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Pourquoi l'islam de France a besoin d'un abbé Pierre ?

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Josué

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Administrateur
Pourquoi l'islam de France a besoin d'un abbé Pierre
Propos recueillis par Alizée Vincent - publié le 02/03/2017

Ce sont deux analyses presque diamétralement opposées de la situation de l'islam de France qui s'expriment dans deux ouvrages qui viennent de paraître sous la plume de spécialistes reconnus. Leurs auteurs Thomas Guénolé et Didier Leschi argumentent leur position dans un entretien croisé stimulant.
L'idée de mener une interview-miroir est venue à la rédaction après lecture des récents ouvrages de Thomas Guénolé et Didier Leschi, respectivement Islamopsychose* et Misère(s) de l'islam de France**. Construits autour d'un même point de départ, leurs essais apportent des pistes de réflexion et des propositions de mesures concrètes pour tenter de fluidifier le rapport de la société française envers ses minorités religieuses.

Là où Thomas Guénolé mobilise éléments empiriques et expertise sociologique – il est politologue, enseignant et spécialiste de la vie politique française –, Didier Leschi se fonde sur une longue expérience de terrain, notamment acquise auprès de communautés musulmanes dans les banlieues parisiennes – il dirige l'Office Français de l'immigration et de l'intégration, après avoir été chef du Bureau central des cultes et préfet à l'égalité des chances en Seine-Saint-Denis.

Si leurs recommandations se confortent parfois, leurs raisonnements s'opposent, dans un dialogue stimulant.



Quel diagnostic votre ouvrage porte-t-il sur la France et l'islam ?


Thomas Guénolé : « L'islamopsychose » dont je parle désigne la représentation collective délirante – c'est-à-dire déconnectée de la réalité – que la société française se fait de l'islam et des Français de confession musulmane. La thèse centrale du livre est ce que j'appelle la « théorie de la haine ». Elle montre qu'au cours de l'histoire, la France alterne entre l'acceptation, la diabolisation et la persécution de ses minorités. Les facteurs déterminants en sont le sentiment collectif de déclin de la France et l'aggravation des inégalités socio-économiques.


Didier Leschi : Le culte musulman en France est dans une position paradoxale. Sur le plan pratique, celle d’une nette amélioration depuis 30 ans de la situation des fidèles musulmans (ouverture de lieux de culte, développement du halal, mise en place d'aumôneries militaires et pénitentiaires, etc...). Et, dans le même temps, une capacité symbolique et représentative très faible. Sur le plan intellectuel, il nous manque des Bernanos (1888-1948, écrivain français fervent catholique, ndlr) musulmans. J’ajoute qu’il faut aussi une dimension sociale à l’islam de France qui prouverait en pratique une capacité à prendre en charge notre commune humanité au-delà de sa communauté de foi. Il manque des abbé Pierre musulmans, dont personne ne pensait qu'il se battait pour le seul logement catholique.


Comment analysez-vous la position de la France envers ses minorités religieuses ?


T. G. : Malheureusement, nous sommes dans une phase d'aggravation des inégalités socio-économiques et de déclin relatif de la France, à l’échelle internationale, qui stimule un état extrême de diabolisation de la minorité musulmane. Cette dernière sert de bouc émissaire du déclin de la France et de paratonnerre des tensions internes à la société française.


D. L. : Notre cadre juridique permet une égalité de traitement. La société française garde une forte positivité. Ainsi les actes antimusulmans ont considérablement baissé, alors même que nous sommes dans une situation où des crimes horribles ont été commis au nom de l'islam. Ceux qui nous attaquent veulent nous entraîner dans « une guerre civile de basse intensité » mais ils se heurtent à une forte résistance de la société, qui ne veut pas se laisser entraîner.


Selon-vous, y a-t-il un parallèle entre l'antisémitisme de la fin du XIXe siècle et le rapport actuel des Français envers les musulmans ?


T. G. : La situation est comparable. J'ai examiné l'argumentation d'un magazine comme Valeurs actuelles à l'encontre de la minorité musulmane, et celle d'un journal antisémite comme L'Intransigeant : le canevas est le même. Pour moi, il existe un parallèle évident entre le best-seller d'Éric Zemmour Le Suicide français (Albin Michel, 2014) dont l'axe principal est une diabolisation de la minorité musulmane, et La France juive de Drumont à la fin du XIX e siècle. Dans les deux cas, il s’agit d’un succès emblématique d'une époque où une minorité religieuse est marginalisée. Toutefois, ce phénomène n'est pas permanent et n'est pas propre à la France.


D. L. : C’est un parallélisme idiot qu’on lit trop souvent. Contrairement à la situation des juifs au tournant du XIXe siècle ou à la veille de la Seconde Guerre mondiale, il n'y a pas de politique d'État visant à discriminer les croyants musulmans. Non seulement cette comparaison ne permet pas de prendre en charge les difficultés spécifiques que peuvent vivre les jeunes d’origine maghrébine ou sub-saharienne, mais elle est utilisée, par certains, pour minorer les faits d'antisémitismes qui sont, en valeur absolue comme en proportion, beaucoup plus importants que les actes antimusulmans.


Vous observez tous les deux un phénomène de « saoudisation » de certaines poches de la société, et notamment chez les jeunes. Comment expliquer la prévalence de cet islam extrémiste chez eux par rapport à d'autres tranches d'âge ?


T. G. : J'ai constaté dans mes travaux que, plus vous êtes précaire ou chômeur, plus la probabilité que vous soyez dans une approche réfractaire envers les valeurs de la République est forte. Or, les jeunes sont beaucoup plus touchés par le chômage que le reste de la population.

Cependant, la proportion de jeunes adhérents à ces opinions ne se traduit pas par un comportement communautariste sur le terrain : le communautarisme concret est marginal.

D. L. : C'est la coïncidence entre les difficultés sociales et une poussée idéologique très forte qui explique la capacité qu'ont eue les littéralistes à attirer des jeunes. Ils ont aussi profité de l’affaissement des courants laïques. Beaucoup de quartiers populaires sont en fait sans peuple, au sens politique, du fait de l'effondrement du mouvement ouvrier, de la disparition progressive des militants qui étaient porteurs de valeurs d’émancipation – et non de repli sur soi à travers la religion – et qui dominaient la sociabilité de ces quartiers.

Les difficultés sociales n'entraînent pas forcément vers le pire. Ce soleil noir qu’est le djihadisme se développe sur l’absence d’espérance alternative.


L'un des parallèles frappants de vos ouvrages est votre souci commun du vocabulaire employé. Vous refusez certains termes, notamment « radicalisation », pour des raisons différentes. Comment rendre le débat public plus juste ?


T. G. : Il faut être vigilant sur le vocabulaire que l'on emploie, car le sens contenu derrière peut être complètement faux, profondément blessant et dangereux. D'abord, l'expression « islam radical » est erronée car il n'y a pas de continuum entre les musulmans peu pratiquants et « le poseur de bombes ». Cette expression induit que toute personne de confession musulmane est potentiellement une bombe à retardement. Je suggère de remplacer « islam radical » par « islam intégriste obscurantiste réactionnaire ». De même, il est faux de parler de « la sharia », car il existe différentes sharias, en fonction de l'école juridique de l'islam à laquelle vous vous référez. Je suggère donc de parler « des sharias ». Je préfère ensuite parler « d'embrigadement » plutôt que de « radicalisation ». Enfin, il ne faut pas parler de « la communauté musulmane » mais « des Français de confession musulmane » ou de « la minorité musulmane », car ce sont d'abord des citoyens Français, qui sont par ailleurs de confession musulmane, dans toute la diversité de leur relation avec leur foi.


D. L. : Il y a des batailles de vocabulaire à mener. Le mot « islamophobie », par exemple, est un mot piège car il accrédite l'idée selon laquelle on n'a pas le droit de critiquer une pensée religieuse, ce qui n'est pas acceptable.

De même, je pense que c’est une erreur d'utiliser le terme « radicalisation ». Il tend à effacer la dimension idéologique d’un phénomène lié à une interprétation de l'islam. Je pense que ça n'est pas pareil d'être zadiste et d'être djihadiste. Ce sont des « radicalités » qui ne sont pas critiquables de la même manière et pour les mêmes raisons.

Certaines des solutions que vous avancez se rejoignent, alors qu'elles proviennent de raisonnements différents voire opposés. L'une d'elles est particulièrement originale : vous imaginez un questionnaire destiné aux représentants musulmans, à la manière du Grand Sanhédrin organisé en 1807 par Napoléon Ier pour dialoguer avec la minorité juive. Qu'est-ce que ce procédé apporterait ?

T. G. : J'ai proposé la production d'un document de référence de l'islam français au moyen d'un questionnaire adressé à des personnalités de la société civile qui se définissent – et non pas que nous définissons – de confession musulmane, suivi d'un sondage auprès d'un échantillon représentatif des Français de confession musulmane, pour avoir confirmation que ce document est bien majoritaire parmi eux. Je n'ai aucun doute sur le fait que ce document produirait une vision massivement en faveur de la laïcité, pour l'égalité homme-femme, etc., puisque ces opinions sont déjà clairement majoritaires parmi les Français de confession musulmane. Les sondages le prouvent.

D. L. : La difficulté pour les personnes n'étant pas musulmanes, c'est qu'en France, le monde des mosquées ne produit pas grand chose. Par conséquent, on ne sait pas ce qui s'y passe. S'il y avait quelque chose de comparable au Grand Sanhédrin, cela permettrait aux croyants et à l'ensemble de la société de connaître l'adresse de l'islam de France grâce aux réponses qui seraient apportées par les responsables. Le questionnement du Grand Sanhédrin avait notamment permis aux rabbins et aux notables de la communauté juive de répondre très clairement aux interrogations de la société française au moment où était relancé l'antisémitisme. L'islam de France doit dire ce qu'il est, c'est ce que je nomme son adresse.

(*) Islamopsychose, Thomas Guénolé (Fayard, 2017)
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]

Yacoub

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Politiques, journalistes, intellos: enquête sur les agents d'influence de l'islam

   Par  Judith Waintraub
   Mis à jour le 07/10/2017 à 13:22
   Publié le 06/10/2017 à 09:00


ENQUÊTE - Intellectuels, responsables politiques ou acteurs associatifs, ils investissent l'espace médiatique. A leurs yeux, le musulman incarne la nouvelle figure de l'opprimé et il importe de le défendre contre l'homme blanc, qu'ils accusent de toutes les fautes.
Peu importe l'origine, la religion, la couleur de peau ou le sexe. L'islamosphère est un club dont les membres se cooptent selon un seul critère: la lutte contre l'oppresseur, à savoir l'homme blanc ou, à l'occasion, la femme blanche de plus de 50 ans, et leurs complices arabes. Ils honnissent Alain Finkielkraut, dont ils dénoncent régulièrement l'«hystérie» contre l'islam, Elisabeth Badinter, qui a le culot de «ne pas craindre d'être traitée d'islamophobe», et peut-être plus encore Kamel Daoud, coupable entre autres méfaits d'avoir dénoncé «la misère sexuelle dans le monde arabo-musulman, le rapport malade à la femme» après les agressions de la nuit du Nouvel An à Cologne, en 2016.
» Bruckner: «Ils haïssent la France, non parce qu'elle opprime les musulmans, mais parce qu'elle les libère»
L'islamosphère étend son influence dans le monde intellectuel, politique, dans les médias et les réseaux associatifs. Elle a ses rendez-vous annuels, comme les Y'a bon Awards. Sous couvert de «distinguer» les auteurs de propos racistes, cette cérémonie s'est muée en tribunal médiatico-mondain de l' «islamophobie». Le «camp d'été anticolonial» est également très prisé, même s'il est «réservé uniquement aux personnes subissant à titre personnel le racisme d'Etat en contexte français», autrement dit, s'il est interdit aux Blancs.
Le noyau dur
Les membres de l'islamosphère entretiennent des liens à géométrie variable avec les organisations musulmanes de France, elles-mêmes travaillées par la montée du fondamentalisme. Ces associations, censées organiser le culte et représenter une «communauté» en plein essor évaluée entre 4 et 7 millions de personnes, étaient à l'origine regroupées par nationalités. C'était ce que l'on appelait «l'islam consulaire», avec quatre organisations principales: la Fédération nationale de la Grande Mosquée de Paris, proche de l'Algérie ; la Fédération nationale des musulmans de France et sa branche dissidente, le Rassemblement des musulmans de France, soutenus par le Maroc ; le Comité de coordination des musulmans turcs de France, sous l'influence d'Ankara.
Ce quadrillage historique a progressivement perdu de son emprise, notamment du fait de la poussée de trois formes de fondamentalisme. Le plus ancien est celui des pays du Golfe comme l'Arabie saoudite, qui diffuse le wahhabisme, idéologie religieuse ultrarigoriste, et finance la construction de mosquées, comme celles de Strasbourg, Saint-Denis et Cergy. Plus récemment, l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) - rebaptisée Musulmans de France (MDF) en avril dernier - s'est imposée comme un acteur majeur. Fondée en 1983 par des étudiants tunisiens dans la mouvance des Frères musulmans - une organisation d'origine égyptienne prônant l'instauration d'une société islamique régie par la charia -, l'UOIF est très active sur le terrain social. Son président actuel, Amar Lasfar, recteur de la mosquée de Lille-Sud, appelle officiellement au respect des valeurs de la République. «Mais grâce à l'UOIF, les Frères musulmans ont réussi leur implantation ici, notamment avec des visées communautaristes, comme l'ouverture d'écoles privées musulmanes», estime Mohamed Louizi, un ancien cadre de cette organisation, auteur du livre Pourquoi j'ai quitté ...

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Josué

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Administrateur
Islam de France : ce que prépare le gouvernement
SOPHIE LEBRUN ET PASCALE TOURNIER publié le 11/06/2018


Réunion du Conseil français du culte musulman le 15 mai 2018 à la grande mosquée de Paris. ©️ Farid Djemmal / Ciric

Contrôle renforcé des associations, aumônerie nationale, grand imam… Alors que le ramadan s’achève jeudi 14 juin, Emmanuel Macron ne s’interdit rien.


« J’assume de ne pas décider trop vite, de réfléchir comme en ce moment sur les questions religieuses », confiait début mai Emmanuel Macron à la revue NRF. Sur la réforme de l’islam de France, le Président s’en tient à ses propos. Pour éviter toute déclaration qui pourrait être mal interprétée, Emmanuel Macron a même chargé le Premier ministre Édouard Philippe de se rendre au dîner de fin de rupture du jeûne du ramadan du Conseil français du culte musulman (CFCM) le 12 juin, à Paris. Pour autant, la discrétion affichée n’empêche pas l’exécutif de phosphorer. 
Depuis février, un petit groupe d’experts, de conseillers de l’Élysée et du ministère de l’Intérieur se réunissent autour du secrétaire général de l’Élysée Alexis Kohler. La consultation des fidèles lancée par l’ancien président du CCIF Marwan Muhammad et la publication de 31 propositions de l’Union des mosquées de France, proche du royaume du Maroc, donnant un petit...

Yacoub

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On ne peut reprocher à un vrai musulman de France de se comporter comme le prescrit Allah Puisant et Sage dans le Saint Coran et PBSL a imposé sa religion par la terreur et il l'a reconnu.

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papy

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Il ne faut pas mettre tous les musulmans dans le même panier car il y en a qui sont tolérants.

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