'état "irréversible" du patient a été souligné par deux expertises judiciaires, en 2014 puis en 2018.

Par L'Obs avec AFP
Publié le 31 janvier 2019 à 16h33




Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne (Marne) a confirmé jeudi "l'obstination déraisonnable" faite à Vincent Lambert, dans un état végétatif depuis dix ans. Cette décision ouvre la voie à la procédure d'arrêt des soins voulue par le CHU de Reims. Selon l'ordonnance :
"Il résulte [...] que le maintien des soins et traitements constitue une obstination déraisonnable [et] que la volonté de Vincent Lambert de ne pas être maintenu en vie dans l'hypothèse où il se trouverait dans l'état qui est le sien depuis dix ans, est établie."
Les parents du patient, fermement opposés à sa fin de vie par arrêt des traitements, avaient déposé une requête en urgence, pour tenter de suspendre la décision collégiale du CHU, prise le 9 avril 2018.
Mais le Dr Vincent Sanchez a eu raison de retenir que "le maintien des soins et traitements qui sont prescrits à Vincent Lambert, dont l'alimentation et l'hydratation font partie, n'a pour effet que le seul maintien artificiel de la vie du patient", poursuit cette ordonnance de référé.

Vincent Lambert : les experts confirment son "état végétatif chronique irréversible"

L'état "irréversible" du patient tétraplégique de 42 ans, père de famille, a été souligné par deux expertises judiciaires, en 2014 puis en 2018. Dans ces conditions, la décision du médecin n'est "pas contraire aux prescriptions" posées par la loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie, reprises dans le Code de la santé publique, a souligné le tribunal administratif dans un communiqué.
La mise en œuvre effective de l'arrêt des soins demeure cependant incertaine : les parents du patient avaient en effet annoncé qu'ils feraient appel devant le Conseil d'Etat si leur requête était rejetée.

Rene philippe

Rene philippe
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MODERATEUR
Quel méli-mélo; mélange de 3 choses, à priori plus ou moins compatibles entre elles :

1) médical
2) légal
3) religieux

Est-ce bien raisonnable ?

Mikael

Mikael
MODERATEUR
MODERATEUR
Il y le cas religieux et le cas législatif elles deux ne sont toujours compatible.

Rene philippe

Rene philippe
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MODERATEUR
Mikael a écrit:Il y le cas religieux et le cas législatif elles deux ne sont toujours compatible.
C'est ce que je mets, "plus ou moins" Very Happy

papy

papy
Rene philippe a écrit:
Mikael a écrit:Il y le cas religieux et le cas législatif elles deux ne sont toujours compatible.
C'est ce que je mets, "plus ou moins" Very Happy
Les deux ne sont pas toujours compatible.

Rene philippe

Rene philippe
MODERATEUR
MODERATEUR
papy a écrit:
Rene philippe a écrit:
Mikael a écrit:Il y le cas religieux et le cas législatif elles deux ne sont toujours compatible.
C'est ce que je mets, "plus ou moins" Very Happy
Les deux ne sont pas toujours compatible.
Oui mais ils aiment le chocolat Shocked

Josué

Josué
Administrateur
[size=48]Vincent Lambert : les avocats des parents ont saisi le Défenseur des droits
Par LEXPRESS.fr avec AFP ,publié le 14/05/2019 à 08:01 , mis à jour à 10:04

[/size]

Contre l'euthanasie, aidons Vincent Lambert Le-chu-de-reims-ou-vincent-lambert-est-hospitalise_6131036
Le CHU de Reims où Vincent Lambert est hospitalisé
 
afp.com/FRANCOIS NASCIMBENI


Le médecin de Vincent Lambert a annoncé à sa famille l'interruption des soins de cet ancien infirmier en état végétatif à partir du 20 mai. Ses parents s'y opposent.


Les avocats des parents de Vincent Lambert, tétraplégique en état végétatif devenu le symbole du débat sur la fin de vie en France, ont indiqué avoir saisi le Défenseur des droits lundi, après l'annonce à la famille de l'interruption des soins à partir du 20 mai.  
LIRE AUSSI >> Vincent Lambert : le président des évêques de France se méfie d'une "décision humaine" 

Les avocats Me Jean Paillot et Me Jérôme Triomphe attendent qu'il intervienne pour faire appliquer les mesures provisoires demandées par le Comité international des droits des personnes handicapées de l'ONU (CIDPH), enjoignant la France de suspendre toute décision d'arrêt des soins de Vincent Lambert avant une instruction sur le fond.  

"Faire pression sur le gouvernement"


"C'est au Défenseur des droits de monter au créneau et de faire pression sur le gouvernement français pour que les mesures provisoires soient effectives", a affirmé Me Jean Paillot. Le médecin traitant de Vincent Lambert a annoncé vendredi à la famille l'interruption des traitements de cet ancien infirmier psychiatrique en état végétatif au CHU de Reims à partir du 20 mai.  

LIRE AUSSI >> Vincent Lambert: la procédure d'arrêt des soins validée 
Le 24 avril, le Conseil d'État avait jugé conforme à la loi la décision collégiale d'arrêt des soins, prise le 9 avril 2018 par le CHU de Reims pour faire cesser un "acharnement thérapeutique" mais contestée par une partie de la famille.  

Les parents opposés à l'euthanasie passive


Suite à cette décision, les parents de Vincent Lambert, catholiques farouchement opposés à l'euthanasie passive, ont déposé un recours devant la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) et le Comité international de protection des droits des personnes handicapées de l'ONU (CIDPH). La CEDH a rejeté cette requête, mais le CIDPH a demandé à la France de suspendre toute décision d'arrêt des soins, dans l'attente d'une instruction sur le fond.  
LIRE AUSSI >> Vincent Lambert: un "état végétatif irréversible" 

Josué

Josué
Administrateur

Les parents du patient en état végétatif depuis dix ans espèrent toujours suspendre la décision par de "nouveaux recours".

Vincent Lambert est devenu malgré lui le symbole du débat sur la fin de vie. L'arrêt des soins de ce patient en état végétatif depuis dix ans est programmé cette semaine, mais ses parents espèrent toujours suspendre la décision par de "nouveaux recours".  

Mikael

Mikael
MODERATEUR
MODERATEUR
Les parents font appel.

philippe83


MODERATEUR
MODERATEUR
Si ce patient avait fait savoir par écrit ou utiliser une personne de confiance concernant son choix de traitement peut-être que la situation aurait autre;
Combien l'on peut être reconnaissant au CC de nous avoir indiquer cette marche à suivre il y a maintenant des années par rapport à notre carte DPA.

Lechercheur


Il me semble que sa femme n'est pas contre.
A confirmer.

Josué

Josué
Administrateur
[size=33]L’euthanasie : qu’en dit la Bible ?[/size]

[size=34]Réponse de la Bible[/size]


La Bible ne parle pas précisément de l’euthanasie *. Néanmoins, ce qu’elle dit sur la vie et la mort est équilibré. Causer la mort est inacceptable, mais s’acharner à prolonger la vie durant le processus de la mort n’est pas une obligation.
La Bible établit que Dieu est notre Créateur, « la source de la vie » (Psaume 36:9 ; Actes 17:28). À ses yeux, la vie est très précieuse. C’est pour cette raison qu’il condamne aussi bien l’action de causer la mort de quelqu’un que l’action de causer sa propre mort (Exode 20:13 ;1 Jean 3:15). De plus, la Bible montre qu’il faut prendre des précautions raisonnables pour protéger sa vie et celle des autres (Deutéronome 22:Cool. De toute évidence, Dieu souhaite que les humains accordent du prix au don de la vie.

Et si un malade est en phase terminale ?


Selon la Bible, mettre fin à la vie d’un humain, même si sa mort est imminente et inévitable, n’est pas acceptable. Ce qui est arrivé à Saül, un roi d’Israël, appuie cette idée. Mortellement blessé au combat, il a demandé à son serviteur de l’aider à en finir (1 Samuel 31:3, 4). Le serviteur a refusé. Mais plus tard, un autre homme a faussement affirmé avoir accédé au souhait de Saül. Cet homme a été déclaré coupable de meurtre par David. Or le point de vue de David reflétait la pensée de Dieu sur le sujet (2 Samuel 1:6-16).

La vie doit-​elle être prolongée à tout prix ?


Quand la mort est clairement imminente, prolonger son processus n’est pas une obligation biblique. Le point de vue qui se dégage de la Bible est équilibré. La mort est notre grande ennemie, la conséquence de notre condition de pécheur (Romains 5:12 ; 1 Corinthiens 15:26). La mort n’est pas à souhaiter, mais elle n’est pas non plus à craindre, car Dieu promet de ressusciter ceux qui décèdent (Jean 6:39, 40). Une personne qui respecte la vie cherche à bénéficier des meilleurs soins médicaux. Mais cette démarche n’implique pas obligatoirement d’opter pour des techniques médicales qui ne font que prolonger un processus de mort sur le point de s’achever.

Le suicide est-​il un péché impardonnable ?


Non, la Bible ne dit pas que le suicide est un péché impardonnable. Il est vrai que mettre fin à sa vie est un péché grave *, mais Dieu a une pleine compréhension des facteurs qui peuvent entraîner des pulsions suicidaires. Citons les maladies mentales, les stress intenses et même des caractéristiques génétiques (Psaume 103:13, 14). Grâce à la Bible, Dieu offre du réconfort à ceux qui sont dans la détresse. Par ailleurs, la Bible dit : « Il va y avoir une résurrection tant des justes que des injustes » (Actes 24:15). Cela montre qu’il existe un espoir de résurrection pour ceux qui ont commis de graves erreurs, comme l’erreur de se suicider.

Josué

Josué
Administrateur
[size=39]Vincent Lambert : la cour d'appel de Paris ordonne la reprise des traitements[/size]
Par LEXPRESS.fr avec AFP ,publié le 21/05/2019 à 06:33 , mis à jour à 10:26




Contre l'euthanasie, aidons Vincent Lambert Une-photo-prise-le-20-mai-2019-de-l-hopital-sebastopol-a-reims-ou-les-medecins-ont-commence-a-desactiver-les-traitements-visant-a-maintenir-en-vie-vincent-lambert_6181496
L'hôpital Sébastopol, à Reims, où est hospitalisé Vincent Lambert.
 
afp.com/FRANCOIS NASCIMBENI

Les traitements visant à maintenir en vie le quadragénaire en état végétatif avaient été interrompus lundi matin par son médecin.

Coup de théâtre dans l'affaire Vincent Lambert. La cour d'appel de Paris a ordonné lundi soir le rétablissement des traitements visant à le maintenir en vie, interrompus le matin-même par son médecin.  
LIRE AUSSI >> "J'ai peur pour la suite" : les craintes des parents des autres "Vincent Lambert" 

La cour "ordonne à l'Etat français (...) de prendre toutes mesures aux fins de faire respecter les mesures provisoires demandées par le Comité international des droits des personnes handicapées le 3 mai 2019 tendant au maintien de l'alimentation et l'hydratation" de Vincent Lambert.  

"Fierté" d'un côté, "sadisme" de l'autre

"On était en train d'éliminer Vincent ! C'est une très grande victoire ! Ils vont le réalimenter et lui redonner à boire. Pour une fois, je suis fière de la justice", a aussitôt déclaré sa mère, Viviane Lambert. Les avocats des parents de Vincent Lambert sont attendus ce mardi matin au centre hospitalier de Reims pour vérifier la reprise, au moins provisoire, des traitements de ce tétraplégique en état végétatif depuis dix ans.  

Josué

Josué
Administrateur
« La mort de Vincent [Lambert] est désormais inéluctable » et « si nous ne l’acceptons pas, nous ne pouvons que nous résigner », ont déclaré ses parents, lundi 8 juillet, dans une lettre ouverte communiquée par leur avocat.
« Cette fois, c’est terminé. Nos avocats ont multiplié ces derniers jours encore les recours et mené d’ultimes actions pour faire respecter le recours suspensif devant l’ONU qui bénéficiait à Vincent. En vain », écrivent dans ce courrier Viviane et Pierre Lambert ainsi que la sœur de Vincent, Anne Lambert, et son demi-frère David Philippon. Les avocats des parents, Me Jérôme Triomphe et MJean Paillot, ont de leur côté affirmé dans un communiqué publié lundi que la mort de Vincent Lambert était désormais « médicalement irréversible ».

Le médecin de Vincent Lambert, patient tétraplégique en état végétatif, victime en 2008 d’un accident de la route et devenu le symbole du débat sur la fin de vie en France, a engagé le 2 juillet un nouvel arrêt des traitements, rendu possible le 28 juin par une décision de la Cour de cassation. Ce protocole médical prévoit notamment l’arrêt de l’hydratation et de la nutrition par sonde du patient, ainsi qu’une « sédation profonde et continue ».
Lire aussi  Les questions que pose la décision d’arrêt des traitements de Vincent Lambert
Voyant dans cette décision une « folie », ses parents, qui estiment que leur fils est handicapé et doit être placé en établissement spécialisé, ont multiplié les tentatives pour interrompre le processus. Mais leurs chances de voir leur requête aboutir ont été anéanties par le rejet par le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne d’un nouveau recours en urgence.

« Sage décision »

La famille de Vincent Lambert est déchirée par des années de bataille judiciaire. Son épouse, Rachel, est soutenue par six frères et sœurs et François Lambert, qui entendent mettre fin à cet « acharnement thérapeutique » et affirment que l’ancien infirmier psychiatrique avait pris position en ce sens. Vincent Lambert n’a toutefois pas laissé de directive anticipée.
Dimanche, le père de Vincent Lambert avait dénoncé, en arrivant au CHU, « l’assassinat » en cours de son fils. Sur sa page Facebook, le collectif « Je soutiens Vincent », également opposé à l’arrêt des traitements, a appelé à un rassemblement à Paris lundi après-midi avant de finalement l’annuler lundi midi.
Sortant de la chambre de Vincent Lambert au moment de la publication de la lettre de leurs parents, sa sœur Marie a salué « une sage décision ». Elle a déclaré à l’Agence France-Presse : « Je suis très surprise, j’ai du mal à y croire après leurs années de combat judiciaire. Je trouve que c’est raisonnable et respectueux . »

« Une euthanasie aurait été moins sadique »

Marie Lambert s’est de nouveau entretenue dans la matinée avec le Dr Sanchez, qui lui a réaffirmé avoir « la certitude » que « Vincent ne souffre pas », grâce notamment « aux produits administrés ». Le protocole médical prévoit notamment l’arrêt de l’hydratation et de la nutrition par sonde du patient ainsi qu’une « sédation profonde et continue ».
La sœur cadette de M. Lambert a ajouté : « Nous sommes dans la dernière étape du processus. Les effets de la déshydratation se font désormais ressentir, mais nous ne savons pas combien de jours cela va prendre. Cette attente est très douloureuse pour tout le monde. »
« Malheureusement, ce n’est pas une euthanasie, sinon ça irait plus vite, ça serait un petit peu moins sadique de mon point de vue. Et on donnerait un petit peu plus de droits aux patients », a aussi déclaré plus tôt François Lambert au micro de RTL. Après une tentative avortée d’arrêt des traitements en 2013, le nouveau médecin traitant de Vincent Lambert, Vincent Sanchez, avait enclenché le 20 mai la procédure, stoppée dès le lendemain sur demande de la cour d’appel de Paris.

Lire aussi  Affaire Vincent Lambert : tout comprendre en 8 dates

Josué

Josué
Administrateur
  Société
Mort de Vincent Lambert : l'homme qui était devenu une « affaire »

À 42 ans, Vincent Lambert est décédé jeudi matin après 6 ans de batailles familiales et juridiques. Retour sur une tragédie qui a suscité un immense débat.

Par Violaine de Montclos

Lechercheur


Je ne suis pas pour ce genre d'acharnement pour maintenir une vie végétative a ce niveau et de cette duré.

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